T H U N D E R
Interview réalisée par M. Bout, au Showroom Gibson à Paris, le 05 avril 2022
A l'occasion de la sortie du nouvel album Dopamine le 29 avril, M. Bout a rencontré Luke Morley (guitare) et Danny Bowes (chant) du goupe THUNDER
U : Bonjour les gars, je suis Mr. Bout de l’émission radio et website Ultrarock. Merci pour vos réponses cool à mes questions stupides et prière d'excuser mon mauvais accent !
LM : Rire
DB : oh ton accent anglais est tellement meilleur que mon français…
LM : exactement !
U : première question, s'il vous plaît : avec plus de trente ans de carrière, vous êtes maintenant des légendes du rock. Est-ce que vous ressentez cela comme de l'amour ? (ndlr : humour - « Does It Feel Like Love ? » est le titre d'une des chansons du deuxième album de Thunder, Laughing On Judgement Day)
LM gros rire franc et massif de connivence
DB : C’est ressenti comme un lourd poids de responsabilités…
LM : je ne crois pas que nous pensions à nous-mêmes comme à des légendes… Nos femmes, en tout cas, ne nous donnent définitivement pas du « légende » ! Tu sais… une chose étrange est survenue il y a environ cinq ans : certaines personnes ont commencé à nous qualifier de « légendes du rock »…
DB : Je crois que c’est pour dire « vieux » ! (Rire commun)
U : Pouvez-vous me parler de vos principales influences musicales ?
LM : OK, à cause de la ville dans laquelle nous avons grandi, parce que nous étions adolescents dans les années 70 en Grande Bretagne, nous avons tous grandi avec les Beatles. Les Beatles sont dans l'ADN de tous ceux qui ont grandi dans les années 60. Nous sommes très chanceux d’avoir grandi dans les années 70 avec des groupes comme Led Zeppelin, les Who, Free, Thin Lizzy, les Rolling Stones. Tous ces groupes ont eu une influence massive sur qui nous sommes. Et puis toute cette grande musique pop : Sweet, Slade. Et cette grande musique soul aussi : Stevie Wonder, Diana Ross. Toutes ces choses, peut-être, contribuent à ce qu’est Thunder.
DB : on les a tous achetés, tous ces albums tu sais, on a dansé tout autour de la pièce en les écoutant, on est allé voir tous ces groupes jouer… c'était inévitable que ça allait être là, dans notre musique.
U : Je vous ai posé cette question pour les jeunes auditeurs… En fait, vous avez les mêmes influences que moi !
LM : Ouais ! Ce qui est intéressant c'est qu'il y a maintenant une génération entière de gens qui commencent à regarder en arrière et en viennent à s'intéresser aux groupes qui ont influencé les groupes qu'ils aiment. Et tout le monde aboutit au même endroit ! C'est parce que la vraie bonne musique est sans âge que les gens la découvrent et qu'elle continue à bien sonner.
U : Qu'est ce qui fait le son de Thunder, selon vous ? (ndlr : Delicate Sound Of Thunder - humour progressif)
DB : C'est assez dur à définir. Je pense que c'est juste le bruit que nous faisons quand nous sommes tous les cinq dans une pièce. C'est juste comme ça que nous sonnons. Nous essayons d'être sûrs que les disques représentent la façon dont nous sonnons lorsque nous jouons. Nous voulons que les disques soient comme ça. Nous ne voulons pas que les gens soient déçus lorsqu'ils nous voient jouer le disque, jouer le son du disque. Il faut que ça soit représentatif. C'est ce que nous faisons. C'est comme ça que nous sonnons: vous obtenez ce que nous sonnons quand nous nous branchons et jouons ("plug'n'play").
LM : je suppose que les choses dominantes quand tu écoutes un disque de Thunder, c'est d'abord la voix de Danny que les gens retiennent, ce qui est une connexion humaine. Et puis ma façon de jouer de la guitare et le jeu de batterie d'Harry (James - ndlr). Si vous retirez n'importe lequel de ces trois aspects, ça ne pourrait plus sonner comme Thunder.
DB : Personne ne s'intéresse réellement aux deux autres aspects…
LM rire gras
DB : Pas nous…
U : C'est peut être idiot… à l'écoute du nouvel album, j'ai ressenti une façon organique de sonner, particulièrement ta voix.
LM : Je pense que c'est une chose intéressante que nous faisons… le studio… les deux principaux studios pour le dernier album (certains éléments ont été enregistrés dans mon home studio, particulièrement certaines voix). Parce que nous avons principalement enregistré aux Rockfield Studios, qui sont les plus anciens studios résidentiels (au Pays de Galles, ndlr). Ils ont commencé dans les années 60 et ils n'ont probablement rien fait évoluer depuis les années 70 donc c'est très "vieux jeu" mais ça fonctionne et tout est très analogique. Parfois tu dois taper dessus avec un marteau pour faire fonctionner mais c'est un endroit cool et l'atmosphère est bonne et tout l'environnement d'enregistrement formaient comme un endroit d'avant. Donc nous avons sonné très naturels, ça a fonctionné pour nous.
DB : Je pense que quand certaines personnes vont en studio, elles voient l'endroit presque comme un terrain de jeu, un endroit où on peut "faire" des choses. Nous utilisons le studio comme un endroit où nous posons les choses : juste tu joues et tu t'assures que ça te représente correctement, quand d'autres gens le voient beaucoup plus comme un laboratoire scientifique. Ça n'est pas comme ça pour nous. Pour nous, c'est un processus assez simple : nous essayons juste d'être sûrs que…
LM : …c'est une photo naturelle.
DB : …ça sonne comme nous.
U : Qu'en est-il du processus d'écriture pour les albums de Thunder ? Quelle est la distribution des rôles ? Est-ce Luke la tête pensante et Dany le chanteur-interprète? Comment définissez-vous votre relation musicale ?
DB : Oui. Luke écrit les chansons et je partage les chansons.
LM : Beaucoup d'évolution pour Thunder parce que ça fait longtemps… nos rôles si tu veux ont évolué au fil des ans. Dany est l'homme qui s'occupe du business et manage le groupe. C'est une vraie bonne chose car ça signifie que tout ce que nous faisons est contrôlé par nous. C'est très important. Et quand nous sommes engagés avec un label, comme BMG en ce moment, ils comprennent cette relation. Nous allons à eux avec ce que nous avons fait et c'est très bien. Mais à l'intérieur du groupe c'est le rôle de tout le monde. Chris, notre bassiste est un très très bon ingénieur du son et il a mixé quelques pistes sur l'album et il fait de la vidéo. Les deux autres…
DB : Ben est très bon à rester à la maison regarder la télévision (rires gras). Et Harry est très bon en sommeil.
LM : Dormir et regarder le football !
DB : Si le sommeil était un sport olympique, Harry serait le Hussein Bolt du sommeil ! C'est un très bon batteur. Mais il a besoin d'énergie, voilà pourquoi il a besoin de beaucoup dormir.
U : Parlons des performances live. Thunder est un grand groupe de scène. Je vous ai découverts sur scène en novembre 1992 à Paris, ouvrant pour Extreme. Vous avez tué le show en 4 ou 5 minutes ! J'étais venu pour Extreme et ensuite j'ai couru acheter vos disques le lendemain du concert ! Qu'attendez-vous d'une performance live, aujourd'hui ?
LM : La même chose, vraiment. Je pense que depuis que nous avons commencé Thunder, nous avons toujours voulu que ce soit aussi bon que les groupes que nous avons vus quand nous étions enfants. Je veux dire la première fois que nous sommes allés voir Van Halen (musicalement rien de semblable avec Thunder mais) c'était intéressant parce que c'était clairement différent… C'est très facile, tu regardes tous ces groupes de hair metal des années 80 : ils essayaient tous de ressembler à Van Halen. Mais quand je suis arrivé, j'ai voulu un bol d'air frais et parce que j'avais le sens de l'humour, je ne les ai pas pris trop au sérieux. Les groupes américains de nos jours se prennent tous trop au sérieux ! Il y a eu de grandes influences, je veux dire… les Who : nous avons tous vu les Who quand nous étions enfants, ils étaient si excitants… ce sens du chaos. Ils faisaient les disques et venaient sur scène "comment allons-nous pouvoir rendre le disque encore meilleur, encore plus excitant sur scène ?". Et je pense que, probablement, les concerts de Bruce Springsteen ont été une grande influence, nous sommes allés le voir en 1985, sur le Born in the USA tour. Nous étions dans un groupe qui était sur le même label donc nous avons eu des tickets gratuits. Nous n'étions pas particulièrement fans mais nous sommes allés au concert au stade de Wembley et, depuis le moment où il est monté avec une guitare acoustique, le show a duré trois heures et n'était pas ennuyeux du tout. Il était excitant : il contrôlait l'auditoire, le faisant monter et descendre, lui parlant comme s'il parlait à un ami dans un pub… C'était un spectacle fascinant ! Et tous les deux nous sommes mis à penser : c'est ça que doit être un spectacle de rock. Ça doit être excitant comme ça, nous devrions avoir une dynamique sonore aussi forte (parce que c'était pu…. de fort ! )
DB : Et le public a besoin d'être inclus.
LM : Nous avons toujours essayé de faire cela. C'est intéressant ce que tu dis du concert avec Extreme. Pour nous, un spectacle en première partie, nous avons toujours pris plaisir à le faire parce que, quand tu as juste 45 minutes à jouer à pleine énergie tes morceaux les plus populaires... Bang, bang, bang, comme un puncher…
DB : Et eux dans les cordes !
LM : Ouais. Et tout le monde gagne ! Et parfois, pour le groupe qui vient en second, c'est dur de suivre ce niveau d'énergie et d'intensité.
DB : Nous avons fait des spectacles avec Journey et Whitesnake, il y a quelques années, et le manager de production de Journey est venu s'asseoir avant nos balances : "vous n'allez probablement pas pouvoir faire de balance aujourd'hui" (parce que nous ouvrions). Et j'ai dit "c'est pas grave". Et lui : "êtes-vous contrariés de ne pas avoir de balance?" et j'ai dit "ça ne fait rien, ça ne changera pas ce qu'on fait !" Et il a demandé pourquoi ? J'ai dit « parce que nous allons le faire, que nous l'entendions ou pas, nous allons juste faire ce que nous faisons. Et au moment où nous serons descendus de scène, nous aurons le public avec nous. C'est ça que nous faisons. Nous n'avons pas besoin de l'entendre. Nous avons juste besoin de le faire ». Alors il a dit "oh… ok" et il a semblé un peu étonné, il n'était pas sûr de ce que j'avais dit. Quand nous avons eu donné le spectacle, nous sommes descendus et il était en bas de la scène et a dit : "je vois ce que vous vouliez dire"! Pour nous, c'est très simple : c'est en avant, les botter à mort et descendre ! (rires)
U : A propos de l'évolution de Thunder. Les débuts du groupe étaient à la fin des années 80…
LM : 1990, le premier album.
U : Oui, Backstreet Symphony. Laughing At Judgement Day, que j'ai acheté juste après le spectacle en 1992 ! Behind Closed Doors, 1995, qui est l'un de mes disques de hard rock préférés…
DB : Oh, vraiment? Merci!
U : Depuis ces albums jusqu'à All The Right Noises l'année dernière (pour moi peut être le meilleur)...
LM : Oh, c'est OK ! Nous sommes très satisfaits de cet album, plein de bonnes choses à propos de cet album, il est vraiment énergétique ! Un album du genre simple dont nous sommes très satisfaits.
DB : On s'en fiche lequel tu aimes le plus… du moment que tu en aimes un ! (rires)
U : All The Right Noises m'a semblé mature, un album de "golden classic rock". Et maintenant, Dopamine… Sentez-vous une évolution dans le style de Thunder ou dans le processus d'écriture pour ce nouvel album ?
LM : Je crois que ce que le nouvel album a, parce que c'est un double, l'opportunité, peut-être, d'aller dans quelques différentes directions musicales. Ça nous a permis de faire ça. C'est intéressant parce que ça n'était pas parti pour être un double album, ce devait être un album. Nous avons senti que nous avions enregistré vingt chansons et nous avons senti que seize d'entre elles devaient être entendues et c'est pourquoi c'est devenu un double album. All The Right Noises est très direct, Dopamine va dans plusieurs directions. Trois minutes de saxophone solo, intéressant… Et les chansons avec cordes et violons, il y a peut-être musicalement une grande variété de styles. Donc pour nous, en soi, c'est une évolution, utiliser des sons et textures que nous n'avions pas utilisés par le passé, je pense que c'est probablement parce qu'à présent… c'est juste qu'on s'en fout ! (rires)... dans le bon sens ! Nous avons à être qui nous sommes. Et nous avons à faire des disques avec lesquels nous sentir bien. Et à mesure de notre carrière, durant ces trente ans, je pense que nous sommes vernis : nous avons une large "fan base" qui est venue trouver les disques. Ils savent, heureusement, que ça va être des choses de qualité, donc si ça va dans telle ou telle direction, c'est quelque chose de cool… Donc nous pouvons penser que nous pouvons emmener notre public avec nous, quelquefois.
DB : Beaucoup de groupe ne peuvent pas faire cela !
LM : Beaucoup de groupes viennent faire le même disque.
DB : Ils doivent faire le même disque parce que leur public ne tolérerait pas qu'ils aillent dans différentes directions ou qu'ils usent de liberté créative. Mais pour nous, parce que nous l'avons toujours fait, nous avons toujours poussé les limites, je pense que notre public nous fait confiance pour offrir un bon enregistrement, même si ce n'est pas le même que le dernier. Nous aimons cela parce que ça nous maintient engagés.
U. : Quel est le concept derrière Dopamine ? Les addicts du monde moderne ? La psychologie ?
LM : Ok. Le titre de l'album n'a pas réellement grand-chose à voir avec l'album lui-même. La seule chose qu'il ait en commun est, je suppose, que beaucoup de chansons sur l'album sont à propos de trucs qui sont arrivés les deux dernières années, avec ce COVID, tu sais, supprimer ses habitudes, les choses qu'on faisait, les gens qu'on aime. Il y a beaucoup de ça qui court dans le contenu des paroles de l'album. Le titre de l'album est venu du fait que beaucoup de chansons étaient à propos de "que se passe-t-il dans le monde ?", « A quel autre endroit cela se passe-t-il dans le monde ? », « Que pouvons-nous visualiser comme idée qui puisse faire une bonne illustration de couverture et un concept de pochette intéressant ? ». Et, évidemment, comme des vieux dans le monde moderne, vous allez à un concert et vous voyez les gens regarder un groupe et le groupe est là mais ils le regardent à travers l’écran de leur téléphone, ce qui est merdique et bizarre ! Les gens sont en train de développer cette étrangeté de chose-de-bras, avec leur bras ressemblant à ça de manière permanente (posture de perche à selfie, ndlr)... Mais ça peut évoluer vers cette chose-là, parce que toute cette connerie envahit le monde, tout le monde se focalise là-dessus ! Voilà, c'était ça le concept derrière le livret. Ces deux filles dans l'air de la nuit, tellement à… comme à s'effondrer en elles-mêmes, dans leur propre image, dans ce à quoi elles ressemblent. Elles ne savent pas que ça vient des… toilettes juste là. Et je suppose que c'est ce que leur bras… Le titre Dopamine dit cela : tout le monde à présent expérimente tout en prenant cette auto validation au-travers de cette petite chose. Ce qui est malsain.
DB : Et certaines de ces choses sont dans le disque, là dans les chansons. Parce que beaucoup de gens, ou le monde entier, pour la plus grande part des deux dernières années, s'est retiré loin de la vie sociale, vers une sorte de "vie sociale médiatique", vivant par procuration au travers de leurs téléphones, au-travers d'Internet, au-travers des réseaux sociaux. Donc la chose, s'il est une chose, reflète ce qui se passe dans la société des deux dernières années, je pense que c'est là, dans les chansons.
U : Beaucoup à propos de l'obsession de soi-même, de la satisfaction immédiate ?
LM : Oui, absolument, et c'est la chose que relate l'album. Presque de l'auto-analyse.
U : question stupide… avez-vous…
LM : C'est OK, nous sommes de stupides personnes, c'est une bonne question ! (rires)
U. Ok avez-vous une chanson préférée sur ce nouvel album ?
LM : Ça change chaque jour, je veux dire… Aujourd'hui j'aime, euh… probablement Big Pink Supermoon, aujourd'hui.
DB : Ma chanson favorite, aujourd'hui est Unraveling, qui est la calme. C'est très tranquille, une chanson très accomplie, pour moi très bien équilibrée. Autant la mélodie que l'instrumentation, la sensation de la chanson, vont bien ensemble dans une sorte de cercle… J'aime cette chanson particulière, elle est très dure à chanter : je n'ai pas trouvé très facile de chanter calmement, je trouve cela plus dur de chanter des chansons calmes parce que je crie outrancièrement, comme je disais plus tôt. Donc chanter calmement…
LM : Quand tu devras crier, je sais ce que tu vas faire ! (rires)
DB : Non, exactement : tu ne peux pas crier calmement… Tu vois, ça ne fonctionne pas. Donc chanter calmement est plus dur et lorsque tu le fais, aussi bien tu te sens comme un pingouin.
U : Le son de ta voix sur cette chanson est très spécial, très -oui- calme et… caressant.
DB : Oui, oui, je l'ai eu comme ça.
LM : C'est retenu.
DB : Tu dois chanter d'une façon très différente et je ne trouve pas cela si simple à faire donc de l'avoir fait -et je l'ai réécoutée- je la ressens comme une grande réussite.
LM : Je pense que c'est vrai, tout au long de cette chanson, toute l'instrumentation, la batterie en particulier, est très retenue. Harry a trouvé ça si dur de jouer calmement !
DB : …parce qu'il aurait pu s'endormir… (gros rire collectif)
U : Un sommeil retenu ! C'est très difficile…
LM : Et c'est inhabituel pour une chanson de Thunder de ne pas avoir un genre de grand point culminant. La façon de jouer est assez contenue, c'est doux. Tu as dit le mot "caressant", donc oui, et c'est inhabituel, nous n'avons rien fait de semblable à ça auparavant.
U : Pour terminer, me feriez-vous une ou deux faveurs ?
LM : Bien sûr !
S'en suit la signature par Luke et Dany de la sangle de guitare de votre serviteur. Puis, malheureusement, un vent : le refus par Dany de pousser la chansonnette a capela pour me fredonner la bluette I'll Be The One (extraite de l'album All The Right Noises) qui fait pourtant craquer ma Chérie et avec l'enregistrement de laquelle je comptais conclure le soir même… Luke prétexte que c'est "difficile sans piano parce que c'est un piano/voix, une autre fois, pas aujourd'hui". Dany esquive comme un gros faux : "c'était adorable mais, tu sais, je dois y aller à présent", réclamant même qu'on appelle la police en raison de ma folie… (Ultrarock remercie d'ailleurs chaleureusement Olivier Garnier d'avoir attendu que la tension, alors à son comble, retombe, sans pour autant envoyer les Gnafron !). Le Jean-Claude Dusse qui sommeille en moi (Harry James, sors de ce corps !) est donc rentré "broucouille" (comme un Inconnu donc) et se l'est "mise sur l'oreille" (dans laquelle il a écouté… Dopamine, bien entendu !).
M. Bout

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