STONE SOUR
Le Bataclan, Paris
le 25/11/12


Setlist :

Gone Sovereign
Absolute Zero
Mission Statement
Hell & Consequences
Orchids
Made of Scars
A Rumor of Skin
Reborn
Monolith
Blotter
Your God
RU486
Say You'll Haunt Me
Digital (Did You Tell)

Rappels :
Nutshell ( Alice In Chains cover)
Bother
Through Glass
30/30-150

 

S T O N E   S O U R
Le Bataclan, Paris 25/11/12

5 ans que Stone Sour n'était pas venu défendre sa musique en live chez nous en France. C'est une fois de plus au Bataclan que le groupe a choisi de donner le tout premier concert de sa tournée européenne. C'est décidément une salle qui leur réussit puisque, pour l'occasion, c'est complet.

Ce sont les anglais de Hounds qui engagent les hostilités. Le groupe pratique un punk indus froid devant un public assez peu intéressé. L'accueil sera tout juste poli. Le groupe, de son côté, ne fera pas d'effort pour plus communiquer et le set devient assez vite ennuyeux, malgré un éclairage correct pour une première partie. On en vient à regretter Papa Roach qui ouvrira le show sur le reste de la tournée en Europe…

Stone Sour investit rapidement la scène. C'est avec le single de leur premier album que le groupe démarre. Le titre fait mouche sur le public qui semble conquis d'entrée de jeu. La fosse commence à pogotter sérieusement et on repère déjà quelques slams (pas la poésie de Grand Corps Malade, hein) et autre portages en règle. Il en ira de même tout au long du concert. L'ambiance est bel et bien présente et la jeunesse fougueuse de l'assemblée s'exprime avec joie.

Sur scène, Corey se démène, il bouge, headbang, prend la pose, bref, il fait le show. Heureusement qu'il est là, car le reste du groupe est plutôt statique. C'est d'autant plus flagrant que Jim Roots mesurant plus de 2 mètres, il est difficile de le manquer. Josh Rand, de son côté, reste d'une rare transparence. Guitare trop haute pour l'imagerie Rock, une Ibanez de Shredder dans les mains pour jouer du néo metal, on pourrait se demander s'il ne s'est pas trompé de groupe. Le bassiste, quant à lui, se remarque plus à sa barbe qu'à sa motricité. Et malgré tout, ça le fait ! Ça joue bien, ça envoie mémé dans les cordes, ça donne la patate ! On passera sur le quart d'heure culte du chanteur, avec Corey seul en scène nous balançant quelques trucs bien mièvres (ce qui n'est pas sans nous rappeler le même genre de démarche au piano dans Angra période André Matos) en guise de relance après le rappel pour finir en apothéose sur «  30/30-150 », l'un de leur titre les plus efficaces.

Niveau lumières, on reste dans le classique : pas trop de fioritures, ni d'originalité. Dommage, pour le concert de Danko Jones, on avait pu voir qu'il était possible de proposer un jeu de lumière un peu perso, même dans une petite salle. Le son était, quant à lui, un peu sourd avec des graves biens trop présents, surtout en fond de salle. Mais ne boudons pas notre plaisir : ça restait tout à fait acceptable pour ce type de salle.

Au final le groupe aura joué 1h30. Une sorte de minimum syndical qui fait qu'on ne peut pas dire qu'on n'en a pas pour son argent mais qui laisse aussi penser que le groupe aurait pu jouer un ou deux titres supplémentaires pour montrer qu'ils étaient mieux avec nous que dans leur car de tournée.

Stone Sour enfoncent donc le clou et nous rappellent, 5 ans plus tard, qu'ils sont toujours là. Remplir le Bataclan ne semble plus leur poser de problème, l'étape suivante devrait être de tenter une salle plus grande. Le Zenith ? Chiche !

V.

 

 
Ultrarock : 13 av Charles de Gaulle, escalier D, 78230 Le Pecq, France  

© essgraphics 2011