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Propos recueillis par Joh le 09 mars 2015




Rencontre avec le très sympathique Belge Dushan Petrossi, à l'heure de la sortie de « Savage Requiem ».


UR : Tout d'abord, comment résumerais-tu ce nouvel album ?
Dushan  : En quelques mots : plus puissant, plus néo-classique mais moins de passages symphoniques, un album plus court, plus rentre-dedans. On voulait faire un album comme dans les années 80, si tu prends des albums comme ceux de Maiden, avec juste huit-neuf chansons mais où elles sont toutes bonnes. On a voulu faire ça, et je pense qu'on a réussi. Sans vouloir exagérer, je pense qu'il y a une petite magie qui se dégage de l'album.


Avez-vous enregistré certaines choses différemment cette fois-ci ?
Dushan  : On a de nouveau refait les voix en studio en face à face. Ce qui change beaucoup par rapport à la méthode précédente où j'envoyais les morceaux par internet et le chant était posé par le chanteur en Allemagne et il me renvoyait ses prises. On a donc fait comme « à l'époque » en retournant faire les prises en studio. Nous avons un nouveau batteur en Angleterre et nouveau chanteur et le courant passe vraiment bien avec ces deux là.

Le line-up se stabilise ?
Dushan  : Oui tu sais, les gens parlent beaucoup de ça, mais quand tu trouves des musiciens qui ne veulent pas faire de live, c'est compliqué. Donc maintenant on s'assure que les nouveaux membres sont prêts à partir en tournée. Car s'ils ne sont pas là en live, je leur dis bien qu'ils ne seront pas sur le CD !


Avez-vous fait beaucoup de recherches sur les sons en studio ? Le bon ampli, le bon micro ?
Dushan  : C'est le mixer qui a fait tout ça. Par exemple, pour les guitares, j'ai fait des prises qui ont été ré-amplifiée en studio. Il a mélangé plein d'amplis différents Marshall, mesa, etc.

Dans le passé, tu as travaillé avec des français pour l'enregistrement de tes albums. Quels souvenirs en gardes-tu ? Recommencerais-tu ?
Dushan  : Effectivement, j'ai fait deux albums avec Didier Chesneau et le deuxième Iron Mask. J'ai toujours bien aimé travailler avec lui. C'est devenu un pote. Les enregistrements étaient durs, ça a duré pas mal de temps, notamment pour les voix. Et puis, ça a trainé avec la maison de disques qui a sorti l'album seulement quatre ou cinq ans après alors que l'album était prêt en 2001. Pour en revenir à Didier, c'était cool de travailler avec lui. C'est un chouette mec et il a une bonne vision de comment doit sonner un album. Il est très méticuleux.


Le titre "Savage Requiem" promet d'être un incontournable des prochains concerts. Le type de chanson qui permet de communiquer avec le public. Est-ce quelque chose d'important pour toi ?
Dushan  : Oui, c'est très important d'avoir des chansons qui se chantent. C'est pour ça que je travaille beaucoup sur les refrains pour avoir des lignes de chant que les gens retiennent et qu'ils puissent chanter. Pour moi c'est très important, même plus important que la guitare. C'est souvent la mélodie qui me fait commencer un titre et, d'après cette mélodie, je construis la chanson.
Une fois que les gens retiennent cette mélodie, je suis vraiment content.

Il y a beaucoup de passage live où vous « jouez » avec le public ?
Dushan  : Ce que j'aime par-dessus tout, c'est quand tu entends les gens chanter. Tu joues et tu entends plus le public que le chanteur. Ça, c'est vraiment quelque chose que j'adore ! (NDLR : et ça se voit sur le visage de Dushan quand il en parle). Ils ont retenu les paroles, ils ont aimé l'album. Y'a pas de meilleure récompense.


As-tu déjà rencontré Luca Turilli ? Ne trouverais-tu pas intéressant que vous travailliez ensemble un jour ?
Dushan  : Je ne l'ai jamais rencontré mais je connais sa musique. C'est vraiment de la très bonne qualité. Il est différent de moi dans son utilisation importante des orchestrations et de chœurs. Moi, je suis peut-être plus direct basse-batterie-guitare, « rentre dedans ». J'utilise aussi des orchestrations, mais moins. Mais c'est vrai que l'on peut être mis dans la famille. Peut-être un jour nous travaillerons ensemble ? Qui sait ? Ce serait intéressant. Il faut lui demander à lui ! (rires)

Je n'y manquerai pas si je peux l'interviewer un jour !
Dushan  : Voilà, et tu me dis la réponse après ! (rires)

Quelques nouvelles d'Iron Mask ?
Dushan  : J'ai commencé le prochain. Un morceau est déjà prêt mais je vais peut-être faire le nouveau Magic Kingdom avant le Iron Mask car j'ai déjà fait deux albums d'Iron Mask rapprochés en 2011 et 2013.

Est-ce que garder ces deux projets est quelque chose de très important pour toi ? Que trouves-tu dans Iron Mask qu'il n'y a pas dans Magic Kingdom? Et vice versa  ?
Dushan  : Oui, au fil des années, on entend bien la différence des deux groupes. Iron Mask est plus Hard Rock et néo-classique. Magic Kingdom est plus Speed-symphonique, ancré dans la vague des années 80-90. Je pense que les fans entendent bien la différence. Et j'aime garder les deux projets.
Au départ, j'avais fait Iron Mask comme une porte de sortie parce que j'étais bloqué avec Magic Kingdom. Mais, après cinq albums, la différence est devenue plus marquée et je n'ai pas du tout envie d'abandonner ce projet.

Tu es le maître des deux projets, en termes de planning et de compositions ?
Dushan  : En terme de planning pas vraiment, mais en terme de compositions, je sais exactement comment ça doit sonner et quel titre convient pour chaque projet.

Quelle est l'importance des paroles dans ta musique? Es-tu un gros fan d'heroic fantasy ?
Dushan  : C'est vrai que l'on peut faire des paroles à la va-vite et qui ne veulent rien dire. Ce que j'aime bien, c'est avoir un double sens à chaque fois. Dans Iron Mask, il y a beaucoup d'autobiographie où j'essaye de mettre des métaphores à double sens.
Dans Magic Kingdom, on peut croire que ce n'est que de la Fantasy, mais ce n'est pas vrai. Il y a une signification dans chacun des morceaux. Ship Of Ghost, par exemple, est un morceau sur l'esclavage. Certains textes parlent de légendes ou de l'Histoire.
With Fire And Sword traite d'une guerre qu'il y a eu entre la Pologne et les cosaques. Je m'inspire de tout même de la vie réelle. Dragon Princess, c'est basé sur ma vie…

Si tu revenais au moment où tu as fait ton premier album, que changerais-tu ?
Dushan  : Tout ! (rires) Le mix, les voix, tout. Les morceaux sont biens mais le mix, c'est une catastrophe. C'était plus une démo qui est sortie comme ça sur un label qui n'a pas voulu remixer alors que je leur avais demandé. Ils ont décidé de le sortir comme ça. Je n'avais plus les droits dessus.
Mais bon, pour les albums d'après, je n'ai rien laissé passer et tu entends la différence. Il y a la qualité que j'aurais voulue pour le premier album.
C'est souvent comme ça pour un premier album. Maintenant les jeunes ont tous les moyens techniques qu'ils veulent à la maison pour enregistrer. S'ils sont bons et doués, ils savent déjà faire sonner quelque chose à la maison. Nous, à l'époque, on n'avait pas ce luxe là. Il fallait aller en studio, enregistrer avec des bandes, ça coûtait super cher. On devait aller vite et du coup les productions des albums n'étaient pas super.

Y-a-t-il des dates prévues en France ?
Dushan  : Pour l'instant, rien de confirmé. L'album sort le 20 mars. Tout commence à s'emboiter. Peut-être une petite tournée à l'automne avec deux autres groupes, mais je ne peux rien dire pour le moment. Mais je sais qu'il y aura quelque chose.

J'espère jouer en France ! Nous, on peut jouer partout. Petite salle, grande salle, on jouera !


Joh.

 

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