JEAN LOUIS AUBERT le 17 mars 2006 Zénith, Paris  

C'est dans un Zénith aux trois quarts plein que devait se dérouler le dernier concert de Jean-Louis Aubert d'une série de trois dates à Paris. En guise d'apéritif, un homme seul en scène débarque avec sa guitare et nous chante cinq chansons comme ça. On saluera la performance, il est en effet difficile de se produire seul devant autant de monde. Malheureusement, c'est une variété sans relief qui ne suscite que des applaudissements encourageants mais néanmoins polis de la part d'un parterre légèrement somnolent.

Place au Jean-Louis qui décide de marquer le coup d'entrée de jeu en présentant son premier morceau depuis le public. Il rejoint la scène en chantant entouré d'un service de sécurité conséquent mais presque inutile tant le public reste respectueux de l'artiste en évitant de trop le bousculer.

Le concert démarre vraiment avec "La Bombe Humaine" distillant un parfum de rock qui, décidément, n'a pas pris une seule ride. Les guitares crachent, bien que très crunchy pour du rock, et la voix un peu trop en avant pour du rock dur fait mouche, le public est d'ores et déjà acquis à la cause du chanteur.

Suivent quelques titres, dont le single du dernier album qui fonctionne parfaitement sur scène, avant que Jean Louis ne se saisisse de sa guitare Folk douze cordes et entame ce que j'appellerais le "quart d'heure ballade". Les plus connaisseurs de la carrière solo seront à la fête devant cette série de chansons. Les autres attendront patiemment que cela passe en essayant de lutter contre un endormissement latent après une dure journée de labeur.

Au moment où tout le monde croit qu'Aubert a rangé sa fougue et est définitivement passé dans le camp de la variété, il nous balance une sauce bien âpre, une sauce qui fait bourdonner les oreilles et réveille les sens ! Dans le désordre quelques reprises de téléphone « ça (c'est vraiment toi) », un extrait de « Eléctri-cité », « Le Jour s'est Levé » improvisé à la dernière minute, «Fleur de ma Ville » à la demande d'un spectateur des premiers rangs, « Taxi Las » mais aussi des titres de son répertoire solo des débuts comme « Temps à Nouveau », « Le Jour se Lève Encore », « Quand Paris s'Eteint », « Juste Une Illusion », « Locataire », « Tel est L'amour ».

Pas moins de trois rappels : M. Aubert n'a décidément pas envie de finir son concert. « Un autre monde », «New York Avec Toi » et « Voilà c'est Fini » pour clôturer son tour de chant devant un public rassasié.

Mention spéciale à l'équipe technique qui, non contente de nous avoir livré un son clair tout au long de la soirée, a également enchanté nos yeux avec des jeux de lumières grandiloquents !


V.