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DREAM THEATER + SYMPHONY X, le 7/11/07 au Zenith de Nancy

Forte affluence pour ce concert des deux géants américains du métal progressif pour leur venue à Nancy. En dépit du froid et du vent qui règnent sur le parking du Zénith, certains semblent être là depuis plusieurs heures pour se procurer des places ; précieux sésame pour ce concert qui affiche complet (dans la configuration réduite du Zénith). La salle est entièrement non-fumeur à la demande expresse des groupes (assez rare pour être précisé) et le public joue le jeu (les resquilleurs étant promptement remerciés par l’équipe de sécurité tournant dans le Zénith). Je reste assez pantois quand à la féminisation du public ainsi qu’à son rajeunissement. Les parents n’hésitent donc plus à emmener leur progéniture aux concerts, même la veille de la reprise des cours. Respect !
L’intro « Oculus Ex Inferni » retentit et Symphony X investit une sobre scène pour nous asséner pas moins de 4 titres d’affilé de son dernier opus (« Set the world on fire », « Domination », « Serpent’s Kiss » et « Paradise Lost ») dans l’ordre. Après une incursion par The Odyssey avec « Unleash the fire », les américains entament « The walls of Babylon » avant de terminer leur concert par « Of sins and shadows » plus qu’attendu. Force est de constater que le grand Russel Allen n’est pas en bonne forme vocale, peinant à attraper les notes les plus aiguës à l’aide de mimiques improbables. Le son est correct, surtout chez Romeo mais on regrette un peu les claviers en retrait et la basse trop peu claire. Le groupe ne donne pas l’impression de se donner à fond et délivre un show très moyen sans vraiment affirmer sa présence scénique. Jason Rullo, pourtant impeccable sur disque, n’insuffle pas la dynamique voulue, surtout dans les passages rapides à la double. Bref, un concert relativement décevant dû en partie à une set-lis déséquilibrée et un Russel Allen en petite forme.
Après une courte pause, le rideau tombe et le contraste est saisissant. Le son est impeccable – une habitude chez Dream Theater – et l’imposant kit du père Portnoy est situé sous un écran géant. Des fourmis géantes disséminées sur scène et munies de cameras alimentent l’écran géant d’images du concert entrecoupées d’animations du meilleur effet. Le gang de New-York entame avec son single « Constant motion », une véritable tuerie, le partage du chant Labrie/Portnoy étant parfaitement restitué. Suit un « Never Enough » énervé puis un magistral « Endless sacrifice » sur lequel Jordan Rudess sort la guitare-synthé pour investir le devant de la scène. Tout simplement énorme ! Retour à Systematic Chaos avec « The dark eternal night » illustré d’un dessin animé mettant en scène nos 5 lascars combattant un loup-garou (dont Mike Portnoy vient à bout à coup de crachas dont il est le spécialiste !). Tout bonnement exceptionnelles, ces 40 premières minutes nous laissent sur le cul. Le reste du show va malheureusement s’essouffler. James Labrie accusant une fatigue telle qu’il arrive à peine à chanter « Misunderstood » et « Another Day » pourtant servi par un Jordan Rudess brillant sur l’interprétation des soli de saxophone. Les américains mettent l’accent sur leur dernier album jouant « Forsaken » et l’intégralité de « The presence of enemies » et termiannt leur show par un imposant medley.
En résumé, une première moitié de concert d’une tuerie sans nom, parfaitement équilibrée ; et une deuxième moitié beaucoup moins bonne, avec des choix de morceaux que je n’ai personnellement pas trouvé judicieux. Néanmoins, musicalement le groupe est parfait mais le show reste (trop) souvent à la merci de la performance de James Labrie.

Malmir

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