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SLASH feat. Myles Kennedy & The Conspirators

Zénith, Paris 13/11/14



Set List du  12 novembre:

Ghost
Nightrain (Guns N' Roses)
Standing in the Sun
Avalon
Back from Cali
Stone Blind
You Could Be Mine (Guns N' Roses)
Shadow Life (live premiere)
Doctor Alibi (Todd Kerns on lead vocals)
You're Crazy (Guns N' Roses) (Todd Kerns on lead vocals)
Wicked Stone
Mr. Brownstone (Guns N' Roses)
Beneath the Savage Sun
Rocket Queen + solo (Guns N' Roses)
Bent to Fly
World on Fire
Anastasia
Sweet Child O' Mine (Guns N' Roses)
Slither (Velvet Revolver) Rappel :
Paradise City (Guns N' Roses)

Set list du 13 novembre

You're a Lie
Nightrain (Guns N' Roses)
Halo
Avalon
Back from Cali
Automatic Overdrive
You Could Be Mine (Guns N' Roses)
Mean Bone (Slash's Snakepit)
Doctor Alibi (Todd Kerns on vocals)
Out Ta Get Me (Guns N' Roses) (Todd Kerns on vocals)
Wicked Stone
Beneath the Savage Sun
Fall to Pieces (Velvet Revolver)
Rocket Queen (Guns N' Roses)
Bent to Fly
World on Fire
Anastasia
Sweet Child O' Mine (Guns N' Roses)
Slither (Velvet Revolver) Rappel :
Paradise City (Guns N' Roses)

 


C'est Monster Truck qui a la lourde charge d'ouvrir pour Slash et ses conspirateurs. Ce groupe pratique un hard rock aux ambiances très seventies mais avec le son d'aujourd'hui. On retrouve, sur scène, un chanteur/bassiste, un guitariste, un clavier et une batterie. Les titres s'enchainent, le public réagit plutôt bien, l'accueil est bon. Malheureusement, à trois titres de la fin, le groupe se lance dans un morceau planant qui n'en finit plus et décourage les plus motivés. Monster Truck reste néanmoins une première partie agréable qui, certes, n'a pas inventé la poudre, mais l'aura fait assez parler pour laisser un bon souvenir.

Slash débarque à son tour et démarre le show par Ghost, le titre qui ouvre le disque qui a relancé sa carrière solo. A l'origine, c'est Ian Atsbury qui interprète ce titre, mais Miles Kennedy se l'est bien vite approprié, on peut même dire qu'il se balade et il en sera de même sur tous les morceaux de ce concert. On reste dans l'efficacité avec Nightrain des Guns, avant d'enchaîner sur les premiers titres des deux derniers albums. Le public adhère complètement, le son est un peu criard mais, comme il n'est pas trop fort, on entend bien. Après, un autre vieux titre, You Could Be Mine, met tout le monde d'accord. C'est le moment que le groupe choisit pour présenter du neuf. Slash et sa bande propose Shadow Life qui figurera sur le prochain album. C'est toujours difficile de juger un titre qu'on découvre en live, tout ce qu'on pourra dire avec sureté, c'est que ça reste dans la lignée de ce que l'on connait déjà, pour le reste il faudra attendre une version studio pour mieux se rendre compte.

Sur les deux titres suivants, Miles Kennedy fait une pause et laisse le bassiste Todd Kerns prendre la voix lead. Ce dernier assure quasiment aussi bien que Miles, on est loin de l'instrumentiste qui se fait plaisir au détriment de la qualité, c'est un vrai chanteur (il était chanteur/guitariste dans le groupe canadien The Age Of Electric). Miles reprend le micro et alterne des titres actuels avec quelques reprises des Guns (voir set list).

Puis arrive Rocket Queen. Tout se passe pour le mieux jusqu'au solo. Slash part alors dans une diatribe sonore en solitaire de plus de vingt minutes. Le monsieur reste un excellent guitariste, mais la branlette n'est pas forcément l'exercice dans lequel il s'en sort le mieux. Dans le public, on sent que c'est trop long (et même si Slash avait été un démonstrateur hors pair, ç'aurait quand-même été trop long). Dans les gradins, les gens s'assoient, regardent autour d'eux, allument les portables, bref c'est typiquement le genre d'exercice qui perd tous les non-connaisseurs. Et, entre nous, mêmes les connaisseurs se sont un peu fait chier, car ce solo manquait cruellement de construction. Par vagues, Slash commence par un son bluesy typiquement Marshall et l'intensité monte, puis passe en son plus saturé et nous refait le même schéma. Ce cheminement nous sera servi au moins quatre fois de suite... avec tout de même pas mal de plans qui se ressemblent. Même Zakk Wild, réputé pour improviser toujours les mêmes gammes aurait été un peu plus varié. Bref, pour un solo, mieux vaut trop court que trop long.

Après avoir fait retomber la pression aussi longtemps, pas simple de relancer la machine. C'est sans compter l'efficacité des deux titres suivants qui font mouche. Miles est assez effacé sur scène, il profite des solos pour serrer les mains au premier rang ou pour reprendre son souffle à côté de la batterie, humble. Pourtant, il assure sans jamais faillir, tout comme il sait le faire dans Alter Bridge. Sur les titres des Guns, il arrive à faire oublier Axl à tel point qu'on regrette presque la facilité avec laquelle il arrive à reprendre ces titres. On aurait aimé le sentir un peu plus sur la réserve pour pousser un peu plus en intensité sur certains passages.

Anastasia démarre et, là, c'est l'apothéose. On voit bien que ce titre est LE titre de cette nouvelle carrière solo. Slash démontre, encore une fois, son savoir-faire en balançant le riff avec facilité. Et quel bon choix d'enchaîner sur Sweet Child O Mine juste derrière ! S'il y a bien deux titres affiliés ce sont ces deux-là !

Pour clore le set avant rappel, le groupe reprend un titre de Velvet Revolver dont on attend des suites avec impatience ! Slither enfonce le clou et rappelle que Slash reste l'homme de plusieurs projets, tous un peu différents mais tous avec sa patte fonctionnant comme une sorte de liant et assurant son succès.

En rappel, Paradise City fait office de d'anthologie, on imagine mal comment le show pourrait se passer d'un tel final. Un seul titre en rappel, mais le groupe nous aura comblés pendant presque deux heures sans faillir. Certes, le solo aurait pu être plus court et permettre un ou deux titres de plus, mais rien ne dit que si Slash avait écourté on y aurait eut droit ! Au final, ce 12 novembre aura été bien rock n roll, Slash confirme qu'il peut se passer des Guns, Miles prouve qu'il est à sa place dans cette formation, autant que dans son groupe Alter Bridge et le public repart repu et ravi, la tête résonnant encore des classiques et des futurs classiques du rock.

En prime, on pourra saluer la démarche de proposer une set-list légèrement différente pour les fans qui auront passé les deux soirées au zénith

V.

 

 
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