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GLOOMY HELLIUM BATH

Propos recueillis par Emmanuelle NEVEU


Voilà une interview réalisée pour vous faire connaitre le trio GLOOMY HELLIUM BATH, avec ses sons electro saturés, encore un projet original de Krys DENHEZ qui s'est entouré de Neil et Ed pour encore plus de créativité.

Ultrarock : Krys, te revoilà avec un nouveau projet GLOOMY HELLIUM BATH comment ce dernier est-il né ?

L'idée a germé pendant pas mal de temps avec Edgard. Avant mon départ à Dubaï, nous nous sommes donné rendez-vous au Ltpstudio à Margency pour travailler ensemble sur de la musique. Nous n'avions pas d'idées préconçues de ce qui allait en sortir, simplement Edgard étant un fan d'indus et de métal nous nous sommes très vite orientés vers ces deux tendances. Neil a posé ses basses sur l'album pour lui donner un côté plus roots et punk et ça l'a grave fait. Nous avons composé sans se mettre de barrières de style et nous avons suivi nos envies. Tout est basé sur une sorte de dérision qu'on a, il me semble, perdu dans le métal, un esprit années 90 avec des groupes tels que Ugly kid joe, atari teenage riot ou d'autres qui apportaient de la fraicheur et du fun. Tout semble parfois si triste et terne, nous avons voulu montrer qu'on pouvait être fou, s'amuser, tout en faisant un album qui nous ressemble. Loin des calculs marketing et du dictat de beaucoup de conventions qui pèsent sur le monde du métal, parfois.

Il est difficile de te suivre, as-tu le sentiment de te disperser ?

Pas du tout, bien au contraire, il faut bien voir que la GHB est un groupe dans lequel je peux pleinement lâcher les chevaux sans peur que ce ne soit pas assez black ou trop hardcoreux ou trop néo Dans certains de mes autres projets parfois la vision était écrite avant de poser du chant et donc il fallait se conformer au style ou au dictat de certains du groupe qui avaient une vision très arrêtée de ce qu'ils voulaient, ce qui, à terme, est pesant et fait que j'ai souvent quitté des projets. Non, je ne me disperse pas, mais j'apprécie différents éléments dans le métal, pourquoi ne pas essayer de les visiter dans différentes entités ? Dans Nerv je fais du math/post hardcore, Mur fait un mélange de black et hardcore, Omrade est un projet d'avant-garde Metal, GHB est de l'indus métal, j'ai rejoint depuis peu Tsvet reptilia, un projet black metal à Dubai et Moth r, groupe de black ambiant. Non, si se disperser est signe d'aventure musicale multiple, je suis pour !

Tu lis beaucoup, qu'est-ce qui t'as inspiré pour ce projet ?

Je lis pas mal en effet, mais pour GHB ce qui m'a inspiré, ce sont les anecdotes de tournées, l'alcool, le second degré, les quiproquos. Tous les textes sont une sorte de mini histoire drôle dans laquelle on ne ressort jamais indemne.

Quel est le thème de cet album ?

La folie, la démence causée par le manque de repère, parfois l'ultra violence qui nous envahit et qu'on se doit de contrôler.

« SISTEMA SOLERA » en espagnol dans le texte ?

Oui, le titre de l'album est un mode de vieillissement du rhum, une technique enseignée pour amener le rhum à maturité en lui donnant un arrière goût de cognac doux.

Ce métal indus teinté d'electro peut vriller les oreilles avec des sons saturés, sur certains de ces neuf titres, est-ce voulu et pourquoi ?

Oui, c'est exactement ce qu'on a voulu, l'album devait être « easy listening », mais comporter toute la violence cognitive et auditive possible. Faire basculer dans un sens ou un autre l'auditeur. On emmène l'auditeur dans une course poursuite entre sa folie et sa bienséance. L'artwork représente un punk stylisé « punisher » dans une attitude jacksonesque. Encore un côté décalé ?
C'est Stan W deker qui s'est occupé de l'artwork. Il a fait un excellent travail, comme toujours. Il est à l'origine de beaucoup de bons artworks. Nous voulions une mascotte que l'on puisse décliner sur différents formats et sur nos futures pochettes, on a voulu suivre l'exemple de UKJ et Maiden, mais à notre échelle bien sûr, c'est plus un clin d'il. On a voulu un délire steampunk qui puisse décrire en dix secondes le contenu du CD, indus, froid, violent et parfois malsain.

Qu'est-ce que ça t'apporte d'être dans plusieurs groupes ?

La joie de travailler avec des gens que j'apprécie, partager d'autres univers, relever toujours différents challenges. Cela est très enrichissant pour moi, car je peux grâce à cela exprimer différentes parties de ma personnalité, d'une part, mais également sur le plan des textes et du chant, tout le temps me renouveler. Cela me permet de ne pas vivre une routine, mais d'en continuer plusieurs à la fois et à chaque fois que je retravaille sur un projet en vue d'un album, je m'immerge dans l'univers de celui-ci à fond. De toute façon, quand je ne crois plus avoir ma place dans un projet, je le quitte, car il est inutile de continuer dans un costume qui ne nous va plus.

Tu es à l'étranger depuis plusieurs mois, comment arrives-tu à être aussi présent sur la scène parisienne ?

Tout simplement parce que mes groupes majeurs sont en France, et que je reste attaché à la scène française. Ce n'est pas parce que l'on part à 7000 bornes que l'on doit oublier d'où l'on vient et ne pas continuer à prétendre être de la scène française.

Emmanuelle NEVEU

 





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