Ecoute ULTRAROCK en live sur ton ordi
ou sur les ondes de la radio RGB 99.2
Ecoute les émissions en Replay !


WEAKSAW

Interview réalisée par Vic De Sable le 18 février 2017


Actuellement en tournée pour la promotion de leur album “The wretched of the earth”, les montpelliérains de WEAKSAW étaient le 18 février 2017 de passage à Paris pour une date au Docteur Feelgood. C’est avec Léo, un des guitaristes et co-fondateur du groupe que je me suis entretenu ce même jour.

Vic de sable - Ultrarock : Salut, peux-tu, en quelques mots, nous faire l’historique de Weaksaw, pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Léo - Weaksaw : Weaksaw est né en fin 2007, début 2008 à Montpellier. Et le line up est identique depuis la création du groupe. Les débuts de Weaksaw ont été marqués dans un premier temps par des influences telles que Slipknot, Sepultura, Gojira etc. Mais rapidement nous avons eu la volonté de nous diriger vers un son plus personnel avec une identité propre. Si on doit mettre une étiquette, on peut qualifier Weaksaw de métal moderne aux multiples influences pouvant aller du métal jusqu’au trip hop. Nous ne sommes fermés à aucun style. Mais nous avons à cœur de faire la musique qui nous plait sans faire de compromis.

Vous êtes sur le label allemand Lifeforce Records, peux-tu nous en parler ?

A force de travail, de persévérance et donc en acceptant de franchir les étapes les unes après les autres, nous avons réussi à intégrer Lifeforce Records. Stefan Luedicke, le patron du label a semble-t-il eu un coup de cœur pour notre musique et les choses se sont faites assez simplement par la suite. Nous sommes plutôt impressionnés qu’un label d’envergure internationale puisse s’intéresser à nous et sommes conscients de la chance qui nous est offerte.

Peux-tu nous en dire davantage sur votre collaboration et si ce n’est pas trop indiscret sur le type de contrat que vous avez signé ?

En fait, l’album était déjà presque terminé lorsque nous avons signé avec Lifeforce records. Et comme je te le disais les choses se sont faîtes naturellement et à l’ancienne. Nous bénéficions donc d’un contrat qui n’implique aucune contrepartie de notre part. Et le label s’occupe de la distribution, du merchandising etc.

Votre dernier album “the wretched of the earth” est sorti en mai 2016, a été produit, enregistré et mixé par le producteur américain Mark Lewis notamment connu pour son travail avec Devildriver, Cannibal Corpse, Deicide et bien d’autres. Comment avez-vous réussi ce tour de force ?

Nous avions envie de franchir un cap et donc se professionnaliser davantage. Nous avons donc contacté Mark Lewis dont nous avions adoré son travail avec le groupe Whitechapel. Et là encore, nous avons été extrêmement chanceux. Mark a accroché sur notre musique et c’est un rêve de gamins qui a pu se concrétiser. Nous avons eu trop de bol que lui et son équipe s’intéressent à notre musique.

Alors peux-tu nous décrire les différentes étapes de ce processus ? Notamment concernant le travail au niveau de la batterie qui est tout simplement impressionnant !

Nous nous sommes rendus dans les studios où Mark Lewis travaille. Toutes les parties de batterie ont donc été mises en boîte aux Etats Unis. Les conditions logistiques étaient assez folles. C’était hyper pro. L’équipe de Lewis s’est énormément investie au point même de nous guider sur telle ou telle partie. Et, crois-moi, quand ils nous disaient qu’il fallait changer de tempo, on obtempérait volontiers tellement les mecs connaissent leur sujet. Ensuite, Mark est venu à Montpellier en février et nous avons enregistré les guitares, la basse et les voix. Puis il s’en est allé et nous avons reçu le master de the wretched of the earth quelques semaines plus tard. Et notre label a pris le relais pour le pressage et la promotion.

Vous êtes actuellement en tournée française, quelques mots sur l’ambiance, l’accueil du public et les sentiments retenus lors des dates déjà réalisées ?

En fait, nous sommes en tournée depuis quelques temps maintenant. Nous essayons autant que possible de faire des séries de 8 à 10 dates, de rentrer au bercail et de repartir pour une autre série. Mais là, nous revenons à peine d’une tournée en Italie, Espagne et Portugal et nous avons enchainé par la tournée actuelle. Et concernant l’accueil, on le trouve plutôt hallucinant. Les gens qui viennent nous voir sont à fond et ça fait plaisir. Et cela correspond à notre état d’esprit qui est d’essayer de chopper personne après personne avec notre son et toujours sans compromission.

Il existe une belle scène Hardcore en France. Avec vous des connexions avec d’autres formations ? J’ai vu que vous avez, par exemple, partagé l’affiche à Metz avec les nancéens de Deadmen.

C’est toujours un plaisir et toujours dans une très bonne ambiance que nous partageons l’affiche avec d’autres groupes. Mais nous ne fonctionnons pas par copinage et nous gardons à l’idée notre ligne directrice, à savoir ne pas se vendre et ne pas forcer les choses pour atteindre tel ou tel objectif. Nous avons notre réseau d’amis sur qui on peut vraiment compter et ce de manière respective.

Concernant votre réseau justement, qui s’occupe de monter vos tournées, avez-vous un tour support ?

A ce jour, c’est Salvator, notre manager, notre chauffeur, notre cuisinier etc. qui s’occupe en grande majorité de tout cet aspect. C’est le sixième membre du groupe et l’homme à tout faire. Il a notamment bossé avec Dagoba, Il connaît son taf, il est carré et sérieux. Mais il est tout de même possible que, dans l’avenir, il nous faille envisager un tour support en complément.

Il est évident que vous vous professionnalisez d’année en année. Aujourd’hui, on sait qu’il est difficile de vivre de sa musique et de sa passion ? Qu’en est-il chez Weaksaw ?

A ce jour, les trois quarts du groupe vivent de la musique. Il y a, parmi nous, des intermittents du spectacle et, en ce qui me concerne, je poursuis également mes études. Mais l’idée est de faire en sorte de dégager le plus de temps possible pour Weaksaw.

Aujourd’hui c’est la dernière date de votre tournée. Quels sont vos projets dans les prochains mois ?

Nous allons nous accorder une petite pause et nous remettre à composer. Nous pensons louer une maison à la campagne avec nos instruments et une Nintendo 64 et passer le maximum de temps ensemble. A savoir que, pour The wretched of the earth, nous avions écrit une soixantaine de titres pour, au final, n’en sortir que dix. Nous aimons peaufiner jusqu’à être totalement et collectivement satisfaits du résultat. Sinon, nous avons une option chez Lifeforce records pour un deuxième album mais n’avons aucune certitude sur la manière et le temps qui va s’écouler avant la sortie de celui-ci. Nous pensons également faire un travail de fond afin de pouvoir jouer sur des festivals.

Tiens, oui d’ailleurs, vu que tu me parles de festival, il y en a un en France qui est bien connu, Le Hellfest. Avez-vous été approchés pour y jouer ?

Comme je te le disais, Weaksaw a toujours été sur une pente ascendante et une progression constante depuis nos débuts. Mais nous savons prendre les étapes les unes après les autres sans forcer les choses et sans se compromettre. Le but est de jouer le plus possible et partout. Du petit caf’ conc’ au festival. Petit à petit, les solutions et les opportunités sont arrivées à nous à force de travail et de persévérance Et il semble que cette démarche paie avec le temps. Donc, effectivement, jouer au Hellfest serait grandiose. L’avenir nous le dira ...

Pour conclure, quelques choses à ajouter pour nos lecteurs ?

Allez voir des concerts encore et encore ... !

Merci et bonne continuation

Merci à toi !

Le site : http://www.weaksaw.com/

Vic De Sable

 





ULTRAROCK
3 rue de La Terminale
95800 Cergy Saint Christophe

ultrarockcontact@free.fr


Toute l'année, nous recherchons
des chroniqueurs ou des chroniqueuses
pour le site, tenté ?

© essgraphics 2011
!-- phpmyvisites -->