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S E E T H E R

JUIN 2014


UR : Vous faites 3 dates en France, comment appréhendes-tu ces retrouvailles avec le public français ?
Dale Stewart : C'est génial, aussitôt que je suis arrivé cet après-midi, j'ai retrouvé avec plaisir des têtes connues, des fans qui viennent te saluer, signer des autographes, revoir des gens que tu as pu rencontrer dans le passé.

UR : combien de fois êtes-vous venu en France ? :
DS : difficile à dire, nous sommes déjà venus plusieurs fois , principalement à Paris mais aussi également à Orléans

UR : est vous revenez à Paris en Novembre prochain 
DS : oui, nous revenons jouer à Paris, nous avons trouvé une salle. Tu sais nous essayons de venir jouer en Europe mais ce n'est pas si évident en raison des différentes politiques des labels, des normes à respecter. Mais nous avons changé de label (Muskeeter Records) récemment alors nous avons envie de venir jouer au maximum.

UR : Après le Rock Am Ring en Allemagne, et bientôt le Hellfest, vous allez jouer devant des milliers de personnes, par contre ce soir au Forum ce sera devant quelques centaines de personnes, cela fait-il une différence pour vous ? En termes de communication avec vos fans notamment.
DS : Oui, en effet c'est très différent, tu vois jouer dans un petit club comme ce soir est vraiment plus intime, tu peux vraiment te connecter avec le public, les regarder dans les yeux, voir leurs émotions, jouer devant des milliers de personnes c'est énorme mais tu ne retrouves pas cette interaction, c'est cool aussi mais c'est vraiment différent.

UR : C'est trop différent pour être comparé finalement
DS : Oui c'est très différent, les deux types de concert sont géniaux, simplement différents. Dans les deux cas l'énergie, la tension sont énormes. Mais dans le cas des petits concerts c'est bien plus personnel. Les deux configurations ont chacune leur qualité en fait ! J'aime les deux, c'est sympa de jouer dans les deux cas de figure.

UR : le concert du Forum a été complet en quelques jours, vous jouerez sur la scène principale au Hellfest dimanche prochain, les français aiment à raison votre musique. Le fan français a-t-il des particularités que vous ne rencontrez pas ailleurs ? En France ou en Europe en comparaison avec les USA ou l'Asie.
DS : oh oui, je prendrai l'exemple de l'Allemagne qui est un grand pays fan de Rock, en France aussi vous êtes de vrais fans de Rock, vous nous soutenez vraiment bien, une fois encore, tu revois des visages familiers, une fois que tu as un fan ici, tu l'as pour la vie… Ils reviennent te voir, suivent ton actualités, c'est vraiment spécial. Où que nous allions il y a vraiment cette tension qui opère, où que tu ailles tu n'oublies aucun de ces moments, c'est vraiment génial !

UR : vous êtes aujourd'hui à Paris, une ville historique, vous voyagez beaucoup pour partager votre musique à travers le monde, est ce que vous vous inspirez de nos voyages ? Cela a-t-il une influence sur la composition de votre musique ?
DS : oui clairement, je pense que tout ce que tu peux voir ou vivre t'inspire : les gens que tu rencontres, les endroits où tu vas, tous ces éléments ont un impact et t'affectent forcément. Si tu prends une direction, que tu ailles à gauche ou à droite, cela peut totalement changer le groupe on est un groupe en interaction. Chaque soir nous jouons avec et pour les fans, nous sommes chaque jour meilleur que la veille, le fait de jouer avec d'autres groupes t'inspire et donne cette envie de donner le meilleur de toi-même. Tout dans ta vie joue un rôle et a un impact !

UR : si je te prends ton ipod, quel est le TOP 3 des sons que tu écoutes en ce moment pendant la tournée ?
DS : à vrai dire j'écoute surtout 2 groupes en ce moment : Mogwaï un groupe de Glasgow et Explosions in the sky, je crois qu'ils viennent du Texas, c'est très instrumental, très mélodique. C'est vraiment ce que j'écoute beaucoup en ce moment. Tu sais , c'est marrant ; quand tu es sur la route à jouer dans un paquet de festivals, tu finis ta journée après avoir joué ou écouté du Rock toute la journée, je me pose sur mon lit, je mets mes écouteurs et je n'écoute pas de Rock. Je vais mette du Sigur Ros pour me poser et être juste posé, tranquille, pour me relaxer. Tu as fait un bordel toute la journée donc j'ai vraiment envie de calme et c'est ce qui fait que je n'écoute que ce genre de musique en tournée, à ce moment précis juste de l'instrumental, loin du bruit de la journée

UR : tu as besoin de prendre une certaine distance
DS : voilà ! Juste faire le vide et te reposer pour le lendemain

UR : tu y as déjà plus ou moins répondu mais y –a-t-il un groupe en particulier qui inspire votre musique et votre manière de composer ?
DS : Un groupe, c'est plutôt difficile à dire en fait

UR : pas uniquement pour Seether mais globalement durant ta carrière, un groupe qui t'aurait marqué
DS : je dirais Nirvana, Metallica ou encore Pearl Jam, ces groupes sont apparus alors que j'étais adolescent en ont clairement changé ma vie, on doit avoir à peu près le même âge et je m'étais intéressé à leur musique et la trouvais vraiment phénoménale, leur puissance m'a clairement inspiré et ce bien avant que je ne rencontre le groupe. D'ailleurs lorsque j'ai rencontré Seether, nous avons tout de suite partagé la même vision de la musique, je pense que nous avions les mêmes influences grunge 90's en nous, ce sont ces inspirations communes qui ont été à l'origine de notre rencontre

UR : cette rencontre a eu un véritable impact
DS : oui, à vrai dire, c'était dingue ! J'ai rencontré Shaun en 1998 je crois, je jouais dans un groupe et mon guitariste était David Cohoe. A la fin d'un concert, on s'est rencontré tous les trois, David est tout de suite parti avec Shaun chanter dans son groupe, du coup mon groupe s'est séparé. Shaun m'a appelé en me disant « Hey mec, nous avons besoin d'un bassiste ». Je n'avais pas de meilleure réponse que d'accepter ! Tout ça ce ne sont que des coïncidences, être au bon moment au bon endroit ! On a commencé à boeuffer ensemble et ça c'est fait comme ça. C'est dingue tu vois, une chose peut impacter le reste de ta vie

UR : Parlons de la sortie de votre 7 ème album studio, Isolate And Medicate (sorti le 30 juin) produit par Brendan O'Brien, avant tout chose, pourrais-tu nous expliquer la signification du visuel de la pochette de l'album ?
DS : ah c'est difficile à expliquer en fait ! Nous venons d'intégrer un nouveau guitariste pour les concerts, Bryan (Wickmann) qui était jusqu'à présent dans l'équipe en tant que technicien guitares à qui nous avons proposé de nous rejoindre sur scène. Il est également artiste peintre, il a peint cette pochette et à d'ailleurs fait tout l'artwork de l'album, ça représente une « photo visuelle » d'un esprit tourmenté, celui de Bryan en l'occurrence (sourires), il y a de significations possibles en fait. Pour moi une œuvre d'art est ouverte à toute interprétation possible. Je suis un grand fan de ce qu'il a fait, il est la personne la plus tourmentée que je connaisse sur terre mais également la plus cool et la plus géniale. Quand tu es face à ces peintures et que tu les regardes, tu as ta propre interprétation, ça peut paraître bizarre mais ça permet de vraiment débattre, tu vois ça, l'autre non. Nous étions tous posé sur une plage et il s'est mis à peindre ça , énorme quoi !

UR : ce nouvel album est attendu et présenté comme le plus puissant et le plus passionnée de la carrière de Seether, quand et comment a-t-il été écrit et composé, dans quelles conditions ?
DS : Nous étions vraiment dans de bonnes conditions pour travailler en groupe, Shaun a particulièrement travaillé sur les paroles avec des thèmes récurrents, comme les relations difficiles que tu peux avoir avec des gens importants dans ta vie, ce qui te fait toucher le fond puis retomber à la surface. Nous avons davantage travaillé ensemble sur la musique, précisément le lien entre la musique et les paroles. C'est de cette manière que nous travaillons toujours et que nous enregistrons pour finalement monter sur scène, foutre le bordel pendant une heure et nous sentir bien après. C'est une sorte de thérapie qui a été bénéfique pour nous tous, je pense que c'est le fait de s'enfermer ensemble dans un bel endroit avec notre producteur Brian qui est devenu un bon ami, nous apprécions vraiment travailler avec lui. On a travaillé dans cette maison pendant presque 16 jours d'affilée à jouer ensemble, à être bien ensemble, à jouer et à sortir quelque chose dont nous sommes fiers. Nous avons hâte que ça sorte et de pouvoir confronter les avis de chacun sur l'album et bien sûr de satisfaire les fans qui l'attendent

UR : dernière question, si tu avais un message à transmettre aux fans français à travers cette interview, quel serait-il ?
DS : je crois que j'ai surtout envie de les remercier pour leur soutien, leur venue aux concerts. Merci d'apprécier notre musique car nous sommes des passionnés, nous adorons la musique que nous faisons et le fait de pouvoir en vivre est juste énorme, c'est un super boulot

UR : la passion se lit dans tes yeux
DS : grave ! Tu sais tous ces gens qui sont derrière nous et nous soutiennent, qui viennent aux concerts, achètent notre album, j'ai envie de les remercier et de leur dire que nous sommes de retour

Simon


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