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Interview par Aidan N. LeFloch pour ULTRAROCK, Décembre 2018
 

Entretien avec Stone Sinna, chanteur et guitariste au sein du groupe suédois Sparkle Kick. A Frenchman in Uppsala !


UltraRock : Hello Stone ! Tu viens de Clisson, bien connu pour son Hellfest. Est-ce que ce festival a été à la base de la musique que tu écoutes, le moteur de ce qui t'arrive aujourd'hui ?

Stone Sinna : Hello ! Oui et non, j’ai découvert Queen en premier, puis je me suis tourné vers la scène française avec des groupes comme Superbus, qui m’ont donné l’envie de jouer de la guitare et de faire de la musique. Plus tard, j’ai commencé à vouer une réelle obsession pour Marilyn Manson, Slipknot, et Korn. Au même moment, une rumeur a commencé à circuler comme quoi ce dernier allait se produire dans Clisson, ce qui n’a fait qu’amplifier mon intérêt pour les musiques extrêmes. Cependant, c’est le Hellfest qui m’a permis de voir mes premières idoles et m’a introduit à la scène glam & hard rock. Je dirais que c’est de voir Mötley Crüe, Alice Cooper et surtout Kiss, qui m’a donné le déclic du genre auquel je voulais être assimilé.

UR : Quand tu as commencé la musique, tu te voyais réaliser ton rêve en suède ? Tu peux nous raconter comment tu as atterri à Uppsala ?

Stone : Pas vraiment. Il y a quelques années, avec mon groupe Nantais, nous fantasmions sur "Le jour où nous jouerons à Stockholm", "Quand nous bougerons en Suède", sans jamais trop y croire. Plus pour s’assimiler à des groupes que nous aimions, comme Crashdïet. En 2016, j’ai assisté à un Festival dans une salle de la capitale. Trois mois plus tard, j’ai joué mon premier concert Suédois sur cette même scène, avec Chris Young, Lizzy Devine & Dylan Broda, ouvrant pour Crashdïet. J’avais du mal à y croire.
Pour ce qui est d’y atterrir, ça n’était pas vraiment dans mes plans. En 2014, j’ai gagné une compétition pour aller jouer un morceau au Sweden Rock Festival, auquel je suis retourné l’année d’après. J’y ai rencontré ma copine et j'ai commencé une relation à distance pendant un an. En Juillet 2016, quelqu’un m’a contacté via internet, m’informant que l’un des groupes que j’affectionne, recherchait un nouveau guitariste, dans le sud de la Suède. J’ai donc tenté ma chance et j'ai pris ma guitare et un vol pour Copenhague. Pour faire court, j’ai passé une audition sans que l’intégralité des membres soit là. On m’a dit de quitter mon groupe en France et de m’installer dans le pays, pour commencer à répéter. Pour différentes raisons ça n’a pas abouti, ce qui, en rétrospective, est une bonne chose. J’ai donc emménagé avec ma compagne, à Uppsala. De fil en aiguille, et à travers un nombre incalculable de groupes et projets, j’ai rencontré Linus, puis Martin, et j'ai formé Sparkle Kick.

UR : Cela n'a pas dû être évident au début, mais tu sembles t'être bien adapté à la vie Suédoise. Comment est né SPARKLE KICK ? Quelles sont les influences du groupe ?

Stone : En effet, ça a été assez dur pour être honnête. Après la déception de ne pas continuer avec le groupe pour lequel j’avais déménagé (qui est essentiellement basé sur la technique et la rapidité), j’ai décidé de créer Sparkle Kick, juste dans le but d’améliorer mon écriture dans un style qui me correspond plus. Je voulais composer des morceaux rock n’roll, simples et efficaces. Parallèlement, j’ai passé presque un an à essayer de retrouver un groupe, sans aucun succès. Fin Juillet 2017, j’ai rencontré Linus et notre premier batteur au sein d’une autre formation qui n’a pas marché. Lorsque nous avons voulu recommencer quelque chose, Linus a apporté l’idée de faire de Sparkle Kick un projet principal. De là, nous avons contacté Martin, qui s’est avéré être un as de la basse.
Pour ce qui est des influences, je dirais que nous jouons un mélange de Hard Rock, Glam Rock, et pop des années 70s. Kiss, Sweet, The Struts, Alice Cooper, The Darkness et AC/DC sont de bonnes références.

UR : Tu es guitariste à la base, mais dans SPARKLE KICK, tu chantes en plus. Bravo ça sonne super bien ! Est-ce que ça a toujours été une envie ou est-ce arrivé par nécessité ?

Stone : Merci beaucoup! J’ai toujours voulu chanter et jouer de la guitare, notamment grâce à Paul Stanley. Je m’y suis essayé pendant un an mais ça s’est avéré assez désastreux. J’ai ensuite pris quelques leçons mais on m’a fait savoir que je n’avais pas la voix pour chanter du Hard Rock. Je n’ai donc jamais vraiment cherché à aller plus loin que quelques chœurs, jusqu’à récemment, par nécessité pour Sparkle Kick. Linus est un chanteur monstre, il m’a donc aidé à développer ma voix. J’ai aussi découvert Tony O’Hora, l’un des membres actuels de Sweet, qui a ravivé ma flamme en cassant le mythe du “voix grave = impossible de chanter haut”. Avec beaucoup de travail, j’arrive enfin à un point où je suis satisfait de ce que je peux faire, ce qui est super motivant pour la suite des choses. Lors de ma première leçon, on m’a dit que je ne pourrais pas toucher au registre de Robert Plant, or nous avons joué pour un concert hommage à Led Zeppelin il y a quelques mois et avons interprétés “Rock N’Roll” pour l’occasion, ce qui était une victoire personnelle. [RIRE]

UR : Je suis sure que tu as des projets plein la tête pour 2019. Tu peux nous en dire plus ?

Stone : Totalement, beaucoup de choses ! Nous avons énormément joué en 2018 et j’espère faire encore plus de concerts dans l’année qui suit, notamment à l’international. Nous planifions également la sortie de notre premier album et d’un nouveau single que nous sommes en train de peaufiner. J’ai aussi un autre groupe dans le nord de la Suède: "Lustboys Of Eden". Nous retournons en studio le mois prochain pour enregistrer un deuxième morceau, ça va être chouette ! La dernière chose en date, c’est la sortie d’un EP solo. Il y a quelques années, j’ai fait la B.O pour un documentaire sur la production de Muscadet au Hellfest. Ils n’ont jamais trouvé de producteurs, mais je me suis récemment dit que c’était beaucoup trop d’heures de travail pour ne rien en faire. J’y ai donc ajouté du chant et je compte sortir ça sous peu !

UR : Merci Stone ! Tu as un petit mot pour les lecteurs d'UltraRock ?

Stone : Merci beaucoup ! L'EP "The Cleanse" est disponible sur toutes les plateformes numériques ou physiques, pour un digipack limité et un coffret ! Ainsi que «Submission» de Lustboys Of Eden sur YouTube !

Les sites :
Sparkle Kick https://www.facebook.com/SparkleKick/
Lustboys Of Eden  https://www.facebook.com/LustboysofEden/

Aidan N. LeFloch


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