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DREAM THEATER Distance Over Time

Long Island 1985, c'est ici que l'aventure Dream Theater a débuté, Mike Portnoy, John Petrucci et John Myung aux manettes.

2019, le quatorzième album voit le jour, je vous propose, avec ces modestes lignes, ma critique et mon analyse de "Distance Over Time".

Le groupe est suffisamment connu, je ne vais pas vous en faire la biographie…Sachez juste que l'on est toujours dans le metal progressif, il s'est cependant durci au fil des années. Bien entendu, les références prog (Pink Floyd, Yes…) sont toujours présentes, mais l'esprit metal plus dur est aussi présent depuis "Six Degrees Of Inner Turbulence" (2002).

Personnellement, depuis 2010, année du cataclysmique, départ de Mike Portnoy, je trouve que le groupe a perdu une part de son identité, de sa fougue et, surtout, de sa sublime. Un Mike en chasse un autre et Mr Mangini rejoint les rangs après de longs mois sans batteur. L'aspect technique est là, il n'en est pas à ses débuts, mais la touche ainsi que l'originalité « Portnoy » n'est plus. Quant au reste du groupe, il demeure inchangé depuis 1999.

Allez, assez écrit, passons au décorticage de ces dix titres (Viper King, le numéro 10 étant en bonus). D'emblée les riffs sont très tranchants et les mélodies créées par le sieur Petrucci sont superbes, comme à l'accoutumée, "Paralysed" en est le parfait exemple, le bon riff à la DT, le tempo bien lourd et Kevin Labrie (haha, vous ne le saviez peut-être pas hein?) est au top ! Les deux premiers morceaux sont très bien écrits et il y a une suite logique dans les parties. Après "Fall Into Light" avec son air de Load-Reload de Metallica, ça devient un peu décousu et on entre en phase démo avec des plans qui se succèdent mais on n'arrive pas à capter l'émotion du morceau. Il y a cependant toujours le petit refrain qui va bien avec ce chant si caractéristique, heureusement. Jordan Rudess nous délivre beaucoup de superbes moments de claviers, du piano clair sur "Barstool Warrior" ou "Out Of Reach" magnifique ballade !

Au fil des écoutes, il m'est très difficile de rapprocher cet album d’un déjà sorti, il y a un peu de tout, mais trop mélangé, à mon sens. Beaucoup de chouettes passages mais on est très loin de l'unité que l'on pouvait trouver sur "Images And Words", par exemple, ou sur le très critiqué, car plus commercial, "Falling Into Infinity". Alors oui, achetez-le, il aura sa place dans votre discothèque et cela reste un album d'un très grand groupe prog’ !

Le site  : http://dreamtheater.net/

Iron Sooty

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