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l   i   v   e       r   e   p   o   r   t   s
 


 
KAVE FEST
le 6 juillet, Chatou (78)

Pour la quatrième édition de ce festival intimiste, caché dans un jardin yvelinois, les organisateurs n’y sont pas allés de main morte sur la programmation ! Les affiches précédentes étaient déjà pas mal (et c’est peu dire) et se sont soldées en un premier sold out en 2018. Le jardin de Mr et Mme Hadriche est encore bien rempli cette année, à tel point qu’il s’est vu refusé des festivaliers à l’entrée, quelques heures à peine après l’ouverture des portes. Pour vous dire à quel point cet évènement prend de l’ampleur au fil des années.

Jetons donc un œil sur cette nouvelle édition prometteuse, avec huit groupes survoltés, prêts à se jeter dans la fosse pour animer l’évènement et le rendre inoubliable ! En arpentant le jardin, déjà bien rempli, pour me rapprocher de la scène, je reconnais de vue de nombreux afficionados des éditions précédentes, voire des habitués de la Kave Jam et de nouvelles têtes, ce qui fait bien plaisir.


FUNNY UGLY CUTE KARMA ---

En marchant dans la rue attenante au festival, nous sentons déjà les vibrations sonores de la Kave, ce qui promet une « Garden Party » monumentale. A peine arrivés sur le site, nous sommes déjà ambiancés avec le chant dynamique de « Chaos Heidi », qui porte ses musiciens dans un mélange de sonorités Rock/Metal, alternant des chants clairs et criés, qui donnent déjà envie de se déboiter quelques vertèbres. Le show global sonne vraiment bien, les parties groovy boostées par Nacim, le bassiste de session, donnent d’autant plus d’ampleur aux compoisitons présentes sur la setlist. Les franciliens de F.U.C.K. envoient de bonnes ondes dès l’ouverture du festival, et ce n’est que le début.





SERENIUS ---


Le quatuor au costume vert fluo débarque sur la scène en envoyant, dès les premiers riffs, du gros Death Mélodique. C’est propre et carré, les gars sont chauffés à bloc, voire un peu trop, puisqu’on perd le batteur dès les premiers coups de baguettes. Un petit coup de chaud et c’est reparti comme en 40, comme dirait l’autre. Sans épiloguer sur le sujet, j’ai trouvé que, malgré ce petit incident impromptu, le groupe et les organisateurs attentifs sont restés très professionnels tout au long du set. Cela n’a absolument pas empêché le bon déroulement de la prestation qui était forte de dynamisme, équilibrée par le chant puissant de Larry, entre deux riffs de guitare.





FULL THROTTLE BABY ---

Dans un autre registre, et non des moindres, le combo parisien met une ambiance folle comme à son habitude. Julien, le frontman rebelle, descend de scène plusieurs fois pour animer le jardin de pogos et de circle pits. Les guitaristes et le bassiste suivent son câble de micro et arrivent eux aussi dans la « fosse » comme pour annoncer un concert d’enfer. Qu'on se rassure c'est bel et bien le cas ! Ça saute et ça court dans tous les sens. La machine à Rock'n'Roll est lancée et ne s'arrêtera qu'à la fin de ce set explosif. Une preuve d'endurance et de maîtrise des riffs, démontrée une fois de plus par les rockeurs énervés de FTB.






CHILD OF WASTE ---

Si les trois premiers groupes étaient plus « soft » à mon sens, les « Coreux » nous offrent une prestation plus sombre, en mettant bien en avant les vocalises grindeuses d’Omer. Pour ma part, c’est nettement moins mon style de prédilection mais je dois admettre que le combo assure vraiment bien, tant la partie vocale qu’instrumentale. Je ne serai sans doute pas la seule à être impressionnée de la prestation de Charlotte, officiant en tant que guitariste, qui a envoyé des kilos de riffs puissants durant tout le set. Mes cervicales replacées, je profite d’un petit bosquet ombragé pour écrire quelques notes et découvrir la suite des évènements.





MOLYBARON ---

C’est au tour de la formation franco-irlandaise de faire son apparition. Bon, c’est plus français qu’irlandais, on est d’accord, mais l’accent appuyé de Gary donne toute de suite une petite touche dublinoise aux compositions. Souvent aperçus sur de nombreuses affiches parisiennes, le groupe débarque à la Garden Party de l’enfer pour nous en mettre plein les mirettes. D'habitude ravie et à la limite de l'hystérie quand je les vois sur scène, il faut le dire, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas au top de la forme aujourd’hui. Peut-être un trop plein de chaleur, cumulée à de la fatigue, allez donc savoir. C’est une impression vite effacée, par le biais d’un show de qualité. Influencé par de nombreux styles tels que Hard Rock ou Metal, les parties progressives proposées par le groupe créent des variations intéressantes dans les compos, plus ou moins entrainantes mais toujours aussi pertinentes.






VOLKER ---

La jolie Jen Nyx, possédée par son chant crié, envoie valdinguer toutes ses vocalises de l'autre côté du jardin, pour le plus grand plaisir de ses fans. On notera une invitée spéciale qui l'accompagne le temps d'un morceau, qui n’est autre que la chanteuse de LYNN. Je n'ai pas retenu le nom du morceau mais ça envoie vraiment bien ! Tant sur scène que dans la fosse, tout le monde est survolté et ça bouge dans tous les sens, avec passion et détermination.
Volker termine sa prestation par une chouette reprise de « Dragula », célèbre morceau de Rob Zombie et il n’en fallait pas moins pour nous séduire, une fois de plus.





DEAD BONES BUNNY ---

La petite troupe d’artistes survoltée envahit le dancefloor avec son Rockabilly Metal. Tim et Gab, respectivement chanteur et contrebassiste, n'hésitent pas à aller vers leur public affamé, en faisant une descente dans le jardin, non pas pour planter des carottes, mais plutôt pour proposer un circle-pit le temps d'un morceau. C’est énorme. Ça ne s’arrête plus de tourner autour des deux musiciens, jusqu’à ce que le guitariste les rejoigne un peu plus tard. En fait, quand la bande à Bunny présente un show, c'est rarement à moitié. Même la charismatique Bunny se rebelle par moment et slame à travers cette foule déjà bien compacte depuis quelques sets. Les choristes, Fafa et Cherry, sont à fond dans le show et transmettent de la bonne humeur tout au long du set, entre sourires et échanges de regards complices avec les autres musiciens, il n’en faut pas plus pour être bien. L’excellent batteur, Bunny Nours, donne le rythme sans fausse note, jusqu’à la fin. (Soit dit en passant, si moi-même j’étais un instrument de musique, je n’aimerais définitivement pas être une batterie !).






BUKOWSKI ---

Pour clôturer la journée BBQ Metal, que demander de mieux que du gros son ? Encore ?! me direz-vous, et vous auriez raison. Deuxième passage sur scène pour Timon, qui sera une nouvelle fois derrière les futs, Julien Dottel, qui sera à nouveau au chant et également à la basse, accompagné de son frère Mathieu. Le duo fondateur de ce groupe « qu’on ne présente plus », dixit quelques voix fanatiques présentes dans le public, propose un set musclé et riche en énergie. Le combo, très communicatif, envoie son Rock énervé et explosif pendant plus d’une heure, illustré de pogos en tous genres. C’est plus calme côté régie et c’est donc là que je me cale pour profiter du spectacle.





Pour résumer en deux lignes cette journée exceptionnelle, j’ai relevé deux points que je pense importants à notifier :

Les points positifs : une meilleure organisation au niveau du bar et BBQ, un meilleur équipement technique et du fait une meilleure sonorisation que les éditions précédentes. Les bières locales « spéciales Kave Fest » sont vraiment très bonnes, même si je ne les ai pas toutes testées, par manque de temps. Mais ça c’est parce que je ne m’organise pas bien aussi !

Les points négatifs : le jardin devient à mon sens trop petit pour accueillir autant de monde et les zones d’ombre, à l’abri du soleil, se remplissent bien trop vite. Il est vrai qu’attendre plus de dix minutes un verre d’eau au bar pourrait paraître scandaleux dans cette condition météorologique caniculaire, mais j’ai bien constaté que les bénévoles faisaient ce qu’ils pouvaient pour satisfaire le plus grand nombre de festivaliers, en un temps minimum, ce qui est digne d’un exploit. Finalement c’est presque un point positif ;)

Un grand merci à Sélim Hadriche, sa famille, Xavier, Charles et tous les autres qui forment cette équipe de bénévoles surmotivés. Merci beaucoup pour cette folle journée ! Rendez-vous l’année prochaine !

En savoir plus sur La Kave : https://www.facebook.com/LaKaveAsso/

Doro'

 

   

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