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PARADISE LOST le 13 septembre 2007, Elysée Montmartre, Paris

Le mois de septembre ! C'est la rentrée pour des milliers d'étudiants, la fin des vacances pour les travailleurs et le retour à un rythme de vie qui nous emmène tout droit vers Noël. C'est aussi la rentrée des concerts après deux mois consacrés aux festivals (plus ou moins réussis). Ce soir, pour reprendre en douceur, rien de tel que de se faire un Paradise lost. Une valeur sure qui va nous remettre gentiment dans l'ambiance des salles obscures, où la bière est reine et les décibels de sortie.
Ce soir, c'est une ambiance bonne enfant. La plupart ont déjà vu les maîtres anglais une ou plusieurs fois et la moyenne d'âge sent bon la trentaine passée (Pas d'émo méchés et ça fait du bien !). L'Élysée n'est pas en configuration maximale mais la salle est tout de même bien remplie, et on s'apprête à passer une bonne soirée.

Pour ce qui est du premier groupe, Neurosonic, que dire de plus hormis que c'était un sous Korn indigeste ? Même si les membres du groupe se sont bougés sur le devant de la scène, rien n'y fait et on se demande bien pourquoi ils tournent avec PL. Le son est très moyen et on en profite pour aller se prendre une petite bière au bar en attendant la fin du carnage.
Ensuite viendra Eyes of eden. Cette fois on a droit à un sous Delain. La prestation scénique est quasi-nulle, mais le son est un peu plus clair. On aura l'impression d'avoir la même chanson en mid tempo pendant 30 minutes et l'ennui se fait vite sentir. Le public applaudira gentiment mais sans plus. Il est temps de passer aux choses sérieuses !

Paradise lost débarque sur scène pour défendre son nouveau bébé « In requiem ».Comme à son habitude, aucun décor ne installé sur scène hormis un backdrop. Nos 5 anglais se placent toujours au même endroit au centimètre prêt. On ne leur en voudra pas et nous savions très bien à quoi nous attendre. Une fois encore, le groupe va nous concocter un show carré du point de vue de l'interprétation. Leur set-list sera bien ficelée et les titres du nouvel album s'englobent parfaitement avec les plus anciens. D'ailleurs, ce seront ces derniers qui auront le plus la côte ce soir. Les « Pity the sadness » et autre « As i die » seront repris en cur par la foule toute acquise au dieu Holmes et ses sbires. Difficile pour le groupe de passer en revu tout son répertoire, mais quel bonheur de retrouvé un «  So much is lost » tiré du contre versé mais excellent « Host ». La machine anglaise est bien huilée et ne perdra pas de temps entre les titres. La communication avec le public est comme toujours quasi nulle, mais comment changer cette habitude après tant d'années ? De toute façon, on s'en moque. Le son est enfin bon et pas trop fort. Seul petit bémol, comme assez souvent, on aurait voulu que la voix de N.Holmes soit un peu plus mise en avant. On n'a pas le temps de s'ennuyer que déjà arrive « Say just words » qui viendra clore cette nouvelle date parisienne.

Il est 22h30, et notre public de trentenaires peut gentiment se rentrer après avoir profiter d'un concert sympathique. Le groupe a réussi à délivrer un set carré, avec le parfait mélange de nouveautés et de chansons pour « best of ». On ne s'en lasse pas et on en redemande.

A une prochaine fois.

Jerem13

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