P A R A L L E L   M I N D S
Interview de Grégory Giraudo et Stéphane Fradet, réalisée par Romain via Skype, le 24 juin.

 

Après être tombé sur les deux albums de PARALLEL MINDS en fouillant sur la toile, il s'avère que ceux-ci étaient disposés à répondre à nos questions, pour notre plus grand plaisir.

Salut Greg et salut Stef, comment ça va, là où vous vous trouvez ?

Greg : ça va très très bien !

Tant mieux ! Je sais que Stef est en Ile-de-France, toi Greg t'es de quel coin ?

G : Je suis dans le sud-est, près de Toulon, une petite ville qui s'appelle Brignoles.

Donc vous n'allez pas vous voir tous les jours …

Stef : Non ! Exactement...

Pour vous présenter rapidement, j'ai donc deux albums, un EP et un single dons nous allons parler, pourriez-vous dans un premier temps me présenter votre parcours musical, avant PARALLEL MINDS, puis comment vous vous êtes retrouvé à lancer ce projet ?

G : Je suis guitariste depuis pas mal d'années, j'ai eu pas mal de projets dont certains qui fonctionnent encore. Pour PARALLEL MINDS au départ, Stef et moi sommes cousins, donc on se connaît depuis que je suis né, c'est une entreprise familiale ! On a commencé à évoquer le projet en 2010, au départ sous un autre nom. J'avais un morceau en tête que j'ai présenté à Stef, il est venu chez moi une après-midi, on a enregistré ça, et ça a été le début d'une collaboration musicale qui n'avait pas pour but de faire un groupe. Ça a évolué petit à petit, je dirais à partir de 2012/13 qu'on a commencé à se dire qu'il serait temps de faire quelque chose de plus sérieux. On sort le premier album en 2015.
Pour le premier album on a eu la joie d'avoir Francky Costanza qui a assuré les batteries (ndr : ex-DAGOBA, AVATAR OF HATE, BLAZING WAR MACHINE) en tant que musicien de studio, après il était clair qu'il n'allait pas faire partie du groupe, il nous a juste fait l'album, donc on s'est mis en quête d'autres musiciens, on a trouvé Eric Manella, avec qui on officie actuellement. Pour les bassistes, c'est compliqué. On navigue un peu entre les bassistes, donc c'est surtout un projet à trois pour le moment, en attendant de trouver notre quatrième larron. J'ai fait court !

C'était très bien ! Stef, tu veux rajouter quelque chose ?

S : J'ai presque sept ans de plus que Greg, en fait on a tout fait en décalé. J'ai eu un groupe pendant 8, 9 ans de façon très sérieuse qui s'appelait FALKIRK, et on a arrêté quand Greg a commencé, à une vache près ! J'avais arrêté car c'était trop de temps, d'investissement, et plus assez d'envie, et comme a dit Greg, il y avait un titre dont il ne savait pas trop quoi faire, pour le fun, on l'a enregistré, et ça m'a redonné l'envie d'écrire des trucs. De fil en aiguille, on a eu 2, 3, 4 chansons et au bout d'un moment on en a eu 8, et on se voyait pas les garder sous le coude sans rien en faire.

C'est quoi, PARALLEL MINDS, comme genre ? Sur le net, on trouve « Progressive groove ». Au début j'étais surpris, puis j'ai écouté votre discographie et... j'ai presque trouvé ça correct au final. Vous êtes d'accord avec cette définition ?

G : Je ne sais pas exactement d'où est venue cette histoire de « groove progressif », c'est pas de nous en tout cas, mais y'a plusieurs chroniques en effet qui nous ont étiqueté sous ce titre-là, on a un peu du mal avec les étiquettes, car on écoute pas mal de trucs différends. Déjà si tu compares le premier album et le deuxième les influences sont un peu différentes, sans passer complètement du coq à l'âne. Les influences prog oui on en a, c'est clair, mais quelqu'un qui écoute vraiment du prog, genre DREAM THEATER, et qui nous écoute, ça ne va peut-être pas lui convenir, parce qu'il n'y a pas le côté hyper-démonstratif, mais en même temps y'a un côté hyper sophistiqué, des mesures un petit peu à la con, y'a quand même des éléments. C'est surtout moi qui apporte ces éléments-là.
Mais à côté, y'a aussi des éléments plus vénèr, plus thrash, qui font partie de nos influences, l'aspect groove est présent avec certains morceaux un peu plus mid-tempo, qui peuvent évoquer PANTERA, c'est assez varié. On navigue entre plein de trucs, sans essayer de coller à un style précis, si ce n'est le métal, en général, qui reste le dénominateur commun. Après, tu peux appeler ça comme tu veux, tout pourrait coller dans une certaine mesure.

Attaquons avec votre premier album « Headlong disaster », sorti en 2015, 8 titres originaux et deux reprises (SCORPIONS et IRON MAIDEN), pouvez-vous me décrire l'élaboration du disque, le temps que ça a pris, et si vous avez eu des difficultés particulières ?

S : Pas vraiment en fait, en général c'est hyper-itératif, on fonctionne comme ça : il m'envoie une idée, en principe deux ou trois jours après je lui renvoie un truc. Il y a des titres qui sortent immédiatement, et d'autres qui demandent un peu plus de travail et ne sortent pas naturellement, mais globalement c'est quand même assez facile, mis à part pour la grosse pièce de vingt minutes, « Hypérion » qui a demandé beaucoup plus de travail, c'est cinq ou six morceaux en un, les autres sont sortis assez facilement.
C'est aussi là qu'est le clin d'œil avec PARALLEL MINDS, c'est qu'on est vraiment sur la même longueur d'onde, et c'est très facile d'échanger systématiquement.
G : Pour sortir l'album ça a été long, mais parce que ce n'était pas la perspective de départ, ni de faire un album, ni de faire un groupe. On faisait ça un peu quand on avait le temps, moi j'étais vachement occupé avec mon autre groupe COEXISTENCE, donc c'était vraiment un projet « à côté ». On a vraiment commencé à réfléchir à l'album en 2013, au final ça nous a pris environ deux ans. Y'a eu plein de choses, le fait de trouver Francky, de le préparer pour l'album, qu'il enregistre, le mixage qui a aussi été très long parce qu'on le fait nous-même, on s'étale un peu, on fait les choses de manière un peu artisanale, mais on avait le temps aussi. On n'avait pas spécialement d'impératif pour le sortir.

Vous avez pris le temps et n'aviez pas de pression.

G : C'est ça. On a vraiment fait les choses à notre rythme, donc trois ans ça peut paraître long, mais moi ça ne m'a pas paru tant que ça. Une des particularités par rapport aux autres groupes que j'ai pu avoir c'est que souvent les morceaux partent d'une idée de Stef, une idée vocale, puisqu'il n'est pas instrumentiste, donc il m'envoie une idée de voix, et je rebondis dessus de manière instrumentale. C'est un processus qui est assez particulier à ce groupe-là. J'avais jamais procédé de cette façon, et c'est ce qui donne un peu la touche personnelle de ce projet.

J'aimerai que qu'on s'attarde un peu sur « Hypérion », morceau de bravoure de 20 minutes dont l'ampleur aurait pu justifier un EP à lui seul d'ailleurs ! Déjà le titre, ça vient du mythe grec, ou c'est le bouquin de Frank Herbert ?

G et S en cœur : c'est Dan Simmons (ndr : l'inculture crasse des chroniqueurs intervieweurs étalée au grand jour) !

C'est Dan Simmons... Frank Herbert, n'importe quoi...

S : Ce sont parmi les stars de la SF. C'est bien le bouquin auquel on voue un culte sans bornes. En général je préfère écrire sur les trucs un peu d'actualité, ou des thèmes un peu introspectifs, des choses un peu plus à hauteur d'homme, là ça nous plaisait bien de faire un truc un peu à rallonge et de nous éloigner des thèmes un peu trop terre-à-terre. Dans tous les grands albums qu'on admire il y a souvent une grande pièce centrale, dans tous les vieux MAIDEN, les SYMPHONY X, les trucs comme ça, les ICED EARTH, pas forcément centrale dans le disque, mais vraiment la pièce qui dure quinze/vingt minutes, et on est assez attachés à ce truc-là. On voulait faire notre version de ça.

Et puis ça doit représenter un challenge intéressant de composer un truc aussi ambitieux que ça !

S: ça oui, ça a été assez difficile.
G: C'est vraiment un puzzle, tu composes les parties séparément comme si c'était plusieurs morceaux, avec une idée « guide » qui te permet de savoir que telle partie va au début, mais tu ne sais pas comment tout va s'emboîter. C'est vraiment une aventure de composer un truc comme ça, il y a beaucoup d'itérations. Presque dix minutes de morceau qu'on a mis à la poubelle parce qu'au final ça ne me plaisait plus. On a passé certainement autant de temps sur ce morceau-là que sur tout le reste de l'album cumulé. C'est un univers à part. Un album dans l'album.

Mon titre préféré dans l'album, c'est Migdal Bavel. Vous pouvez me dire d'où ça vient, et ce que ça raconte ?

S : On l'a composé très rapidement à la base, j'étais venu quatre/cinq jours chez toi ?
G : Ouais.
S: Je me rappelle qu'on l'avait quasiment composé dans la journée, en tout cas la structure. Les idées viennent très très vite. C'est sur le mythe de la Tour de Babel, peu de temps avant j'étais allé en Jordanie, et ça m'avais vachement marqué. J'avais déjà ces idées dans le désert, en allant voir Petra, tous ces trucs qui font voyager mon imagination à fond, et j'avais cette idée-là.

Je ne vous embête pas plus longtemps sur « Headlong Disaster », mais j'aimerais un petit topo sur le single, « Spanish Disaster », à savoir « Reborn through Hate » et « 1000 Minds Away » en espagnol, je ne me risque pas à la prononciation vu que moi j'ai fait germanico-teuton en LV2...

S: Moi aussi !

Pourquoi l'espagnol ?

S : Pour le fun ! Ma femme est colombienne, ce qui m'a permis d'apprendre à parler correctement espagnol avec elle, mais sinon au départ j'ai fait anglais/allemand comme toi. Pour le fun j'avais envie de chanter une version dans une langue dont j'ai pas l'habitude. Par ailleurs en Amérique Latine, le metal est extrêmement populaire, beaucoup plus qu'ici, histoire de faire une petite porte d'entrée, si possible.

Passons à l'EP, « Unplugged Disaster », avec notamment une reprise de SAVATAGE et de CONCEPTION. Je ne connais pas ce dernier groupe, alors j'ai écouté ça comme un titre original. Que pouvez-vous m'en dire ?

G: CONCEPTION, ça a pour nous une signification particulière, car notre nom de groupe, PARALLEL MINDS, vient d'un titre de leur deuxième album. On aurait pu reprendre carrément le titre en question mais on n’est pas allés jusque-là, on en a pris un autre qui était plus facile à adapter en acoustique. CONCEPTION et SAVATAGE sont des groupes qu'on écoute depuis toujours, dont on est vraiment fan et qui nous inspirent, qui font partie de nos influences, ça s'est choisi tout seul et on n’a pas eu à réfléchir très longtemps. « Sleep » était déjà acoustique de base, donc ça n'a pas nécessité de gros travail de relecture. Pour le morceau de CONCEPTION, on a dû bosser un minimum pour le réadapter, mais ça s'est fait assez spontanément, assez vite. C'est des trucs qu'on a dans le sang. Ça s'est fait tout seul.

Et dernièrement, en 2019, votre deuxième album, « Every hour wounds... the last one kills », 9 titres originaux, et même question que pour « Headlong Disaster », comment s'est passée la production de l'album, mais aussi et surtout, est-ce qu'il y a eu des différences notables par rapport à la production de votre premier album ?

G : L'élément qui a changé, ça a été l'apport d'Eric à la batterie, même s'il n'est pas intégré dans le processus créatif réellement, on l'a vraiment intégré dans les choix, on a pu répéter les morceaux, il y a un côté un peu plus groove sur le deuxième album, parce qu'il y a plus une dynamique de groupe dans la rythmique guitare/basse/batterie, même si sur la base on n’a pas changé notre façon de procéder par rapport au premier album, c'est toujours une correspondance régulière entre Stef et moi. On ne s'est pas dit « tiens, il faut qu'on fonctionne différemment ». Comme ça avait bien marché pour Headlong, on s'est dit qu'on allait continuer sur cette voie.
Le fait que la musique soit un petite peu différente, c'est parce qu'on évolue, qu'on change en tant qu'êtres humains aussi donc la musique évolue en même temps, et on ne cherche pas spécialement à reproduire les mêmes choses. Par exemple on s'est demandé si on allait refaire un « Hypérion » et puis on s'est rétracté.

Dans « Every hour wounds... » on voyage pas mal, entre « Amerinds », «  Syria », et « Kolyma », le voyage fait-il partie du concept de l'album ? De quoi parlent toutes ces chansons ? Y-a-t-il un thème commun à l'album ?

S : Globalement c'est un thème... Vénèr !

Ça transparaît un peu dans la musique !

S : Je m'intéresse à pas mal de trucs, en lisant des articles, des news, je me les note dans un listing de thèmes et d'idées dont j'aimerais parler, en fonction de la musique que m'envoie Greg je choisis de piocher dans tel ou tel thème. « Amerinds » traite du génocide amérindien, qui est le pire génocide de l'histoire de l'humanité et de très très loin, et avec ma femme colombienne c'est une histoire que j'ai un peu plus creusée depuis quelques années. « Syria »... Vivant à Paris, des réfugiés syriens j'en voyais tous les jours à s'entasser dans des tentes par centaine, je pouvais rien faire à mon niveau, mais au moins je pouvais chanter sur eux et diffuser un message. « Kolyma » vient également d'une histoire que j'ai lue sur les goulags staliniens, où ils envoyaient les gens faire des routes dont la route Kolyma, jusqu'au Goulag de Sibérie, il faisait tellement froid, les gens mouraient de froid et d'épuisement, donc ils faisaient littéralement la route sur les cadavres, les os des travailleurs. C'est le genre d'histoire qui est tellement horrible et improbable que ça doit être un film ou un bouquin d'horreur. Sauf que la réalité dépasse la fiction. Ce sont des histoires horribles mais hyper-intéressantes à traiter.

J'ai un peu plombé l'ambiance avec ma question...

S : Non mais c'était important quand même ! On pourrait essayer d'écrire sur des trucs faciles aussi genre l'amour et les petits oiseaux, mais dans le metal... C'est pas évident. On choisit plutôt des thèmes assez sombres et tristes.

Comme on est en pleine période de bac, on va se faire un grand oral sur mon titre préféré de cet album « 52 hertz Whale » ; J'ai l'impression d'entendre une portion qui ressemble à « Empty Spaces », des PINK FLOYD, coïncidence ou hommage ?

G : C'est juste une coïncidence, je m'en suis moi aussi rendu compte après coup, PINK FLOYD après, c'est ma vie... même si je suis le seul dans le groupe a écouter ça ! Ça me fait plaisir que tu l'aies relevé. L'esprit PINK FLOYD est délibéré sur ce morceau-là. Et y'en a beaucoup, déguisé en metal sur plusieurs morceaux, notamment « Migdal Bavel » ou « Hypérion », que j'arrive à intégrer.

Une question maintenant un peu « crève-cœur » d'après ce que me disent certains artistes... Pour chacun d'entre vous, quel est le titre que vous préférez, et celui dont vous êtes le plus fier ?

S : J'en suis pas forcément fier, mais mon préféré c'est le premier que Greg m'a envoyé, « Ghost of Sparta » sur le premier album, parce que c'est par ce titre que tout a commencé. Même si ce n'est pas forcément la plus aboutie, j'adore. Pour le plus fier, je pourrai pas te dire... J'aurais dû me préparer avant !

Y'a une raison pour laquelle j'envoie pas les questions !

S : Ouais ! Je pense quand même à « Hypérion », parce qu'il y avait un milliard de trucs à faire, et y'a un boulot de dingue dessus, ça a été beaucoup de boulot au niveau des paroles, une tannée pour faire tenir le truc, que ça reste cohérent, pas trop redondant, suffisamment explicite, poétique, agréable... Oui, « Hypérion ».
G : Du coup, j'ai eu le temps de réfléchir pendant la réponse de Stef ! Pour le coup ce n'est pas mon préféré, mais celui que je prends le plus de plaisir à jouer, c'est « Into the Void » du premier album, pour les parties de guitare c'est celui qui me fait le plus kiffer. En terme de fierté et d'aboutissement, c'est « Hypérion », c'est sûr. Y'a tout ce qui nous représente sur ce morceau. Du thrash, des parties acoustiques, d'autres plus lourdes, tout est résumé sur ce morceau, c'est celui que je préfère à l'écoute. J'aime beaucoup aussi Migdal Bavel, mais la préférence va à « Hypérion ».

En parlant de vos influences, vous avez parlé de SAVATAGE, CONCEPTION, un petit peu de PINK FLOYD qui se cachait, qu'est-ce qu'on rajoute à ça ?

S : les trucs basiques, MAIDEN/METALLICA...
G : ceux qu'on ne dit plus parce que tout le monde les dit ! Donc c'est plus très original... En trucs plus directs (je parle en mon nom, et en tant que guitare), ICED EARTH beaucoup, NEVERMORE, SYMPHONY X, ce sont les bases de notre style, on puise beaucoup là-dedans. On en oublie certainement, on écoute beaucoup de trucs, mais ce sont ceux qu'on entend le plus dans ce qu'on fait.
S : BLIND GUARDIAN aussi.

Dont vous avez fait une cover sur votre chaîne Youtube récemment d'ailleurs... En parlant de ça, est-ce que je dois rajouter tout ce que je trouve sur ta propre chaîne Youtube Stef ? Est-ce que JUDAS PRIEST ça compte ?

S : Après, c'est comme MAIDEN, si tu fais du metal, tu les as forcément écoutés en boucle à un moment donné. Donc sur ma chaîne, on peut pas dire que ce sont mes influences, mais oui ce sont des morceaux que j'adore ! Tu ne peux pas ne pas aimer « Breaking the Law », « Electric Eye » ou « Painkiller » ! ça n'a aucun sens !

C'est quoi le futur proche de PARALLEL MINDS ? Un disque en préparation ? Un retour à la scène tandis qu'on annonce le retour des concerts ? D'autres activité musicales ? Peut-être des infidélités type projets solo ou autres collaborations illégitimes ?

G et S :…

Je vous sens tendu d'un coup !

S : C'est un peu tout ça en fait !
G : Pour être honnête on s'est briefés avant pour savoir ce qu'on pouvait te dire ou pas, il y a des choses qu'on veut tenir secrètes, on travaille depuis un moment sur un troisième bien sûr, mais on prend du temps. On est en phase de finalisation cette année. Je suis pas trop précis dans les termes... Quelque chose se profile pour un troisième album qu'on espère sortir en début d'année prochaine, ou au printemps 2022. On peut pas trop en parler mais c'est un projet plutôt énorme.
S : C'est largement plus ambitieux que ce qu'on a fait jusqu'à présent. On a quand même des morceaux qui défouraillent, un peu de tout, comme d'hab. Du thrash, du prog, de l'acoustique, comme dans les autres, mais... travaillés à un niveau encore supérieur. Une sacrée somme de travail... L'artistique pur est allé relativement vite, à part une ou deux chansons qui ont résisté, globalement, l'écriture est allée vite. Après, c'est la mise en place. On n’a pas pu répéter pendant des plombes, on n’a pas pu se voir donc la batterie a pris du retard, tout a pris plus de temps que prévu. Ça aurai dû être prêt cette année... Je pense qu'il y a des milliards de groupe qui peuvent dire a même chose. On avait commencé à se produire et toutes nos dates ont été annulées. On a joué début 2020. On cherche un peu, le problème c'est que tous les fest ont été reportés donc tous les slots sont déjà pris, donc c'est hyper-difficile de s'incruster. Dès qu'on a l'occasion de jouer live, on joue, c'est clair ! Mais pour le moment c'est compliqué. On espère justement qu'en sortant l'album un peu plus tard, ça se décante et qu'on puisse profiter de bonnes conditions pour accompagner le skeud.

Petit retour sur vos autres projets, Greg tu fais toujours partie de COEXISTENCE ?

G : C'est un projet qui est un peu mis en stand-by depuis pas mal de temps, pour des raisons diverses et plutôt personnelles, sachant que mon chanteur, Karl, vit en suède, donc c'est compliqué de se voir, d'autant plus avec la pandémie. COEXISTENCE, ce n'est pas terminé, d'ailleurs on avait bien entamé la composition d'un troisième album... Pour l'instant, c'est en stand-by. Le groupe ne fonctionne pas actuellement, il est un peu à l'arrêt. J'espère qu'on arrivera à se retrouver humainement et musicalement. J'ai un autre projet, « The Ender », un projet plus rock avec des touches progressives, y'en a toujours dans tout ce que je fais à différents degrés, on a sorti un album en 2018, et on prépare notre deuxième qui devrait sortir aussi courant de l'année prochaine. J'ai du pain sur la planche.

Stef tu étais dans FALKIRK, on te voit de temps à autre sur Youtube via ta chaîne et, récemment, tu as fait un duo avec Hubert de Metalliquoi, as-tu d'autres projets musicaux actuellement ?

S : J'ai des gars qui me contactent des fois, je fais quelques trucs, récemment une cover avec des russes sur un BLACK SABBATH, quelques demandes suite à ça, un groupe de cover de SYMPHONY X... l'avantage de Greg, c'est qu'il est musicien à part entière, moi j'ai un boulot un peu plus prenant, du coup je peux pas faire autant de trucs, j'ai que PARALLEL MINDS. Ça me prend déjà pas mal de temps, à côté je suis aussi le graphiste, donc je fais toute l'identité visuelle du groupe, les vidéos, tout. Ça me prend déjà pas mal de temps.

Enfin, la question qui tue : qu'est-ce qu'il y a dans vos playlists, qui pourrait nous surprendre, nous étonner, voire que vous auriez du mal à assumer, peut-être ? Soyez honnêtes ! Je viendrai vérifier si c'est vrai de toute façon...

G: Moi j'ai plein de trucs qui peuvent faire honte !

Mais que vous appréciez quand même d'écouter un minimum !

G : Lady Gaga ! Je ne considère pas que c'est la honte, mais pour certains métalleux ça l'est peut-être ! J'aime bien Julien Doré, c'est ce genre de petit plaisir... Après je suis pas un inconditionnel, j'en écoute pas tous les quatre matins, mais y'a pas mal de trucs très très « popisant », que j'avoue bien aimer. Je me fais des petits « kifs honteux ».

On le fait tous, ne nous cachons pas... D'ailleurs il faut que tu répondes à la question Stef ! Toi qui te caches !

G : Mais Stef il a rien de honteux !
S : Moi je suis vraiment un fils du metal donc...
G : Il aime bien MANOWAR !
S : Oui, j'aime bien MANOWAR ! Ouais voilà, plus dans ce truc-là, effectivement, j'ai bien aimé les vieux, c'est clair ! J'assume, j'adore, Eric Adams est complètement fou, ou alors les side projects à la NIGHT FLIGHT ORCHESTRA, les trucs très dansants... Sinon on part dans d'autres styles, Michael Jackson par exemple, mais franchement sinon je vois pas. Et de toute façon, j'ai pas à le cacher !

Et t'as bien raison. En général, quand je pose la question, une fois sur deux le nom qui revient, c'est ABBA... Quand des gros blackeux américains te sortent ça, ça fait drôle.

S : c'est vrai qu'ils ont des mélodies vraiment top, c'est juste l'instrumentation qui a un peu vieilli.

C'est tout pour moi, avez-vous un truc à dire à vos fans, un message à faire passer, ou une question que vous auriez aimé que je vous pose ?

G : On travaille d'arrache-pied sur ce troisième album, dont on a déjà parlé, et en message à faire passer : « ON CHERCHE UN BASSISTE ! » on a perdu le nôtre, il était là et « pouf pouf » plus là. C'est notre actualité, alors qu'on avait envie de jouer live, qu'on avait des plans qui sont tombés à l'eau, alors qu'on était au complet, et maintenant qu'on ne l'est plus, les concert redeviennent possible ! On joue de malchance, là-dessus, on espère que ça va venir et que la musique va attirer un peu les bassistes. On est gentils, on ne mord pas, ils peuvent venir faire un essai. On n’a qu'une hâte, c'est de commencer à parler de notre troisième album, d'envoyer des extraits, parce que c'est un truc vraiment spécial, qui nous tient à cœur et sur lequel on est depuis un petit moment... Dans la lignée de ce qu'on fait, mais y'a quand même un twist. Quelque chose de nouveau. J'espère que ça va plaire à ceux qui ont kiffé les précédents.

Merci à vous d'avoir pris le temps de répondre à mes questions, je vous souhaite une très bonne continuation pour la suite de PARALLEL MINDS et de trouver un bassiste !

G et S : merci, très bonne soirée à toi !

Le site: https://www.facebook.com/parallelmindsofficial +
https://soundcloud.com/parallelmindsofficial

Romain Tortevoix

 

 
 
 
 

Copyright © 2011
All Rights Reserved · Essgraphics