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KORN The Nothing
Roadrunner / Elektra

Treizième album, composé de treize chansons, dans les bacs un vendredi 13, les américains de KORN ne pouvaient pas trouver meilleure ambiance pour la sortie de "The Nothing".

La suite de "The Serenity of Suffering" (2016) est beaucoup plus sombre, et colle parfaitement à l'état d'esprit de Jonathan Davis (Chant) qui n'en finit pas de traverser des années éprouvantes. Comme si sa vie n'était pas suffisamment tourmentée, il a dû faire face à la maladie de son fils et au décès de son ex-femme. Comme à chaque fois, il a plongé corps et âme dans la musique, la meilleure thérapie à ses problèmes.

Le titre de ce nouvel album fait référence au film de science-fiction de 1984, "The Never Ending Story" (L’histoire sans fin), où le monde se fait détruire par le néant, "The Nothing". Entre lumière et ténèbres, le fer de lance du genre nu-metal depuis plus d'un quart de siècle continue à trimbaler sa déprime. Alors, bienvenue dans le monde angoissant de KORN !

Les premiers singles "Cold", "You'll Never Find Me" et "Can You Hear Me" restent dans l'esprit du KORN que l'on connait. Une sage décision avant la sortie de "The Nothing", parce que la piste d'ouverture, "The End Begins", donne vraiment des frissons. Cornemuse et complainte pleurnicharde, ça commence très fort !

Comme à chaque fois, Jonathan Davis est habité par les chansons, sa voix traduit parfaitement les émotions qu'il a mises dans les paroles, parfois plus que d'autres comme avec "The Ringmaster". Brian "Head" Welch (Guitare), James "Munky" Shaffer (Guitare), Reginald "Fieldy" Arvizu (Basse) et Ray Luzier (Batterie) ont toujours réussi à appréhender la noirceur de leur chanteur charismatique. Des guitares bien épaisses sur "Idiosyncrasy", une rythmique au top sur "Gravity of Discomfort" et un son qui fait penser à celui de leur potes de Slipknot avec "The Darkness Is Revealing".

Grand moment de confusion sur "The Seduction of Indulgence", un interlude fort d'une batterie qui fusionne avec des percussions, avant le calme de "Finally Free", libérateur. Une deuxième partie d'album beaucoup plus prometteuse, avec des morceaux aux touches électro, diverses et variées : "H@rd3r", "This Loss", ou "Surrender to Failure" qui, malgré le contexte, donne un peu d'espoir.

Les idées noires tournent souvent en boucle et ne sont pas évidentes à coucher sur une partition. "The Nothing" souffre de cette lourdeur, étouffante, et cette sensation de redondance par moments. Souhaitons à KORN des jours meilleurs !

"Je dirais que c'est comme une continuation de notre dernier disque. Il est vraiment très lourd et énergique. Nous sommes à la racine de ce que Korn est, dans notre son, dans les paroles et dans la sensation des chansons. Et donc ce que Korn a commencé à être, je sens que nous le faisons bien maintenant." ~ Brian "Head" Welch

Mon TOP 5 : H@rd3r,The Ringmaster, You'll Never Find Me, Can You Hear Me, Finally Free

Le site : https://kornofficial.com

Aidan N. LeFloch


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