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FIRE RED EMPRESS + JIMM + EVENLINE
Bus Palladium
le 02 novembre 2018

EVENLINE -------------------------

Le groupe déboule sur scène à 21h, c’est un poil tard pour débuter un concert, on n’est plus habitué. Pour autant, le public est encore clairsemé en début de show, mais il se renforcera tout au long de celui-ci. Alors, forcément, le groupe est un peu froid au début, mais plus le public se manifeste, plus le show prend en assurance. Voilà une grosse leçon à retenir pour le public : un concert, c’est une collaboration. Le groupe donne, le public rend et les deux se motivent l’un, l’autre. Et le public aura vraiment été définitivement conquis au moment de la reprise de Jamiroquoï. Quelle bonne idée de ne pas l’avoir mise trop tard dans le set ! Le Bus Palladium saluera également les titres originaux du groupe, issus de Dear Morpheus, mais aussi ceux du dernier album In Tenebris. Seul petit défaut (ben oui, il en faut toujours un, sinon on finit par devenir complaisant) : peut-être un poil trop de blancs entre certains titres. Faut prendre exemple sur François Feldman les gars ! Ce grand showman à la phrase célèbre « Allez, tout le monde debouuuut……. Là-haut…. » Lors du Téléthon… Bon ok, mauvais exemple…

Niveau son, ça sonne globalement sourd, mais l’ensemble reste de bonne qualité, la batterie sonne un peu acoustique. Bref, on est dans une petite salle parisienne, il s’agit de ne pas faire trop de bruit pour le voisinage bobo, vu ce qu’ils payent comme loyer...

Au final, on pourra dire qu’Evenline aura été une première partie de luxe qui aura relevé le défi du premier feu avec le savoir-faire qu’on leur connaît.

Set List :
Straitjacket
All Against Me
Silene Capensis
Without You
A Letter To A Grave
Deeper Underground
Hard To Breath
Over & Over
Misunderstood

JIMM -------------------------

Jimm pratique un punk rock burné, une sorte de rencontre entre Trust, Noir Désir et quelque chose de plus hard rock avec un chant en français. Mélange intéressant d’une énergie simple mais avec l’apport de solos plutôt chiadés comme un Ying et yang musical. Le trio occupe la scène de manière assez statique, on sent même une certaine timidité de la part du frontman. Voilà qui tranche avec le caractère engagé des textes de certains titres, mais pourquoi pas.

Côté public, ça bouge, en revanche ! La musique aura fait danser, bouger les têtes, taper du pied, toute la panoplie est représentée.

Sonoriquement (oui, je sais, ce terme n’existe pas, mais j’aime bien faire évoluer la langue), je pense que le bassiste avait soudoyé le sondier pour qu’on l’entende devant tout le reste. Heureusement, la voix restait audible, mais les rythmiques de guitares se perdaient pas mal dans les limbes. Les solos, un des points forts de Jimm, auront pu être appréciés comme il se doit, l’ingé son n’étant pas sourd au point de les sous mixer (ouf).

Set List :
Occident Oxydant
Pourri Gâté
Big Brother
Eternel Requiem
Prêt A Penser
Ton Blues Dans La Peau
Prisonnier De Dieu
Je Cherche à m’endormir
L’indifférent
A l’intérieur

FIRE RED EMPRESS -------------------------

Le groupe londonien, mené par notre Jennifer Diehl nationale (pour ceux qui débarquent, Jennifer était la frontwoman de feu Furykane, un groupe déjà chroniqué dans nos pages virtuelles par bibi, fouillez les archives rugnudju), investit les lieux assez tardivement. Je le précise parce que votre serviteur n’aura pas pu assister à l’intégralité du show et c’est avec regret qu’il me faudra partir avant la fin. Néanmoins, les titres que j’ai découverts (redécouverts pour certains) m’ont confirmé tout le bien que je pensais de cette formation. C’est le meilleur son de la soirée (toujours un poil trop de gras dans le bas du spectre, cependant, mais c’est sans doute aussi dû à l’architecture acoustique de la salle). Le rock moderne et burné fait preuve d’efficacité et c’est un public tout acquis qui s’agite.

Pour l’occasion, le show est filmé (maintenant faut zieuter le net pour voir si les images seront utilisées dans un clip ou, pourquoi pas, un live !), Jenn s’adresse au public en faisant parfois preuve d’auto dérision et de taquinerie envers son groupe qui ne comprend pas un mot de ce qu’elle nous raconte. Mais elle nous certifie également qu’elle est très heureuse de revenir à Paris pour défendre son nouveau projet. Et ça fait bien plaisir.

Comme dit plus haut, votre serviteur aura dû quitter la salle sous peine de rentrer à pied chez lui dans sa banlieue de pauvre. Du coup, on a envie de dire à Jenn et ses ferrailleurs qu’il va falloir très vite revenir par chez nous dans une salle qui ouvre plus tôt. Ceci dit, même si c’est une nouvelle fois au Bus Palladium (qui reste une salle de qualité, malgré tout), on y sera assurément pour goûter une nouvelle fois au gant de velours et à la voix de fer !

Set List :
Maldoror Part 1
Half Bird Half Beetle Half Man
Giants
Black Morphine
Sabotage (Beastie Boys Cover)
Dear Mister
Maldoror Part 2
Dead Nature

V.

 
© essgraphics 2011


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