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GOTTHARD + BLACK RAIN

Le Trabendo, Paris 21/10/14



SetList Gotthard :

•  Bang!  

•  Get Up 'n' Move On  

•  Sister Moon  

•  Right On  

•  Master of Illusion  

•  Domino Effect  

•  Feel What I Feel  

•  The Call  

•  Heaven  

•  Remember It's Me  

•  What You Get  

•  Starlight  

•  The Train   (instrumental)

•  C'est La Vie   (verses adapted/sung in French)

•  One Life, One Soul  

•  Hush   ( Billy Joe Royal  cover)   (w/snippet of "Hey Joe" an band introductions)

•  Lift U Up  

Rappels :

•  Anytime Anywhere  

•  Thank You  


Nous entrons dans la salle alors que Blackrain commence à jouer. Je ne les avais jamais vus en concert et ne les ai même jamais écoutés sur disque mais j'en ai entendu beaucoup de mal un peu partout… Et là, en écoutant les premières minutes, je me dis que les gens sont quand même très durs car ce que j'entends n'est, certes, pas très novateur mais, sincèrement, j'ai entendu bien pire. Il y a même quelques gimmicks vraiment sympas.

Et puis je me suis rapproché de la scène (Au Trabendo, l'agencement est tel que, au niveau de l'entrée, on peut rester à écouter un groupe avec un bon son mais sans voir la scène) et là, j'ai vu le groupe… Bon sang, mais… WTF ?

Alors, le look en lui-même, très old school, glam, très clichés rock en somme, pourquoi pas ? Mais quand on s'habille comme ça, il faut assumer et le jouer à fond comme peut le faire Steel Panther par exemple. Là, on a l'impression que les membres du groupe font leur première scène et ont presque honte d'être là…

Et puis il y a eu encore pire… Lorsque le chanteur s'est adressé au public entre deux morceaux et là j'ai eu un flashback… J'étais revenu vingt ans en arrière quand le groupe du lycée venait faire le beau devant quelques adolescentes. Ces interventions, tant sur le fond que sur la forme, m'ont vraiment fait mal pour eux…

Au fur et à mesure du concert, j'ai également été peu à peu agacé par le timbre de voix dans les aigus et j'ai trouvé que ce groupe d'ouverture n'en finissait plus de l'ouvrir… merci à l'inventeur de la bière qui m'a permis de patienter jusqu'à la fin du set.

Allez les gars, tout n'est pas perdu, mais il va falloir travailler beaucoup (mais alors beaucoup) le charisme, le jeu de scène et se concentrer sur vos points forts et ça pourra le faire, mais là pour le moment, copie à revoir.

C'est au tour de Gotthard à présent de tenter de satisfaire mes oreilles de bon Français râleur… J'avoue que je ne connaissais pas si bien que ça le groupe. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en live.

Et bien, dès le premier morceau : grosse claque ! Son impeccable (quel son de grosse caisse chaud et rond qui fait bien « POUHHH ») et, en ouvrant avec un titre aussi énorme que ce «  Bang! » issu du dernier album du groupe, Gotthard nous met dans l'ambiance direct. Ça joue à la perfection. Ça groove (bassiste excellent). Ça chante de façon impeccable. Le sourire nous arrive sur les lèvres et on sait que l'on va passer un bon moment.

Bien sûr, lorsque l'on vient voir Gotthard , on a toujours une pensée pour Steve Lee (premier chanteur de la formation, décédé brutalement dans un accident en 2010 et qui avait une voix exceptionnelle) mais en Nic Maeder, ils ont vraiment trouvé un digne successeur. Nic Maeder a fait une prestation sans aucune fausse note, avec un joli timbre, de l'émotion et, de plus, il semble fort sympathique et heureux d'être là. Cerise sur le gâteau, le garçon parlant français, une complicité va vite s'installer entre lui et la salle.

C'est donc dans la bonne ambiance et, je le répète, avec un son magnifique que Gotthard déroule ensuite ses titres avec une énergie communicative. Comment résister à l'enchaînement «  Master of Illusion  », «  Domino Effect  » et «  Feel What I Feel  » ? Impossible.

Petit bémol personnel sur la deuxième partie du set où le côté acoustique/discussion/ « on prend notre temps avec le public » va durer un petit peu trop à mon goût. En effet, même si le côté acoustique installe un peu d'intimité sympathique, je trouve que ce n'est pas dans ce domaine que la musique de Gotthard s'apprécie le mieux. Elle perd, à mon sens, en originalité. Mais ceci est personnel et je pense que certains ont beaucoup apprécié ce passage ainsi que le clin d'śil adressé au public parisien à coup de version française de « c'est la vie » et de quelques notes d'accordéon (!).

Tout ceci étant dit, cela ne remet pas en cause la qualité du concert qui sera clôturé par un «  Anytime Anywhere  » tubesque et tellement plaisant et un «  Thank You  » bien placé en fin de concert.

Un moment extrêmement agréable, donc, qui m'a donné envie de découvrir plus en profondeur la discographie du groupe. S'ils passent par chez vous : Allez-y ! Courez-y ! Bonheur assuré.

Le site : http://www.gotthard.com/

Joh


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