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B L A C K  S T O N E  C H E R R Y

Propos recueillis par Aidan N. LE FLOCH et traduits par Emmanuelle NEVEU (février 2016)




Les Black Stone Cherry étaient en concert au Cabaret Sauvage le 9 février et en promo à Paris pour la sortie de leur nouvel album "Kentucky". C'est au Hard Rock Cafe que Chris Robertson (Chant/Guitare) et Ben Wells (Guitare) nous reçoivent pour nous parler de leur actualité.

UltraRock : Pour être vraiment sûr que ce n'est pas un poisson d'Avril : votre nouvel album "Kentucky" sera dans les bacs le 1 er Avril, c'est ça ?

(Rires) Oui c'est ça !

Chris : Nous sommes très impatients de présenter "Kentucky" car nous l'avons produit, en studio, juste à nous quatre, avec un remarquable ingénieur du son. On n'a eu de comptes à rendre à personne. Ce fut génial !

UR : Il a été enregistré au même endroit que votre premier album. Pourquoi maintenant ? Etait-ce important pour vous d'enregistrer où Black Stone Cherry a commencé ?

Chris : Nous avons commencé à enregistrer avec David en 2003, on avait 17 ans et on a fait un CD. Le deuxième on l'a fait à Nashville, puis le suivant au "Magic Mountain", en Californie. A présent, tout le monde est marié et a des enfants. Alors, ça prend du sens d'enregistrer à la maison avec, en plus, du matériel de pointe et un super technicien. Le soir, on rentre voir nos femmes et nos enfants et c'est bien.

UR : Vous êtes tous membres du groupe depuis le début de l'aventure. Le fait d'enregistrer aux Barrick Recording studios était une idée de quelqu'un en particulier ou une idée collective ?

Chris : C'est une décision commune. Nous jouons ensemble avec John Fred le batteur, depuis que nous avons 13 ans, ça fait donc maintenant 18 ans. Nous avons même convaincu Jon, notre guitariste, de passer à la basse. Nous avons beaucoup joué du blues et du rock'n'roll basique et l'on se débrouillait pas mal jusqu'à ce que nous rencontrions Ben, qui, par timidité, n'a pas voulu jouer de suite avec nous le soir de notre rencontre. Mais, le lendemain, nous avons créé le groupe et composé deux chansons.

UR : Après quatre albums chez Roadrunner Records, vous avez décidé de signer avec Mascot Label. Pourquoi ? Vous pensiez que c'était le moment de changer ?

Ben : Nous voulions changer, tout en restant en bons termes avec les gens de Roadrunner. Nous avions besoin d'un nouveau départ. D'ailleurs, pas mal de labels nous ont contactés mais Mascot a été le plus déterminé, nous proposant de nouvelles idées, avec une énergie positive. Ça nous a fait du bien et, finalement, le groupe s'en trouve renforcé. Nous ne sommes pas un groupe juste "commercial".

UR : Le 30 octobre dernier, vous avez sorti votre premier DVD live "Thank You : Livin' Live Birmingham UK", une année jour pour jour après votre concert sold out au LG Arena. Comment décidez-vous quel show est le bon à enregistrer pour un DVD ?

Ben : Birmingham a toujours été une ville extra pour nous, ce genre de ville spéciale où tu as joué les premiers concerts avec une intensité dont tu te souviens toute ta vie. De plus, un tas de groupes vient de là-bas, et je pense que les fans apprécieront le choix.

UR : Vous venez juste de finir le "Carnival of Madness Tour" avec Shinedown et Halestorm. Comment c'était ? J'espère que vous avez passé un bon moment !

Chris : la tournée fut extraordinaire ! Nous n'avions pas joué avec Shinedown et Halestorm depuis très longtemps. Nous avons fait la première partie de Shinedown d'innombrables fois sur les tournées américaines alors ce fut génial de pouvoir venir en Europe avec eux cette fois. On est une grande famille particulièrement avec Halestorm, ils se sont formés en même temps que nous, on a le même âge.

Vous n'avez pas une ou deux anecdotes à partager avec nous ?

Chris : Oui bien sûr ! (Rires). Le dernier soir a été mémorable. Par habitude, le dernier soir, on se fait des blagues sur scène. Alors pendant que Halestorm était en train de jouer, on est montés sur scène et le chef d'équipe a fait monter tout le monde sur scène pour simuler une séance de dédicace devant la batterie. Au deuxième couplet, on a amené des pizzas pour faire un jeu de mot avec le titre qu'ils étaient en train de jouer : "pieces free/pizza free". Voilà, on a bien rigolé ! En Amérique, c'est le genre d'humour qui marche, je ne sais pas si en France c'est le cas.

Ben : Tout le tour était un spectacle !

UR : Quand vous êtes en tournée, sur la route depuis un long moment, loin de chez vous et de votre famille, est-ce important de tourner avec des amis ? Ou avec n'importe qui ?

Chris : C'est sûr que tout est plus simple si tu pars en tournée avec tes amis. Mais la facilité des échanges actuels par la technologie nous rapproche de nos familles, photos, vidéos, Skype, Facebook.

Ben : J'ai du mal à imaginer dans les années 80/90, ne pas pouvoir appeler ta famille parce que tu ne trouves pas de téléphone public.

UR : Avec quel groupe aimeriez-vous tourner ?

Chris : N'importe qui, qui ne soit pas un abruti ! On a tourné avec tellement de groupes, je ne pourrais pas en choisir un en particulier.

UR : Hier vous étiez sur scène au Cabaret Sauvage. Il y a quelque chose de spécial avec cette salle comme des bonnes vibrations, un bonne endroit, un bon public car vous avez déjà joué là la dernière fois que vous êtes passés à Paris ?

Chris : Nous aimons beaucoup le Cabaret Sauvage, l'endroit est beau et le public fantastique, comme la dernière fois. Avec les évènements du 13 novembre 2015, c'est incroyable de voir les gens aussi nombreux et ça nous a inspirés. Nombre de groupes ont annulé leurs dates parisiennes. Nous n'avons pas voulu en faire autant. Nous devions à nos fans français de leur montrer le meilleur concert de rock possible en ce moment.

Ben : J'avais ce funeste souvenir dans un coin de ma tête, évidemment, mais je m'en suis débarrassé rapidement pour donner au public français le meilleur de moi-même. Je ne voulais pas trop y penser mais ça reste tellement présent. On ne peut pas passer notre temps à avoir peur d'aller à New York par exemple, on doit aller de l'avant. Emotionnellement on doit à notre public de le divertir. C'était notre but hier soir. Le fait de voir la Place de la République hier et ce matin, autrement qu'à la télé, nous a glacé le sang. On s'en souviendra toujours comme pour le World Trade Center, cela affecte tout le monde.

UR : Terminer votre concert par "Ace od Spade" de Motörhead a été pour le public français une belle surprise car nous avons un lien affectif très fort avec cette chanson.

Chris : Nous avons voulu faire un hommage à Lemmy car les fans adorent et nous, on adore jouer cette chanson. Ce fut génial !

UR : Quels sont vos plans après la tournée Européenne ?

Chris : Nous retournons chez nous en mars pour deux shows à Nashville pour la sortie de l'album et nous allons essayer de faire un petit truc dans notre propre ville. D'avril à juin nous repartons en tournée aux USA et après deux semaines de repos, nous repartirons en Australie puis de retour en Angleterre. Quelques dates sont déjà programmées aux USA. Il n'y aura probablement pas de festival européen cet été.

UR : Merci d'avoir consacré un peu de votre temps pour nous parler.

Merci à vous aussi.

 

 





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