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OPETH
"Sorceress
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OPETH

Sorceress

Nuclear Blast Records

Opeth, ce groupe qui s’est lancé dans une longue mutation et qui traverse ces dernières années en négociant son plus gros virage stylistique avec force et maitrise, se pavane aujourd’hui au travers de son douzième album studio, exactement comme le ferait ce paon aux plumes chatoyantes qui recouvre la pochette de ce « Sorceress ». Pour ceux qui osaient encore y croire, Opeth marque définitivement son choix de sortir de ses (belles) années « death metal » avec cet opus qui se veut résolument progressif, faisant la part belle aux inspirations old school (King Crimson, Led Zeppelin, Deep Purple, Jethro Tull…). « Heritage » et « Pale Communion », accompagnés du lot de critiques acerbes qui avaient jugé bien trop rapidement la lente transformation du groupe suédois, laissent désormais place à un opus qui sonne comme la confirmation indéniable qu’un nouvel Opeth, après une métamorphose, certes risquée mais toujours maitrisée, a résolument muri dans ce nouveau registre.

Où est passée ma nostalgie des années « Blackwater Park », « Deliverance » ou « Watershed » ? Envolée, tout simplement. « Vanished », comme disent les amerloques.

Oui, car là où « Heritage » et la petite mort de « feu-Opeth façon death » imposait le déni inhérent à un deuil douloureux, et après la résignation teintée d’une nostalgie tenace à l’écoute de « Pale Communion », « Sorceress » nous réconcilie avec le groupe suédois et nous apprend même l’art du recul et de l’ouverture d’esprit.

« Sorceress » ne déroge pas à cette « nouvelle » (cinq ans déjà depuis « Heritage ») prise de position stylistique, et enfonce même le clou !
Sonorités variées, ambiance 70’s (jusque dans le jean pattes d’éph’ d’Akerfeldt !), l’album sonne comme s’il avait quarante ans d’âge.
D’une subtilité sans pareille, l’album vous transporte dans différentes contrées d’un univers riche, beaucoup plus langoureux et poétique que lors des sombres débuts d’Opeth.

« Sorceress » parle d’amour. D’amour, et des sentiments ambivalents qu’il peut faire naître chez un individu. L’album est écartelé entre autant d’ambiances qu’il comprend de titres, magnifié par la poésie et un sens incroyable de la musicalité dont seul Akerfeldt a la formule, l’utilisant à tort et à travers avec un flegme incroyable.

« Persephone » et sa guitare sèche, « Sorceress » et son ambiance 70’s, « Will O The Wisp » et sa magie mélodique, « The Seventh Sojourn » et son voyage outre-mer, « The Wilde Flowers » et son rythme appuyé ou encore « Chrysalis » et son petit clin d’œil aux premiers amours d’Opeth avec son public… Tout y est pour faire de « Sorceress », LE premier véritable bijou du renouveau d’Opeth.

Envolée, ma nostalgie, puisque cet Opeth-ci est d’une grande beauté. Différente, incomparable, ni avec son ancêtre, ni avec quelque autre groupe qui soit, mais si fascinante qu’elle convaincra assurément certains mordus des années révolues. Opeth continue d’écrire son histoire, une histoire qui n’a aucune commune mesure.

Le roi est mort, Vive le roi !

Le site : www.opeth.com

Kzaf



 





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