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THE QUIREBOYS Amazing Disgrace

Cette année, THE QUIREBOYS fêtent leur trente-cinquième anniversaire, et c'est avec beaucoup d'émotion que les anglais nous offrent "Amazing Disgrace", douze classiques de rock n' roll magnifiquement emballés dans un écrin vintage.

Pourtant, le projet semblait mal parti, quand THE QUIREBOYS ont décidé d'annuler leur campagne de financement via la plateforme PledgeMusic. A priori, ils ne sont pas les seuls à se plaindre de cette plateforme qui semble rechigner à payer ce qu'elle doit. Une situation qui a mis le groupe en porte à faux vis à vis de ses fans, qui avaient grandement contribués au succès du financement. Heureusement, leur label Off Yer Rocka a pris le relais et fait que tout se termine bien et que l'album sorte dans de bonnes conditions.

Spike (Chant), Guy Griffin (Guitare), Paul Guerin (Guitare), Keith Weir (Claviers), Dave McCluskey (Batterie) et Gary Ivin (Basse) qui a récemment rejoint THE QUIREBOYS, n'ont jamais été aussi déterminés. "Amazing Disgrace" est leur douzième album, le sixième en sept ans, et démontre encore une fois qu'ils ont des choses à dire.

L'album a été enregistré dans les célèbres studios Rockfield situés au Pays de Galles, ce qui a sûrement motivé les gars à se surpasser. Les studios ont vu défiler tellement de légendes dans leurs salles depuis les années 60/70, tels que Queen et tant d'autres. Il n'est pas difficile de penser à Freddie Mercury écrivant "Bohemian Rhapsody" dans la pièce d'à coté. D'ailleurs, si vous levez les yeux, vous pourrez peut-être voir la girouette qui lui a inspiré certaines paroles de la chanson : "Anyway the wind blows, doesn't really matter to me" ("De toute façon le vent souffle, ça ne m'importe pas vraiment").

Les premiers morceaux, "Original Black Eyed Son" et "Sinner’s Serenade", nous rappellent que nous avons bien affaire aux QUIREBOYS. Des claviers au son honky tonk, des guitares blues rock, sur une rythmique qui décoiffe, des cuivres enchantés et des chants style gospel qui subliment la voix de Spike. Ça swingue vraiment très fort ! Mais à l'écoute du premier single "Seven Deadly Sins", il est clair qu'il y a ce petit plus bien funky qui va mettre le feu au saloon.

THE QUIREBOYS sont prêts à jouer toute la nuit et libérer leur énergie sur le dance floor avec l'entraînante "Eve Of The Summertime". Vous allez vibrer au groove de "Amazing Disgrace", avec nostalgie sur "California Blues" et "Slave #1", ou sur les ballades country "This Is It" et "Dancing In Paris". Les chœurs féminins sur "Feels Like A Long Time" ainsi que les violons et l'orgue Hammond de "Medusa My Girl" constituent un boni non négligeable à l'ensemble. C'est évident qu'il y a plus de diversité sur ce nouvel opus que sur "White Trash Blues", sorti en 2017.

Avec "Amazing Disgrace", THE QUIREBOYS prouvent avec force que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Ici, il n'y a pas de soupes !

"Il est toujours temps de faire la fête quand THE QUIREBOYS est concerné. Mais même pour nous, cela ressemble à une fête d'enfer !" ~ Spike

Mon TOP 5 : Seven Deadly Sins, Amazing Disgrace, Medusa My Girl, Original Black Eyed Son, Sinner’s Serenade

Le site : https://quireboys.com/

Aidan N. LeFloch

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