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MIKE TRAMP Stray From The Flock

Voilà plus de vingt ans maintenant que Mike Tramp (ex frontman de White Lion et de Freak of Nature) sort un album approximativement tous les deux ans. Depuis 2011, c’est avec cette régularité que le chanteur danois nous livre des chansons qui s’inscrivent un peu toujours dans le même schéma et dans le même registre, à savoir un soft rock aux structures simples et aux mélodies familières mais toujours inspirées et empreintes de sincérité. Des chansons qui sont le reflet des états d’âme du chanteur et inscrites dans l’instant. A 58 ans depuis peu, Mike Tramp n’a pas d’autre prétention que de vivre sa passion et de la partager avec les quelques milliers de fans qui le suivent. Il s’explique simplement lui-même : « J'ai pris la guitare et les chansons ont commencé à s'envoler de moi. Je me suis dit : ''Merde ! Il y a un album qui veut sortir d'ici !'' ». Mike Tramp semble avoir trouvé le bon équilibre en acceptant un succès modéré éloigné de toute superficialité. Il dit : “Il y a de nombreuses années, j'ai réalisé qu'en revenant à l'essentiel, en n'exigeant rien et en étant surpris s'il y avait un plateau de sandwichs dans la loge, c'était la voie à suivre ''.

Alors, qu’en est-il de “Stray from the flock” qui doit paraître le 1er mars prochain ? Tout d’abord, il est certain qu’il va contenter les fans qui vont se retrouver en terrain connu. Certains diront « à quoi cela sert de sortir des albums qui se ressemblent tous sans aucune prise de risques ? ». Ben, c’est justement cela qui fonctionne avec Mike Tramp. Les albums se suivent, se ressemblent mais c’est toujours un réel plaisir de retrouver les mélopées et le timbre du danois. De plus que, dans la similarité, “Stray from the flock” apporte un certain nombre de nuances par rapport à “Maybe tomorrow”, son prédécesseur. Certaines parties de guitares ne sont pratiquement pas traitées et cela donne un esprit très seventies. On a l’impression d’être dans le studio avec les différents amis guitaristes du chanteur qui sont venus lui prêter main forte. De même, la voix de Tramp a rarement été aussi bien produite.

“No end to war” ouvre l’album et surprend par sa longueur (plus de huit minutes) et par son côté progressif. Ce titre est d’ailleurs sans nul doute l’un des meilleurs de sa discographie en solo. “Die with a smile on your face” clôture le disque et bouleverse par son côté très épuré avec ses aiguilles d’horloge qui marquent le temps du titre mais aussi du temps qui passe comme pour mieux rendre hommage à son frère, disparu en 2018. Entre ses deux titres, on se laisse aller au voyage et à la mélancolie souvent portés par des mid tempo. On surprend des réminiscences de White Lion,” Best days of my life” semble être l’écho d’un certain “Living on the edge”, et l’on ne peut pas passer à côté du gros clin d’œil au Boss Springsteen, une des idoles de Mike Tramp, sur “One last mission”.

Le tout est magnifié par un très bon mastering, réalisé par Peter Masson en Suède. Alors, vivement la sortie officielle pour chopper le vinyle et on espère un passage en France avec les Band of Brothers.

Top 3 : No end to war, Die with a smile on your face et One last mission

Le site : https://miketramp.dk/

Vic de Sable

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