Ecoute ULTRAROCK en live sur ton ordi
ou sur les ondes de la radio RGB 99.2
Ecoute les émissions en Replay !
                                                         

HAMMERFALL + ORDEN OGAN+ SERIOUS BLACK

  Le Trabendo, Paris 03/02/15



SetList HAMMERFALL :

Hector's Hymn
Any Means Necessary
Renegade
B.Y.H.
Blood Bound
Heeding the Call
Let the Hammer Fall
Live Life Loud
400 Meter Medley
(incl excerpts of Hero's… more )
Threshold
Last Man Standing
Glory to the Brave
We Won't Back Down
HammerFall

Rappels :
Templars of Steel
Hearts on Fire



Le site : http://www.hammerfall.net/




 


Premier concert de l'année au Trabendo pour votre serviteur, avec une affiche magnifique pour qui aime le Heavy/Power mélodique pour lequel la période est plutôt enthousiasmante, ces derniers mois, entre les belles sorties d'Angra, Dracula, Blind Guardian, etc. et les trois groupes de ce soir, tous chroniqués sur votre site préféré.

Après leur magnifique album et avec ce line-up de rêve, on attendait beaucoup des Serious Black, qui ouvrent la soirée. Et ben, ils étaient montés très très fin… Déjà, niveau son, c'était tout petiot mais surtout… surtout… surtout… j'ai encore du mal à y croire : ce groupe, monté sur la notoriété de ses membres et, en particulier, de Roland Grapow et Thomen Stauch, s'est présenté à nous... sans Roland Grapow ni Thomen Stauch ! Sérieux ? Autre chose à faire ? Piscine ? Trop connus pour être en ouverture ?... Est-ce respectueux ?
Bon, passons, du coup, les remplaçants font ce qu'ils peuvent, mais le Grapow remplaçant est loin d'avoir le toucher du Grapow d'origine. En plus de cela, le chanteur est malade et fait aussi ce qu'il peut, mais lutte. Du coup, le show, très court de surcroit, est sympa, sans plus. A suivre pour voir si ce groupe n'est pas un coup d'épée dans l'eau. Ce serait vraiment une grosse déception après un tel album.

Arrive ensuite Orden Ogan, dont le dernier album en date est très agréable. Les mecs arrivent, look « marvelien lordiesque ». Ils se présentent sur scène, prêts à en découdre, ouvrent les bras comme se présentant pour la dernière guerre et le feu du Vallhala, on attend la déflagration, la tension monte jusqu'à ce qu'enfin s'abattent sur nous… quelques notes d'un piano Bontempi… soit.
Mais les chœurs guerriers ne tardent pas et nous voici en route. Chose très étonnante : autant, sur album, le tout semble véloce, autant, sur scène, il se dégage une sorte de feeling Doom ! Et le chanteur semble être sous Lexomil® en ce début de show. Je ne sais pas ce qu'ils fument en backstage…
Les morceaux d'Orden Ogan ne sont pas tous taillés pour la scène, certains passages étant même carrément ennuyeux avec de nombreux breaks peu intéressants et des soli qui ne le sont pas du tout (intéressants). On comprend alors pourquoi, après autant d'albums, le groupe n'arrive toujours pas à vraiment décoller. Heureusement, en deuxième partie de set, les titres choisis sont beaucoup plus accrocheurs et percutants. On a donc droit à de bons moments, voire de très bons. Ceci dit, on restera quand même un peu déçu par un groupe qui a autant d'expérience et qui, pour le moment se terre encore sous la bannière de « Blind Guardian du pauvre ». Au suivant !

Après une courte pause, arrivent Hammerfall… Ils n'ont pas toujours été au top en live. A quoi nous attendre ce soir ? Et bien à une bonne grosse baffe ! Hammerfall, à la différence de beaucoup de groupes, a compris que, surtout en live, « moins » c'est mieux ! Les arrangements sont simples, les soli sont souvent des thèmes au lieu d'avalanches stériles, les mélodies sont bonnes : C'est hyper efficace ! (et ça tranche d'autant plus avec le groupe qui les a précédés, qui ferait mieux d'arrêter de faire des soli). L'ambiance est chaude. Le public chante en chœur à tel point que, parfois, je n'entends presque plus le groupe. La setlist est une tuerie. Joacim Cans est impérial de bout en bout. Impressionnant.
Seule faute de goût : ce solo (heureusement court) de gratte aussi utile que Nadine Morano au ministère de la culture et cet instrumental pas hyper top en place. Si Petrucci est un métronome vivant, sur ce coup là, Pontus Norgren s'est apparenté à un métronome mort.
Hormis ce petit bémol, ce concert fut un excellent moment.

J'étais venu en courant pour Serious Black, en marchant pour Orden Ogan et à reculons pour Hammerfall. Et bien ils m'ont mis un coup de pied au cul et j'ai filé droit en courant. Hammerfall a fait line-up neuf autour de Joacim Cans et Oscar Dronjak (l'homme sur terre qui a joué le plus de croches et double-croches) et est prêt à mettre le feu encore un bon moment ! Bravo !

Ah, et j'ai failli oublier : entendre «  Glory to the Brave  » sur scène… ben ça fait dresser les poils et Dieu sait que, nous, les métalleux, on en a, des poils !

Joh


 

 
© essgraphics 2011