G U A N O   A P E S

Interview réalisée par Tiju et Julien

G U A N O   A P E S

Novembre 2011


Tout d'abord, Sandra, êtes-vous rétablie après avoir eu une foulure à la jambe ? On imagine votre déception d'avoir du annuler certains shows, mais aujourd'hui êtes-vous en forme
Sandra : Ah ! Vous êtes au courant ! Je ne sais pas si vous avez déjà ce problème, mais c'est épouvantable. Cela va de mieux en mieux. Je portais des chaussures montantes et tout d'un coup j'ai entendu un craquement, immédiatement après je ne pouvais plus marcher. Cela fait maintenant quatre semaines que j'ai des mal aux muscles, mais tout s'améliore. Hélas, nous avons du annuler certains concerts qui sont reportés à l'année prochaine.

Quel a été le facteur déclencheur de votre retour ? Malgré l'énorme attente de vos fans, n'aviez-vous pas peur d'en avoir perdu après un si long break à « Guano Apes » ?
Sandra : Je pense que c'était le bon moment. Nous avons toujours eu notre public, qui se manifestait sur internet (forum) pour nous montrer qu'il était toujours là et nous suivait en permanence. Un jour Stefan (bassiste) a proposé de refaire quelques dates, nous avons alors à nouveau rejoué sur scène, et c'était super ! Tout est arrivé automatiquement, nous nous sommes dit : « pourquoi ne pas écrire de nouveaux morceaux », puis très vite l'envie de faire un nouvel album est arrivée.
Quand vous faites une pause, vous n'en avez rien à faire des gens, vous voulez vous occuper de vous avant tout, et nous l'avons fait pendant dix ans. J'ai commencé la musique lorsque j'avais 17 ans et j'ai eu mon premier contrat à l'âge de 18 ans. Après dix ans sur les routes vous commencez à vous ennuyer et à être vraiment fatigué. C'était important autant en tant qu'artiste qu'en tant qu'humain de faire quelque chose de différent. Je suis alors retourné à Berlin.

« Bel air », votre nouvel album sorti depuis avril dernier est disponible en France depuis seulement ce mois-ci. Avant, seuls l'import ou l'achat par internet étaient possibles. À quoi est due cette sortie décalée ?
Sandra : Je ne sais pas vraiment. Tout dépend des médias et du business de la musique. En tant qu'artiste vous ne pouvez pas réclamer : « Oh ! Je veux que mon album soit distribué et vendu à travers le monde dès demain ». Vous pouvez le faire avec internet, mais pas lorsque vous travailler avec différentes maisons de disques dans différents pays. Venir en France Jouer en ouverture de Scorpions a clairement du influencer la maison de disque française pour sortir l'album. En Europe, nous avons vraiment beaucoup de succès, mais nous n'étions venu en France qu'une fois auparavant, ça a donc été une bonne opportunité pour revenir.

La formation a débuté en 1990  pour être au complet avec votre arrivée en 1994. Guano Apes existe donc depuis 17 ans sans n'avoir jamais connu de changement de Line-up, ce qui est plutôt rare. Le groupe sans Sandra, Henning, Stefan, ou Dennis serait-il possible ?
Sandra : Oh ! Les mecs essayent toujours de dire ça ! (grand éclat de rire), en réalité nous nous connaissons depuis toujours, mais notre premier disque est sortit en 1997. Je pense que Guano Apes ne pourrait pas exister sans l'un de nous, le groupe c'est Sandra, Henning, Stefan et Dennis . Il arrive cependant que sur scène nous prenions un musicien additionnel.

Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ? Est-ce pour l'exportation de votre musique ? Pourriez vous un jour sortir un single ou album dans votre langue natale ?
Sandra : Je ne sais pas pourquoi, je suis une « enfant du monde moderne » et j'ai donc été influencé par l'anglais, langue dans laquelle j'ai commencé à chanter et je me suis senti à l'aise avec elle. Je n'ai jamais essayé en allemand, même si notre maison de disque nous le demande parfois. À cela je réponds tout simplement que c'est une langue difficile pour le chant et pas vraiment sexy. Par contre, je chante en français dans le second album « don't give me names » qui s'appelle « la noix ».

Quelle est votre méthode de composition ? et à t-elle évolué depuis votre premier album ? Est-ce que ces changements sont arrivés naturellement ou est-ce votre propre volonté ?
Sandra : Nous avons changé notre méthode effectivement pour cet album. Je vis maintenant à Berlin et les gars à quatre heures de chez moi. J'ai mon propre studio où j'écris certaines chansons, eux composent aussi et parfois on se retrouve et pour répéter ensemble en amenant de nouvelles idées. Nous écrivons librement nos chansons et faisons de la musique avant tout pour nous, les changements nous sont propres. Si j'aime ma musique, que je la trouve vraiment bien alors j'espère que les gens l'aimeront aussi ! La couverture du nouvel album marque aussi un changement, et tout ça est positif même si cela créer des polémiques.

Comment avez-vous été programmés pour la première partie de ScorpionS à Bercy, l'une des plus grandes salles parisiennes, qu'elles sont vos sentiments ? Jouer en première partie d'un groupe c'est jouer devant un public qui n'est pas forcement le vôtre, est-ce plutôt excitant ou angoissant ?
Sandra : Le groupe Scorpions nous a demandé de faire partie de leur tournée en France, et nous nous sommes dit que la France était une très grande opportunité pour nous, nous étions très excités et nous avons dit oui évidemment.
J'étais dans cette immense salle de concert et me suis dit « Oh mon dieu ! Il y aura tellement de monde ».
Parfois c'est plus simple de jouer devant un public différent, lorsqu'on joue devant le nôtre je suis vraiment sur les nerfs et je sens l'adrénaline sachant qu'ils ont payé pour nous voir et qu'ils souhaitent voir quelque chose d'extraordinaire, ne pas être déçus. Faire cette première partie est une occasion pour montrer l'énergie de notre musique à de nouvelles personnes.


À quoi doit-on s'attendre pour votre setlist en concert ? Principalement des chansons du nouvel album ou un mélange de tous ?
Sandra : Pour notre setlist, nous avons choisi de mélanger des anciennes et des nouvelles, mais la plupart que le public préfère sont du nouvel album.

Nous avons entendu dire que vous donnerez peut-être un concert en France en début d'année prochaine...
Sandra : Tout à fait, nous reviendrons surement en février.

Nous y serons alors, merci Sandra.

 
   
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