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A S Y L U M  P Y R E



Interview réalisée par Doro le 11 avril au Black Dog, Paris.
 

Pour la sortie du dernier album d’Asylum Pyre, nous avons rencontré Johann « JAE » et Ombeline « OXY » pour discuter de cette nouvelle production intitulée « N°4 ».


Bonjour JAE. Peux-tu me dire qui est Asylum Pyre ?

Alors, on a pas mal changé de line-up ces dernières années. Aujourd’hui, c’est encore un nouveau départ, avec une nouvelle chanteuse et les bonnes personnes pour arranger, interpréter, enregistrer les titres et même amener des nouvelles idées pour le futur.
Ce qu’il est important de savoir, c’est que, là, on dévoile un peu le concept de chaque membre du groupe, qui a chacun une sorte de double-vie entre la vie « officielle » et la vie de la Résistance. Donc on a Ombeline « OXY », au chant, et qui est, dans la vie « officielle », mannequin/top-model et la leader de la Résistance dans l’autre monde.
Nous avons aussi Pierre-Emmanuel Pélisson « WIK » (ex-Heavenly) qui est revenu en tant que guitariste, après un passage au sein du groupe en tant que bassiste pour l’enregistrement de l’album, et qui est avec nous finalement depuis la tournée de 2016. Puis Thomas Calegari « KAS » qui est avec nous depuis 2015, qui a vraiment su apporter son expérience, du groove et du bon arrangement des batteries sur l’album.
A la basse, nous avons Fabien Mira « HED », qui nous a rejoints depuis l’été dernier et, enfin, moi-même, qui suis là depuis le début et, pour l’instant, c’est moi qui endosse le rôle de leader du groupe. Je n’aime pas trop ce terme-là, mais c’est histoire du groupe qui a fait ça.
Pour le moment, c’est moi qui amène les idées de compos et des textes, même si ce n’est pas figé et que, par le passé, des gens ont proposé des choses. J’espère, dans le futur, que les autres membres du groupe proposeront aussi des idées de compos.

Donc leader parce que tu es là depuis le départ, finalement…

Oui et puis, si tu prends l’historique des albums, 90% voire 95% des titres c’est moi qui en suis à l’origine, donc ça donne lieu à ça. Maintenant, sans personne pour les interpréter, je ne serais rien (rires). Je chante un peu aussi, j’insuffle les idées de base ou de structures et, après, on construit tout ça ensemble. Il y a une anecdote, notamment sur le titre « DEARTH », qui partait sur un autre esprit initialement et, en répét’, Thomas a sorti une espèce de gimmick, une sorte de pattern de batterie qu’on retrouve sur les ponts, et on a revu toute l’ambiance du morceau à partir de cet esprit de batterie.

Comment s’est passé l’intégration d’OXY dans le groupe ?

Assez bien. Le truc assez original, finalement, c’est que, quand on a commencé à chercher une remplaçante pour Heidi, on a fait passer des auditions et Ombeline est la première personne qu’on a vue. Quasiment dès le début, on a su que c’était elle qu’il nous fallait.
On a rencontré d’autres personnes pour se rassurer sur notre choix et, finalement, c’était une sorte de coup de foudre musical et humain, effectivement.
L’intégration s’est bien passée parce qu’elle sait vraiment porter les ambiances et les mélodies du groupe, de la façon idéale. Il a fallu apprendre à se connaitre, bien sûr, apprendre à travailler, car on a tous nos caractères mais ça s’est très bien passé.

J’ai l’impression que vous n’avez que des filles au chant à chaque changement de line-up. Est-ce que c’est volontaire ?

Oui c’est volontaire. Aux prémices du groupe il n’y a que moi qui chantais, mais par défaut, car on n’avait pas trouvé de chanteur donc c’est les autres qui m’ont dit « Allez vas-y ! Chante ! » (rires), ce n’était pas satisfaisant du tout donc on avait inclus une chanteuse.
Et, depuis ce temps-là, on a gardé une voix féminine pour interpréter les morceaux, même si, parfois les lignes de chant sont plus masculines mais en tous cas pour la dualité qu’on peut retrouver dans la musique, même au-delà de ça, on aime bien jouer sur les voix donc c’est voulu que ce soit une voix féminine qui soit lead. Et même, si tu regardes bien toutes les pochettes des albums finalement, on a vraiment cette présence féminine partout parce que c’est l’incarnation de Gaya, la Mère-Nature, et c’est peut être une bêtise de dire que Mère-Nature est une femme, tout comme on ne sait pas si Dieu est un homme (rires), ni même s’il existe, mais voilà il y a cette imagerie de la chanteuse qui est quelque part l’âme de la terre.

Mère-Nature, sur la dernière cover c’est plutôt Mère-Apocalyptique, un peu (rires)…

Alors oui (rires) mais là on est dans l’ère pré-apocalyptique, en espérant que l’apocalypse ne se passe pas et oui, on a gardé cette touche féminine, qui est liée à Mère-Nature dans le sens où c’est elle la leader de la Résistance pour essayer de sauver le monde et la planète.
Tout se passe dans monde imaginé vers 2050 où le masque à gaz est devenu tellement répandu qu’ils en ont fait un accessoire de mode et OXY est l’égérie d’une marque de parfum appelé le N°4 qui est un clin d’œil au N°5 de Chanel.

J’ai vu le clip « Sex, Drugs And Scars » qui a dépassé les 10.000 vues sur Youtube, ce qui est quand même assez fou étant donné qu’il est sorti il y a pile un mois. Peux-tu me dire pourquoi vous avez choisi de mettre ce titre en avant plutôt qu’un autre ?

Le morceau est assez accrocheur avec un message plus direct. Alors, ce n’est pas un vrai clip (le vrai a été diffusé le 16 avril) dans le sens où il n’y a que les lyrics qui sont mises en avant dans celui-là. On l’a choisi car il est assez court pour paraitre « single » et aussi parce que nous avons un invité sur ce titre qui est Yannis Papadopoulous. On avait pensé faire un vrai clip avec lui mais il habite en Grèce et c’était vraiment compliqué de faire un clip avec lui qui apparait dedans, donc on est allé au plus direct en faisant simplement une lyrics vidéo sur ce titre-là.

Comment en êtes-vous arrivés à cette collaboration avec lui ? Et avec d’autres aussi, je pense notamment à Raf, le chanteur de T.A.N.K.

Raf est un très bon chanteur et il avait l’avantage d’être disponible. Lui et moi, on est amis, en fait, il habite à côté de chez moi et c’est un mec adorable. Même si Asylum Pyre n’est pas vraiment son univers musical, il a dit oui tout de suite et sa voix a apporté un vrai plus au morceau, qui avait besoin de cette agressivité dans le chant. On arrive à le faire ponctuellement mais ce n’est pas notre spécialité, mais lui, c’est sa vraie spécialité, donc le plus qui nous manquait.

Et pour Yannis, je l’ai rencontré un jour où je suis allé voir Rhapsody of Fire en concert sur leur tournée des 20 ans et, en première partie, il y avait Beast in Black. A la fin du concert, j’ai chopé Yannis en lui disant « je t’envoie un message demain sur Facebook » (rires). Avec sa voix, sur ce morceau-là, on pensait que ça le ferait carrément et que c’était lui notre « chaînon manquant ».

Et donc toi tu chopes les artistes comme ça en concert, du genre « Toi je t’aime bien, viens par-là ! » ? (rires)

Oui voilà exactement ! (rires). Mais il faut dire qu’il a fait un super boulot. Quand tu entends sa voix toute seule, tu ressens une telle maitrise et une telle puissance dans la voix…

Du coup, l’objectif d’un recrutement de guest de cette façon impromptue, c’est de faire un super-groupe du genre Asylum-Avantasia (rires) ?

JAE : Tu ne crois pas si bien dire (rires).
OXY : Alors sur les 50 albums que Johann a, on a le choix ! (rires)
JAE : C’est une petite parenthèse par rapport à Asylum mais j’ai trouvé un collaborateur dans le milieu qui serait intéressé pour qu’on fasse un projet ensemble du type Avantasia et je dois lui envoyer mes premières idées de compos. Il a déjà des idées lui aussi et on a déjà écouté certains rush. Après, Avantasia c’est la référence, donc avant d’en arriver à ce niveau là… Mais c’est avant tout un projet qui me tient à cœur et ce serait vraiment juste pour le plaisir. Voilà, ça donnera ce que ça donnera (rires). Est-ce que ça verra le jour ? Je l’espère, mais en tout cas, ça commence.
Ça fait longtemps que c’est dans les tiroirs, je n’ai pas encore trop eu le temps de me pencher dessus mais j’ai du mal à avancer tout seul. Je pense qu’OXY pourra me le confirmer. Elle est un peu pareille, je crois (rires). Avancer concrètement tout seul ce n’est pas simple, car on est à la fois solitaires et à la fois complémentaires. Il y a ce côté émulsion… le fait de travailler ensemble aide vraiment beaucoup.
OXY : Heureusement qu’il y a Johann pour me donner des coups de pieds (rires) !

Je vous ai vus sur scène la première fois aux Metaldays, l’année dernière. Je n’ai pas eu l’occasion de vous voir à Paris donc j’ai préféré faire 1000 km pour vous voir… (rires)

OXY : C’est beaucoup plus pratique en général (rires).
JAE : Tu peux venir nous voir en Allemagne ou en Suisse si tu veux (rires)…
OXY : …mais c’est moins loin donc je ne sais pas si tu vas pouvoir venir (rires). Il n’y a que 500 km je ne sais pas si c’est dans tes cordes. Mais si vraiment c’est une question de kilomètres on peut s’arranger (rires).

C’est beaucoup trop près (rires). Mais du coup, je vous ai vus sur scène et je me suis demandé s’il y a un morceau en particulier que vous préférez jouer en concert ?

OXY : Concrètement je n’ai pas vraiment de préférence. En fait, ce qu’il s’est passé avec cet album, c’est que je disais à Johann : « Celle-là c’est ma préférée », puis une semaine après : « Celle-là c’est ma préférée » et il me répondait « Mais en fait, c’est toutes tes préférées ! » (rires).
A titre personnel, c’est vrai que « One Day » est, vocalement parlant, extrêmement difficile à tenir sur scène parce qu’il y a plein de techniques différentes et il faut avoir un bon cardio avant de l’envoyer. Celle qui me plairait le plus, qu’on n’a pas encore joué en concert, c’est « Lady Ivy ». Car à mon avis sur scène elle devrait envoyer. J’adore « DEARTH » aussi et son refrain qui fait partie de ces chansons dont on a changé le refrain à peu près quatre ou cinq fois avant de trouver enfin celui qui nous correspondait à tous les deux.
JAE : Je ne saurais même pas dire sur ce refrain qui l’a écrit finalement. C’est une idée qui est venue un jour et on a tellement fait tourner le truc qu’à un moment donné on est arrivés à ce refrain-là…
OXY : Je me souviens de ce jour où on était vraiment en train de chercher et qu’on avait plein d’idées et plein de paroles à ce moment-là que tu as dû re-cuter derrière…
JAE : … et après on a testé plein de suites d’accords puis au fur et à mesure ça a convergé vers ce truc…
OXY : …et celle-là est grave cool à faire en concert !
JAE : Et toi, Doro, quel morceau tu aimerais écouter le plus en concert ? Le premier titre qui te vient à l’esprit ?

Je ne sais pas trop, je les aime un peu tous vos morceaux (rires)

OXY : Bienvenue dans notre monde (rires).

Certainement « Sex, Drugs And Scars » ou « One Day » que j’aime beaucoup. Elles sont très dynamiques et il y a beaucoup de variations dans ces compos.

JAE : C’est vrai. Elles sont toutes vocalement difficiles je pense. Même moi qui fais des petites interventions, quasiment toutes sont difficiles (rires). Finalement pour moi ce serait plutôt « These Trees » car elle est plus posée et plus simple à interpréter. Elle passe toute seule. Il y a « The Cemetery Road » qui est cool aussi. C’est vrai qu’on a fait des setlists sans avoir le retour des gens, sans savoir finalement ce que les gens attendent comme morceaux.

Du coup vous avez des concerts prévus pour promouvoir « N°4 » ?

OXY : Il y a trois prochaines dates qui vont arriver, où on jouera en Allemagne et en Suisse, en tournée avec Demons & Wizards. L’idée c’était vraiment de prendre le temps de sortir l’album, pour vraiment entériner la partie tant artistique que visuelle d’Asylum. Donc laisser vraiment du temps, plusieurs mois, pour laisser s’installer ce nouveau logo, ce nouveau visuel que les gens aussi apprennent à connaitre, ainsi que la nouvelle voix du groupe et la nouvelle projection « artistique ».
On a vraiment décidé de faire ces trois dates qui vont nous permettre de présenter cet album et, à partir de la rentrée, faire une vraie release party, avec un public parisien et repartir en tournée par la suite. Mais vraiment en attendant, laisser le temps aux gens de s’approprier ce nouveau travail qu’on a mis en place, à travers des visuels et des clips vidéos et, ensuite, à partir de la rentrée, après ces quelques mois passés, rebattre le fer et repartir sur les routes. C’était ça un petit peu notre idée.

Avez-vous prévu d’inviter les « guests » présents sur ce nouvel album à vos prochains concerts ?

JAE : Surprise, surprise ! Il y a encore des choses à construire mais ce qui est sûr, c’est qu’on fera un show plus long qu’un set opener qui fait souvent entre 35 et 45 minutes, mais on reviendra avec quelques surprises.

Est-ce que vous avez des passions au-delà de la musique, qui vous influencent dans vos compositions ?

JAE : Le sexe ! (rires)
OXY : La drogue et le rock’n’roll ! (rires). La flagellation aussi, parfois.
JAE : La nature en soi je pense. Même si ce n’est pas vraiment une passion, elle peut parfois nous influencer dans l’écriture et l’ambiance des morceaux. Après on a des boulots, un peu de sport, les voyages… C’est déjà difficile d’avoir une passion, alors plusieurs ça deviendrait compliqué. Les semaines de boulot, ajoutées à la musique, sont déjà relativement bien remplies, aussi bien pour OXY que pour moi, mais on ne chôme pas.

Est-ce que vous souhaiteriez vivre de la musique ou c’est juste une passion de base, qui doit rester une passion ?

JAE : D’un jour sur l’autre ça change mais tu vois, il y avait le concert d’Avantasia hier et quand je vois les mecs sur scène, je me dis que c’est ça que je veux faire et je me rends compte à quel point je n’aime pas mon vrai boulot (rires). Mais c’est tellement difficile de vivre de la musique aujourd’hui. Il faut avoir quelque chose à offrir.
Soit ton groupe en lui-même marche super bien et tu peux miser là-dessus, mais c’est compliqué. Il y a tellement de choses à mettre en place. Il faudrait être disponible des mois entiers dans l’année pour s’occuper des tournées, des concerts, du groupe. Et puis il y a toujours ce problème financier. Je travaille dans un milieu scientifique, dans lequel je rencontre des gens que je n’aurais pas forcément rencontrés dans la musique, ce qui est un intérêt supplémentaire, mais la pression du monde, de l’industrie… au bout d’un moment ça use et ça fatigue. Tout ça pour dire que je ne sais pas (rires).

OXY : J’ai le même constat mais maintenant j’ai pris position et ma réponse est non. Pour les raisons que Johann a évoquées. Je me suis fixé deux objectifs : je veux être ministre et rockstar (rires). Pour ce qui est d’être ministre je suis plutôt en bonne voie en ce moment (rires). C’est une question d’équilibre je pense, car faire que de la musique, vraiment, toute la journée, être sur les routes etc… c’est extrêmement usant, d’autant que tu ne te renouvelles pas non plus d’un point de vue spirituel, même ne serait-ce que d’avoir des conversations sur ton lieu de travail, par exemple, où tu vas rencontrer des gens, qui peuvent aussi t’apporter des choses, des nouveaux points de vue etc… et moi c’est pareil avec mon job, je vais parler avec des gens d’autres sujets que la musique, mais qui sont eux-mêmes des créateurs donc, du coup, on reste dans les champs où tu vas t’intéresser à des sujets de société etc… ça te nourrit.

Mais c’est vrai que je me verrais mal ne faire que de la musique, parce qu’il me manquerait clairement ce côté spirituel, cette nouvelle approche, avec des gens qui ne sont pas du tout dans la même sphère que toi, ce qui te permet toi-même d’être bousculé dans certains présupposés que tu peux avoir, parce que les gens ont une autre approche et je trouve ça vachement sain. Et là, tu vois, on revient un petit peu à la question que tu as évoquée auparavant, c’est peut-être justement qu’il n’y a pas d’autres passions, mais le fait de rester avec des gens qui ont eux-mêmes d’autres passions qui ne sont pas les mêmes que les tiennes, ça te permet justement de nourrir la tienne.
Mais sinon oui, je maintiens que je veux être ministre et rockstar, je ne sais pas comment je vais matcher les deux mais je vais trouver (rires).

J’ai abordé toutes les questions que je voulais vous poser. Avez-vous un dernier message pour les lecteurs d’UltraRock ?

OXY : C’est une question qui revient très souvent. Il va falloir qu’on la retravaille un peu (rires).

JAE : Ecoutez notre musique avant de vous faire un avis et venez aux concerts, on va s’amuser ! On dit tous que les gens vont préférer payer 150€ pour voir un concert d’un groupe méga connu, mais je peux comprendre que tu aies envie de voir ce groupe qui te fait kiffer et vibrer, admettons. Mais de temps en temps, allez découvrir un peu plus les autres groupes, allez à la recherche d’autres groupes et d’autres musiques.

OXY : Redevenez curieux !

JAE : Oui c’est ça ! On va couper tout le reste et on va garder ça ! (rires)

OXY : Comme tu disais, il y a énormément de choix et on en revient sur cette question là où on est finalement des générations de personnes « gâtées » dans le sens où on a trop de choix, justement, mais quand tu dois faire face à un seul choix tu fais la tête. Tu es en train de chouiner parce que peut-être tu vas manquer des opportunités mais, en même temps, quand il s’agit de te bouger...
On va te proposer quelque chose qui est de l’ordre de l’expérience, donc tu vas avoir tout un tas de trucs à vivre, hyper immersifs parfois ou tout ce que tu veux, mais par exemple revenir à des choses juste simples, comme assister à un showcase juste avec une guitare/voix, juste posé en prenant un verre et en prenant juste du temps, c’est quelque chose qui est devenu ultra rare aujourd’hui. Tu ne t’autorises même plus ça, il faut que tu ailles vivre l’expérience qui va te mettre à fond etc… sur laquelle tu vas pouvoir faire des photos, les mettre sur Instagram et dire à tout le monde que tu as vécu un truc de ouf, mais sans profiter toi-même. Et à côté, juste prendre du temps pour toi sans avoir à le déclarer au monde entier, c’est quelque chose qu’on ne fait plus.

JAE : Je viens de trouver le titre d’un prochain morceau (rires).

OXY : Je donne des conférences de temps en temps (rires)

JAE : Ce que tu viens d’expliquer là ça m’a donné des idées…

OXY : Parfait ! Je suis là pour ça (rires). Merci beaucoup Doro pour cette interview !

Merci à vous deux, et à bientôt sur scène !

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Doro'