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S T I C K Y  B O Y S

SEPTEMBRE 2014

ULTRAROCK :   Quelle serait la question relou la plus souvent posée en Interview et à laquelle tu serais finalement contraint de répondre à nouveau ?

TOM (batterie) : Y'a pas vraiment de questions relou mais celle qui revient le plus souvent reste celle sur nos influences, le fait qu'on en ait marre qu'on puisse nous comparer à des groupes comme AC/DC , Airbourne, Motorhead … et la réponse est clairement NON ! Car au contraire on en est super fiers et notre musique a clairement été inspirée par ces groupes même si notre musique ne fait que s'en inspirer et n'est finalement pas tant comparable.

En quelques mots STICKY BOYS, c'est un groupe de potes ? Des zikos rencontrés sur le net ? Quelle est votre genèse, votre petite histoire commune ?

Un peu de tout ça à vrai dire ! Je connais Alex (chant) depuis une quinzaine d'années, on s'est connus en se croisant à des concerts de hard-rock sur Paris, dans des salles comme l'ex-Elysée Montmartre notamment, on allait voir un max de concerts et on faisait donc partie d'une clique qui allait voir tous ces concerts.
De mon côté, je jouais dans un groupe de hard et j'ai proposé à Alex de l'intégrer, c'est ainsi que nous avons commencé à faire de la musique ensemble. On a, par la suite, joué dans de nombreuses formations musicales : du métal, du trash, du punk, de la fusion… mais sans jamais trouver LA formation et les musiciens avec lesquels ça matchait vraiment.
Alors on a continué à jouer ensemble, Alex et moi en noyau dur et, à force de sincérité et d'authenticité dans l'énergie qu'on dégageait, on a commencé à nous proposer des salles, des dates de concerts…et là on s'est dit qu'il était temps de se trouver un bassiste ! Une recherche un peu à reculons car on savait ce que c'était de chercher un musicien et on gardait en tête les échecs cuisants essuyés.
On a donc posté une annonce un peu décalée, voire débile du style « si tu aimes faire du rock'n'roll et porter la moustache… rejoins-nous ! »
C'est ainsi que nous sommes tombés sur JB et que le power trio a été créé !

Lundi 29 Septembre est sorti votre dernier opus « make art » : le Rock, c'est de l'art pour toi ?

Justement ! C'est ça qui est drôle, tu vois tous ces trucs en festival que l'on peut voir : loges nominatives, équipes techniques dédiées, goodies,etc.. tous ces trucs pour des mecs qui font simplement du rock ! Tu grattes tes cordes, tu tapes sur ta batterie … on ne fait pas non plus du Michel-Ange quoi !
Du coup, cette notion d'art, d'artiste, nous a clairement interpellés et on s'est amusés à la tourner en dérision en disant que, finalement notre art, c'est de partir entre potes dans un camion pour aller faire du rock un peu partout, cramer du diesel et propager la bonne parole ! (rires) C'est de ça qu'on a voulu faire notre album « Make Art ».

A l'écoute de Make Art, on est tout de suite pris par l'univers bien pêchu et tellement mélodique du hard 70's 80's mais également d'une bonne touche de punk-rock, une influence qu'on ne ressentait pas forcément sur « this is rock'n'Roll » votre précédent et premier opus … qu'est ce qui explique ce léger changement d'orientation  musicale selon toi ?

Plusieurs explications possibles à vrai dire mais la plus plausible reste une fois encore nos influences musicales et notamment celle du punk rock qui a énormément influencé cet album. Tous ces groupes de punk Californiens qu'on a pu écouter et ré-écouter lorsqu'on était gamins, un style que nous voulions vraiment mettre en exergue sur « make art »

Comment avez-vous bossé sur la composition de « Make Art » était-ce différent du travail effectué sur le précédent opus ?

Tu sais, pour notre premier album, on est arrivés en studio sans trop savoir comment on devait l'enregistrer… tout ce que nous savions faire, c'était balancer nos riffs, nos plans et nos petites structures de morceaux sans avoir la moindre idée du travail en studio.
C'est d'ailleurs ce qui a donné cet aspect « rouleau compresseur » à notre musique et cette touche plutôt naïve qui a plu.
Pour l'enregistrement de « make  art », à l'inverse, nous arrivions avec plus d'expérience, plus de cordes à notre arc, on a osé davantage musicalement, aller dans de la mélodie, dans des structures plus complexes que sur notre premier album.
Mais on savait surtout ce qu'on voulait : faire un album sonnant comme en live, sans détour et à l'image de ce que le public pourra et a pu entendre de nous jusque-là.  

De nombreuses dates sont prévues en France dont la release party avec Spark Gap au Divan du Monde le 10 Octobre, vous rencontrez un succès vraiment grandissant en France mais j'ai également entendu parler que des dates en Europe se profilaient … quelle place a cette musique à l'étranger selon toi ?  

Tu sais il y a autant de publics que de régions à l'intérieur même de chaque pays alors je pense que le rock a sa place nulle part et partout à la fois, l'important étant de bien communiquer sur la venue des groupes pour cibler le public que tu veux viser et faire kiffer.

Les sujets évoqués dans « make art » sont frais et semblent vraiment sincères, vécus … au-delà d'une musique jouissivement bucheronne, on sent un vrai message à faire passer, je me trompe ?

On n'a pas vraiment de « message » au sens propre, nous ne sommes en rien militants, on fait de la musique, mais on a envie de la faire avec légèreté, tu vois le côté « don't give a shit », le tout avec un décalage qu'on s'amuse à entretenir : on veut que ce soit et que ça reste un divertissement à part entière.
On fait notre bonhomme de chemin dans le monde de la musique et on en parle avec ce qu'on a sur le cœur, en toute légèreté et fun.  

« 120 concerts en 5 ans, 40 villes en France et en Europe, des milliers de kilomètres parcourus, 263 cordes cassées, 2 dents & 1 jambe cassées... » voilà ce qu'on lit sur Sticky Boys sur le site du Hellfest : c'est quoi votre meilleur souvenir sur l'année passée ?

Je ne dirais pas UN souvenir en particulier mais plutôt le fait d'avoir pu jouer dans certaines salles pour nous emblématiques, je pense notamment à la Cigale (Paris) où on passait devant étant gamins, regardant la tête d'affiche avec les yeux grands ouverts, et désormais le fait de voir afficher le nom de notre groupe nous a juste rendus dingues !

Et le pire ? S'il y en a un ?

Ah oui il y en a eu un atroce : on jouait dans un festival dans le nord de la France, on devait jouer sur les coups d'une heure du matin et puis la programmation a pris du retard, ce qui nous faisait finalement jouer sur les coups de trois heures. Bref, l'ambiance était sympa, on a commencé à picoler, moi particulièrement avec d'autres zikos, des copains et au moment de monter sur scène, j'étais complètement torché. Alex (chant) et JB (basse) se retournent vers moi et mesurent mon état… autant te dire que le concert a été très compliqué !



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