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JORN
"Heavy Rock Radio"


 



JORN

Heavy Rock Radio

Frontiers Record

Oui, je sais, je me plains de l’omniprésence de Jorn Lande et là je me jette sur son dernier album solo.

Il est vrai que j’ai l’impression de parler de Jorn tous les trois ou quatre mois depuis maintenant deux ans que j’écris pour Ultrarock. Mais bon, l’homme est tellement doué…et puis, un album de reprises d’Abba, Kate Bush, Foreigner, The Eagles, Paul Stanley, par l’un des meilleurs chanteurs vivants, ça s’écoute, même si l’on peut se poser la question du bien-fondé de la démarche :

   - Album plaisir d’un artiste qui ne respire que s’il chante ?
   - Tentative désespérée d’attirer l’attention ?
   - Démarche purement mercantile ?

Je n’ai pas la réponse. Alors, passons à l’aspect musical.

L’album débute par un « I know there’s Something going on » d’Abba, sympathique, mais dont la fin aurait pu être largement raccourcie. Puis « Running Up That Hill » de Kate Bush est bien foutu. On reconnait le son de Jorn. Mais une petite frustration pointe déjà le bout de son nez… Là où il aurait pu s’amuser un peu avec son talent comme il a pu le faire dans Ark ou Ayreon, il assure et chante dans sa zone de confort. OK, cette zone est large, chez lui. Mais, bon sang, qui aura un jour les couilles et les compos de l’emmener à nouveau dans un vrai délire ? Dracula l’avait, récemment, un poil bousculé, j’aimerai qu’on le violente et le torture !! Qu’aurait donné ce « Running up that Hill », par exemple, avec un Jorn qui se lâcherait un peu et enlèverait sa carapace de mec qui veut à tout prix être classe et charismatique ? Pour faire un parallèle que certains jugeront peut-être douteux, j’aimerais un jour que Jorn s’amuse et se défouler à l’image d’une Catherine Deneuve qui, depuis quelques années, prend plaisir à délirer.

Du coup, dès les premiers morceaux, si l’on connait un peu Jorn, on sait exactement ce à quoi vont ressembler tous les morceaux de l’album : le morceau qu’on connait revu à la sauce Heavy Rock de Jorn et rien d’autre. C’est dommage, car ce garçon a tellement de talent qu’on aurait pu avoir un grand album de reprises (si tant est que cela existe) avec de la classe et des surprises.

A noter, néanmoins, quelques prises de risques (l’homme ne doute de rien) : du Dio (« Rainbow in The Dark »), un classique parmi les classiques (« Hotel California »), et même du Maiden récent (« The Final Frontier ») ou du Black Sabbath (« Die Young »). Je vous laisse juges de ces quatre reprises qui, pour moi, ne sont pas les meilleures car peut-être « trop maîtrisées »… Là où les interprétations originales vivaient avec leurs défauts et de l’émotion, ces versions sont extrêmement propres et manquent, de fait, de relief même si la maîtrise est bluffante.

L’homme serait-il trop bon ? Trop « facile » ? Je réitère mon appel à qui saura le pousser dans ses derniers retranchements !

On se retrouve « juste » avec, dans l’absolu, le meilleur album de Jorn, car il y a sa voix, une bonne prod et surtout de bonnes compos, ce qui n’est pas franchement le cas de ses autres réalisations. (On passera rapidement sur le choix de certains titres, à l’image de la modestie du bonhomme : « You’re the Voice » et « Live to win »…)

Un peu de frustration mais un album plaisant à écouter.

Le site : http://www.jornlande.com/

Joh



 





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