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i   n   t   e   r   v   i   e   w   s
 
A C O D


Interview réalisée par Emmanuelle Neveu à Paris
 

Formé en 2006, A.C.O.D nous revient cette année sous forme de trio pour ce quatrième album « THE DIVINE TRIUMPH » qui sort chez JIVE EPIC/SONY MUSIC. Une renaissance, assurément, et surtout la naissance de ce trio dont le son va tout écraser sur son passage. Interview au HARD ROCK CAFE PARIS, aux accents du Sud avec Raph (batterie), Fred (chant/textes) et Jérôme (bassiste) qui vont nous raconter leur descente aux Enfers


Comment ce concept album et sa sortie à l'international ont-ils pu voir le jour ?

L'année 2016 a amorcé, avec « INNER LIGHT », le tournant décisif. Une collaboration avec SONY MUSIC s'est présentée et l'envie de continuer dans le death métal sombre s'est imposée. Raph, Fred et moi voulions continuer dans le traditionnel, sans effet de mode ou pseudo « métal moderne », le line up s'est donc naturellement modifié.

Comment avez-vous trouvé votre rythme ?

Facilement puisqu'à trois les choses sont plus simples. On a composé « THE DIVINE TRIUMPH » pendant des jours, tous les trois en rentrant dans notre bulle pour un concept album profond et noir. C'est une partie de ce que nous sommes que l'on a retranscrit sans cesse jusqu'à en faire cet album. On se chamaille sur certains points mais aucun conflit, quelques concessions à faire et tout se passe bien.

La noirceur est la base du métal et surtout de votre musique, mais jusqu'où allez-vous aller dans l'extrême ?

On est déjà comme cela, intérieurement, alors c'est normal que notre musique l'exprime. Le métal représente ce que nous sommes, notre travail, notre âme. Grace à cet album qui n'est que le début, on va aller plus loin dans l'extrême. Il va s'agir d'une trilogie et, quoi qu'il arrive, même si les compositions ne sont pas encore finalisées, le squelette de cette trilogie est déjà prêt. Nous sommes sûrs de la direction que l'on prend.

Quelle est l'histoire de ce concept album ?

On parle d'une personne par métaphore. Cette personne peut être tout le monde, cet être introspectif rencontre toutes ses chimères. C'est une réflexion sur la nocivité de notre entourage à travers cet univers fantastique à écouter et à lire. Dans notre monde actuel, tout est perdu, la dépression guette, le mal-être est présent.

Les riffs sont imposants, la guitare très travaillée, la violence du propos et la rage qui se dégagent de cette écoute contrastent avec des détails plus légers, pourtant.

Tu parles surement des samples que Richard Fenouillet a réalisés. On n'a délibérément pas eu de producteur, on a vraiment tout fait nous-mêmes mais on a surfacé avec des personnes comme Jens BOGREN et Linus CORNELIUSSON des studios FASCINATION STREET pour avoir un rendu parfait. Les guitares ont été confiées à Matt ASSELBERGHS (NIGHTMARE) qui a merveilleusement rempli sa mission.

Je vois que vous avez enregistré au Studio EAGLE BLACK STUDIO de SHAWTER (DAGOBA) qui vous avait drivés auparavant.

Il n'y a aucune « patte » DAGOBA sur cet album mais il nous a beaucoup aidés à nos débuts, puis, nous nous sommes affirmés différemment mais continuons d'enregistrer chez lui.

Tout votre concept tourne autour du chiffre trois ?

Ce préquel annonce la symbolique. Tout veut dire quelque chose, sur la pochette, les textes qui vont s'enfoncer petit à petit dans les abymes de l'âme. Quelques pistes sont à explorer comme l'étoile à 5 branches, le trident, La lumière (avec le trident dans le noir), il irradie dans la noirceur, la profondeur, les portes, il y a une grande place pour l'imagination.

Est-ce difficile d'évoluer dans le milieu métal à Marseille ?

Je pense que c'est compliqué d'évoluer en tant que musicien dans toutes les villes. Pour tirer son épingle du jeu, il faut jouer un maximum. On a tourné beaucoup, on a organisé des dates via Myspace à l'époque, on partait à Lyon, Dijon, Macon, avec les bières, le catering et on rechargeait tous les jours pour tous les groupes. Ce n'était pas forcément plus facile qu'à présent, c'était différent. Maintenant on connait les salles et les salles nous connaissent, on a réalisé des albums, on se vend plus facilement.

Qui compose la scène marseillaise actuelle ?

La scène marseillaise est riche et éclectique, il y a beaucoup de groupes comme DAGOBA, RAQUEL TRACKS, LEX INK, EXISTENCE, THE VILAINZ, BAD TRIP, Z FAMILY….

Qu'est ce qui fait la force de A.C.O.D ?

La sincérité et l'unité. Auparavant, on n'avait pas vraiment d'univers, notre style était peu défini. En se retrouvant à trois, on a trouvé notre identité naturellement. Ensemble on va chercher plus loin. On est un trident.

Pourriez-vous nous donner un scoop pour les lecteurs d'ULTRAROCK ?

Allez, on vous le donne : une tournée en janvier est prévue avec DECAPITATED, mais je ne vous ai rien dit bien sûr !

Interview par Emmanuelle NEVEU pour ULTRAROCK, septembre 2018

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