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WASTEFALL + PAIN OF SALVATION à Paris, l'Elysée Montmartre, samedi 3 mars 2007.

Wastefall démarre le concert dans un Elysée Montmartre non complet. La dimension de la salle a même été réduite en largeur par des rideaux fermés de chaque côté de l'ancien théâtre. La présence des grecs pour ouvrir n'est pas étonnante tant le style est proche de la tête d'affiche ; voix proche de celle de Daniel Gildenlow, nombreux breaks…Le groupe a joué quarante-cinq minutes leur métal progressif avec des morceaux majoritairement issus de leur troisième et dernier opus en date, c'est-à-dire Self Exile. L'accueil qu'ils reçurent fût plutôt chaleureux ; une poignée de spectateur est déjà fan tandis que d'autres, découvrant le soir même, restent parfois rebutés par le chant. Ayant découvert leur dernier album quelques semaines avant le concert, il m'a fallu plusieurs écoutes avant d'accepter et apprécier la voix de Domenik Papaemmanouil. Cependant, Wastefall n'appartient pas à ces quelques groupes qui une fois sur scène n'offre plus la technicité des albums studio. Sur ce point, les cinq musiciens ont donné une belle performance.

Une fois n'est pas coutume, la set-list de Pain Of Salvation ne débute pas par le fameux Used mais par Scarsick, premier titre du dernier album. Daniel Gildenlow, toujours aussi présent en tant que front man ne manquera pas de nous présenter leur nouveau bassiste, Simon Andersson, qui se montrera plus chaleureux que son prédécesseur, n'hésitant pas à blaguer avec l'appui du duo de guitaristes Gildenlow/Hallgren entre les titres. L'original America s'en suit. Puis le groupe remonte le temps jusqu'en 1997 pour revenir sur l'album Entropia. Nightmist et ! (Foreword) seront interprétés (également par le public qui n'hésite pas à chanter sur quelques refrains) avant de continuer chronologiquement par Handful Of Nothing extrait de One Hour By The Concrete Lake. Le groupe ne chôme pas et même si le claviériste Fredrik Hermansson et le batteur Johan Langell restent en arrière, on ne peut oublier leurs présences. Le très efficace Ashes, premier extrait The Perfect Element part I de la soirée permet de headbanguer copieusement. Passant à l'opus Remedy Lane, Pain Of Salvation nous tranquillise avec une version d'Undertow des plus calmes (trop calme même !) quasi acoustique dont l'introduction se prolongea a capela. La ballade This Heart Of Mine nous apaise encore un peu plus avant la remise à contribution de nos nuques sur Chain Sling. Le chanteur nous invite à passer, je cite, à « l'album difficile ». Sieur Gildenlow fait bien sûr référence au conceptuel et orchestral Be. Il annonce l'entrée de l'orchestre et fait mine de patienter…Evidemment, pas d'orchestre. Les plaisanteries s'enchaînent ; « ce sont des drogués, ils ont dû rester en Hollande », « Nous ne les avons pas oublié dans le bus plutôt ? », « Non, il n'y a pas assez de place pour eux dans le bus ! ». L'absence d'orchestre n'empêchera pas les suédois d'interpréter Diffidentia (Breaching the core). Et finalement, Scarsick ; après le métallique Flame to the Moth, le dernier titre est introduit par un « Let's disco ! » qui laisse deviner le titre. Entre ces deux morceaux, Daniel aura enfilé une perruque bleue prêtée par un fan. Changement de jeu de lumière pour Disco Queen et la salle se transforme en une sorte de possible boîte de nuit sur le refrain !

Les suédois quittent promptement la scène avant de revenir pour un généreux rappel. Concernant la reprise non révélée par Johan Hallgren lors de son interview, il s'agissait en fait du titre Hallelujah de Leonard Cohen. Le cover imaginé par Pain Of Salvation ne vaut pas celui de Jeff Buckley mais l'hommage est tout de même bel et bien là. Le groupe reprend son répertoire pour l'avant dernier titre de ce show ; Cribcaged. Et finalement, ils ne nous laisseront pas repartir suite à une des (trop) nombreuses ballades mais sur Used !

Les musiciens se sont donnés pendant deux heures et leur talent pour investir la scène n'est plus à démontrer ! Malgré des ballades qui cassaient un peu trop le rythme du live, un chant légèrement poussé dans les aigus ce soir là et quelques « tubes » non joués (mais ils ne peuvent pas tous être interprétés en un concert, si ?!), Pain Of Salvation nous a offert une belle et agréable prestation !

c r i c h t i n e

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