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BIG JESUS

interview réalisée par Kzaf



Big Jesus a fait escale le temps de quelques jours en France pour la promotion de son album, « Oneiric ». Bien installé dans sa chambre d’un bel hôtel, Joe Sweat, le batteur de la bande, nous fait le plaisir d’échanger quelques mots sur l’histoire du groupe et de l’album.

Ultrarock : Salut Joe, première fois en France pour toi et ton groupe ?

Joe Sweat : Oui, et je suis très content d’être là !

C’est juste une visite promotionnelle ou avez-vous quelques concerts de prévu ?

Non, nous ne sommes là que pour faire la promo de notre album. Nous avons pas mal voyagé en Europe ces dernières semaines et nous terminons notre périple par la France. Nous repartons pour les USA sous peu pour de nombreux concerts cette fin d’année. Nous espérons revenir ici rapidement pour jouer, en Europe et notamment en France. Pour l’instant, rien n’est précisément programmé mais je pense que nous serons de retour d’ici le printemps de l’année prochaine.

Cet album, « Oneiric », c’est le premier pour Big Jesus ?

Oui, c’est le premier véritable album du groupe. Avant que j’arrive au sein du groupe, Big Jesus a déjà effectué quelques enregistrements et notamment un EP il y a quelques années. On retrouve d’ailleurs plusieurs titres de cet EP sur « Oneiric ».

Te concernant, depuis combien de temps as-tu intégré Big Jesus ?

J’ai rejoint le groupe il y a environ un an et demi. Je suis le batteur #5 du groupe (rires). Beaucoup de choses se sont passées dans ce groupe avant mon arrivée, mais nous avons réussi à trouver une certaine stabilité.

Big Jesus, c’est ton expérience la plus sérieuse jusqu’ici ?

J’ai navigué entre pas mal de styles musicaux depuis que j’ai débuté la batterie, du punk au heavy metal. J’ai connu trois groupes relativement sérieux avant Big Jesus mais ces gars-là ont une détermination et une capacité de travail bien au-dessus de ce que j’ai connu auparavant. Avant même d’intégrer le groupe, j’ai eu l’occasion de les voir jouer sur scène et je me souviens d’avoir été séduit et impressionné par leur prestation. Alors, quand ils m’ont proposé de les rejoindre, je n’ai pas hésité un instant.
C’est le premier groupe qui me donne cette orientation professionnelle, avec l’idée de ne vivre plus que de la musique de Big Jesus. Je travaille depuis quelques temps dans la musique, notamment dans la création pour des films hollywoodiens, mais mon rêve ultime est de vivre de la batterie.

J’imagine donc que « Oneiric » est un sacré palier franchi dans ta carrière. C’est la première fois que tu travaillais dans de telles conditions ?

Oui. Nous avons travaillé sur cet album à Los Angeles, entourés d’une équipe très professionnelle et surtout avec l’incroyable producteur qu’est Matt Hyde (Deftones, Slayer, Sum 41…). Ça a été une expérience phénoménale. Nous avons enregistré la batterie durant une semaine, très intense mais aussi très riche d’enseignements pour moi. Je me sens extrêmement chanceux d’avoir pu vivre une telle expérience.

Justement, comment avez-vous réussi à convaincre un producteur de la trempe de Matt Hyde de travailler avec vous ?

Notre label, Mascot, nous a beaucoup aidés pour cela. Nous n’aurions certainement jamais pu rentrer en contact avec lui sans Mascot. Il s’est montré très intéressé par notre musique et l’ambiance de nos compositions. Je crois qu’il a eu envie de travailler avec nous par rapport au son qu’il pensait pouvoir nous apporter. Il a su comprendre ce que nous recherchions et nous amener à un résultat au-delà de nos propres espérances.

As-tu trouvé plus difficile de travailler dans ces conditions qu’en autoproduction ? Avec énormément de possibilités certes, mais aussi en affrontant une course contre la montre et pas mal de pression ?

On s’habitue assez vite à travailler dans de si bonnes conditions. C’est vrai que le premier jour est un peu difficile à affronter. On te donne des objectifs bien précis à atteindre et on te demande de répéter encore et encore tel ou tel passage jusqu’à en obtenir exactement le résultat escompté. Et puis, tu te rends compte que cette méthode fonctionne. J’ai très vite fait confiance à Matt tant son travail auprès de Slayer, de Hatebreed ou encore Deftones m’avait séduit. Je me suis laissé guider en essayant de toujours lui donner ce qu’il attendait de moi. Etre face à lui m’a beaucoup intimidé au début, et puis tout ça s’est transformé en une gigantesque envie de tout donner pour cet album.
Et au final, avec un peu de recul, je me suis rendu compte que ce que je voyais comme un défi presque insurmontable, de donner le meilleur de moi-même, avait en fait été rendu bien plus facile par la présence, le savoir-faire et la patience de Matt. Et que dire du travail de l’équipe qui nous accompagnait, toujours prête à répondre efficacement à chaque contrainte qu’impose la vie en studio et l’organisation d’un tel enregistrement !
Avec tout ce que tu me dis, j’imagine que si tu as l’occasion de travailler de nouveau avec Matt Hyde, tu y retournes sans hésiter…
Je ne voudrais pas parler au nom du groupe tout entier mais me concernant, même si j’ai extrêmement apprécié de travailler avec Matt, je pense qu’il est important de travailler avec différentes personnes, capables de t’apporter différentes choses et surtout de donner à l’album que tu crées la direction que tu souhaites lui donner. Je ne sais pas si le prochain album de Big Jesus collerait avec la direction que pourrait lui apporter Matt. J’aime l’idée de s’entourer de personnes diverses et variées pour y gagner en expérience et en compétences.

Concernant le nom que vous avez donné à cet album, « Oneiric », pourquoi un tel choix ? L’énergie et le fuzz omniprésent que vous y avez installé ne m’a pas suggéré de prime abord le monde du rêve….

Il ne faut pas voir ça comme une invitation dans le monde du rêve comme on se l’imagine. Notre son, ces compositions, notamment dans l’esprit de CJ (guitariste du groupe), lui ont été inspirés par certains rêves qu’il a fait, quelques moments de méditation, en dehors du temps. C’est une musique qui est née de nos rêves, et nous souhaitons emmener les gens qui l’écouteront un peu en dehors du temps et de la réalité.

Tant qu’on y est, Big Jesus, ça vient d’où ?
Le choix de ce nom date des débuts du groupe. Je t’en raconte l’histoire mais tu te doutes que je te répète l’histoire qu’on m’a racontée lorsque j’ai intégré Big Jesus.
Tu sais, chez nous, on aime s’exclamer quand quelque chose nous enthousiasme. Durant un des tout premiers enregistrements, les membres du groupe étaient tellement emballés que l’un d’entre eux s’est écrié « Jesus, what a big sound ! ». Ca a beaucoup fait rire l’ensemble des gars présents dans le studio. Et finalement, ils se sont rendus compte que Big et Jesus faisaient partie d’une certaine famille de mots que les américains utilisent pour s’exclamer, et ils en ont fait le nom du groupe, au moins temporairement en attendant de trouver mieux. Et puis finalement, à chaque fois qu’on leur demandait comment s’appelait leur groupe, les gens trouvaient sympa ce nom et en comprenait bien le sens un peu caricatural. Alors ils l’ont définitivement gardé.

Quelles sont vos ambitions pour cet album ?
Je souhaite que le maximum de gens l’écoute. J’espère qu’il plaira à tout le monde, du gamin de treize ans au papy rocker, en passant par l’étudiant et le père de famille. Je pense que nous proposons une musique capable de plaire à tous, du bon rock avec des penchants électro, une musique organique qui peut parler à tout le monde. C’est aussi le sens que l’on veut donner à cet album avec ce nom, « Oneiric », créer une connexion entre nous et les gens qui écouteront notre musique. J’ai participé à cet album avec beaucoup d’enthousiasme, avec mes tripes. Et j’espère que les gens ressentiront cette abnégation, cette passion. J’espère que cet album nous emmènera loin et nous permettra de vivre des choses plus incroyables les unes que les autres.

Votre son fait immédiatement penser à ce que des groupes comme The Smashing Pumpkins ont pu proposer il y a quelques années. C’est une inspiration assumée ? D’autres groupes vous ont aussi permis d’avancer ?

Absolument, oui. Tous les membres de ce groupe ont grandi dans un environnement rock bercé par des groupes comme The Smashing Pumpkins, Queens Of The Stone Age, Nirvana, Deftones, Black Sabbath... Personnellement, j’ai aussi beaucoup de plaisir à écouter du metal un peu plus costaud, Tool, Children Of Bodom, des groupes où j’ai pu m’inspirer de batteurs talentueux.

Si tu avais à choisir le groupe de tes rêves pour partager un concert, tu penserais à qui ?

Queens Of The Stone Age certainement, Smashing Pumpkins aussi… En octobre, nous jouons dans un festival à Sacramento où nous aurons déjà la chance de jouer le même jour que Tool, et ce groupe pourrait aussi faire partie de ces groupes que j’admire.

Kzaf

 





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