AT THE GATES The Nightmare Of Being

Century Media

 

Troisième album post-reformation (et oui, encore une histoire compliquée) du groupe suédois, The Nightmare of Being montre qu’on peut se renouveler sans se trahir, explorer sans se perdre et varier les plaisirs sans s’ennuyer. Dix titres variés, créant chacun leur propre ambiance, rappellent au genre du death metal mélodique qu’At the Gates est toujours là, autour de son frontman et sa voix rocailleuse, Tomas Lindberg. En écoutant cet album, on s’aventure totalement dans un monde d’expérimentations musicales (pour exemple, le solo de saxo sur Garden of Cyrus, morceau central de l’album…). Enfin, The Nightmare of Being aborde le sujet du pessimisme, au sens philosophique, s’inspirant des travaux de Thomas Ligotti

L’album débute par le titre Spectre of Extinction et son intro acoustique suivie d’une mélodie accrocheuse. Ensuite, le rythme devient écrasant, tout en maintenant les guitares en avant. Le ton est donné. S’ensuit The Paradox, tout drapé de death mélodique avec ses soli inspirés puis le titre éponyme, The Nightmare of Being, et son intro mélodique en voix parlée, qui monte franchement en puissance, et rentrant au niveau du texte dans le sujet de l’oeuvre : le pessimisme.

Après ces morceaux, vient le titre central de l’album : Garden of Cyrus, autour duquel le reste a été construit. Une ambiance mi progressive, mi atmosphérique, du saxophone, une composition plutôt lente par rapport à ce qui précède, une voix tantôt mesurée, tantôt explosive, tout ceci en fait un morceau très original mais qu’on peut néanmoins identifier comme du At The Gates.

Quant à Touched By The White Hands of Death, il débute par une intro à l’orchestration ambiance film d’horreur en noir et blanc avec clarinette et cuivres, puis se poursuit comme un morceau de death mélodique. Plus long titre de l’album avec ses presque sept minutes, The Fall into Time débute par une orchestration symphonique, sur laquelle se posent des chœurs religieux et la voix éraillée de Tomas. Par la suite, le morceau est très mélodique avec une très grande part offerte aux guitares et à la basse, le tout parfaitement accompagné par la batterie.

Cosmic Pessimist se révèle progressivement, avec énormément de voix parlée, un rythme très groovy. Le morceau a été écrit avec l’auteur Eugene Thaker (c’est un philosophe américain contemporain), inspiré donc du livre de ce dernier. On peut y entendre ce refrain qui sonne comme un mantra « Pessimism ! The last refuge of hope ! » au milieu d’arrangements complexes, omniprésents sans être oppressants.

Enfin, Eternal Winter Of Reason clôt l’album d’une manière tantôt agressive, tantôt entêtante avec ses mélodies de guitare presque délicatement posées sur un rythme puissant.

Pour conclure, cet album a un petit goût de reviens-y, et plusieurs écoutes sont nécessaires pour pleinement profiter de ses richesses. Un bel album de death metal, mais pas seulement.

At the Gates : Tomas Lindberg − chant /Adrian Erlandsson – batterie / Jonas Björler – basse Martin Larsson – guitares / Jonas Stålhammar − guitares

Mon top 3 : The Nightmare of Being, The Fall Into Time, Cosmic Pessimist

Le site: http://atthegates.se/

xila


 
 
 
 

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