B L A C K  L A B E L  S O C I E T Y The Song Remains Not The Same II

 


 

Il fallait bien qu’il nous refasse le coup à un moment, ça faisait trop longtemps que Zakk Wylde n’avait pas proposé une interprétation alternative de ses propres compositions en version semi-acoustique, approche qu’il avait initiée avec son premier album solo, Book Of Shadows, sorti en 1996, presqu’intégralement joué sur acoustique et déjà utilisée sur “The Song Remains Not The Same” en 2011… Même le titre de l’album annonce la couleur. Au moins, il n’y a pas tromperie sur la marchandise : on va avoir droit à Zakk qui fait des covers de Zakk.

Alors oui, je précise d’avance, je vais utiliser le nom de Zakk plus souvent que celui du groupe, même si le groupe est présent sur l’album, bien évidemment, mais ce genre d’exercice, c’est la petite douceur personnelle du boss…

Donc, si on regarde le Book Of Shadows de 96 pour tenter un parallèle, on est dans la même veine, clairement, et si parfois les versions heavy présentes sur les albums plus traditionnels peuvent avoir tendance à sonner un peu répétitives, les alléger et les présenter de sous une forme plus “folk” ou “orchestrée” permet d’en saisir les subtilités de manière accentuée (“Graveyard Disciples”).

Les influences southern rock sont également présentes sur les inédits “Boogie Man Funk“ et “Swamp Song” qui sonnent comme de bonnes grosses jams issues des sessions de “Pride & Glory”. La voix de Zakk se fait plus riche et mélodique qu’on en a l’habitude sur les vingt-deux titres qui composent l’album grâce à cette variété d’approche des morceaux, les compositions sonnent forcément instantanément plus classique et sont donc plus abordables pour les moins habitués au gros son qui tache fort que Black Label Society propose généralement (ceci-dit, tous les albums contiennent des morceaux dans la veine de celui-ci).

Pour ceux qui voient Zakk comme un Redneck qui joue du gros qui tache (il est pourtant du New Jersey, donc pas franchement Redneck “d’origine”), c’est une bonne occasion de découvrir ses influences plus pop 70’s comme Elton John ou Bob Dylan, influences qu’il a parfaitement intégrées comme en témoignent des titres comme “Time Waits For No One” et, pour ceux qui aiment les guitaristes qui savent vraiment faire sonner l’instrument, le toucher très particulier de Zakk fait ici des merveilles et confère une véritable identité à l'interprétation. C’est d’ailleurs la même chose pour le chant, impossible de ne pas noter le talent d’interprétation et le feeling qui se dégage de chaque phrase prononcée, qu’on apprécie ou pas le timbre de voix.

Ce qui fait également l’intérêt de l’album, c’est d’avoir inclus des morceaux uniquement présents sur différentes éditions internationales du précédent (“Hell and Fire”, “The Nomad”, Dark Side Of The Sun” et “Blind Man”), ce qui est plutôt une idée sympa pour éviter d’avoir à acheter trois éditions du précédent pour compléter son intégrale du groupe.

Du bon Black Label Society presque toujours en mode musique d’ambiance cool, un Zakk qui n’a plus à démontrer son talent depuis longtemps et livre un album de bonne facture, varié, largement basé sur un recyclage de ses propres œuvres, mais tout le monde sait que le recyclage c’est bon pour la planète, alors, pourquoi se priver ?

Le site: http://www.blacklabelsociety.com
Chris

 


 
 
 
 

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