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l   i   v   e       r   e   p   o   r   t   s
 



Set List :

The Call of the Wild
Halo
Standing in the Sun
Ghost
Back From Cali
My Antidote
Serve You Right
Boulevard of Broken Hearts
Shadow Life
We're All Gonna Die
Doctor Alibi
Lost Inside the Girl
Wicked Stone (with extended guitar solo)
Mind Your Manners
Driving Rain
By the Sword
Nightrain (Guns N’ Roses cover)
Starlight
You're a Lie
World on Fire
(with band introductions and extended solos)

Rappels :

Avalon
Anastasia


 
SLASH featuring MYLES KENNEDY And The Conspirators
Le Zénith, Paris
le 22 février 2019

Après deux dates en 2012 et en 2014 pour supporter les sorties des deux premiers albums de sa carrière solo en compagnie de Miles Kennedy, le guitariste ne déroge pas à la règle en supportant la sortie de son dernier né : Living The Dream.

Passons sur la première partie soporifique Altitudes And Attitude le duo formé par le bassiste de Megadeth Dave Ellefson et celui d’Anthrax Franck Bello. Ils pratiquent pourtant un hard rock qui colle à celui de Slash, mais les mélodies sont plates (ça reste des Thrashers…), voire pas du tout accrocheuses et tout finit par se ressembler. Le seul intérêt de la prestation fut la reprise de Kiss en fin de set. Le public est assez calme durant le show, on pourrait en conclure une certaine indifférence.

Slash entre en scène avec le tout premier titre de son nouvel album The Call Of The Wild. C’est souvent ainsi qu’on démarre un live, rien de plus classique. Mais il aura fallu bien réviser l’écoute de Living The Dream car pas moins de sept titres de cet album figureront sur la setlist ce soir. Heureusement que l’album est une vraie réussite ! Pour le reste des titres quelques bonnes surprises comme By The Sword ou encore Starlight deux titres issus de l’album Slash n’ Friends (sans doute l’album du grand retour du guitariste en solo après la parenthèse Velvet Revolver) qui ne sont pas joués très souvent en live par leur compositeur. Deux titres sont chantés par le bassiste Todd Kerns dont Doctor Alibi qui sera dédié à son chanteur original dans sa version studio Lemmy. Enfin un dernier fait notable par rapport à d’habitude, une seule reprise des Guns n’Roses Nightrain. C’est peut-être dû à la reformation de ce dernier, Slash n’éprouve plus le besoin de rejouer ses vieux titres vu qu’ils les proposent avec le groupe original. Ou c’est le signe que la carrière solo du guitariste peut maintenant s’affranchir de sa carrière avec les Guns tant sa popularité est forte.

Coté scène, le décor est assez simple, une énorme affiche du dernier album en backdrop, quelques amplis et les musiciens. Rock n roll sans fioriture qu’on retrouve également du côté des lights qui ne proposent rien d’extraordinaire. Slash ne fait pas dans la démesure. Là encore, c’est sans doute un besoin de s’en affranchir par rapport au faste des scènes avec les Guns. Le charisme du boss est toujours opérant, il n’a pas besoin d’en faire des tonnes et nous l’avons trouvé particulièrement en forme ce soir. Bien plus qu’en 2014 où le show nous avait laissé un arrière-goût de trop peu. Il fait son Slash comme d’habitude, mais ce soir son jeu est à son apogée. Quasiment aucun pain à déplorer ! ce qui n’était pas forcément le cas lors du concert des Guns au Download festival. Le son est excellent, à tel point qu’on peut presque se passer de bouchons de protection (attention, il faut quand même les remettre de temps en temps pour reposer l’audition). On saluera l’homogénéité du mixage qui ne place pas Slash devant tous les autres en dehors des moments de solos. On a tellement de souvenirs de concerts de Malmsteen qui couvrait littéralement son chanteur qu’on aurait pu retrouver ce travers ici. Il faut dire que Miles Kenedy n’est pas un chanteur aisé à couvrir. C’est sans doute une des meilleures voix actuellement dans le rock et le metal et il le démontre encore ce soir en livrant un concert parfait.

En 2014 Slash nous avait livré un solo de presque vingt-cinq minutes avec de longs moments de flottement pas toujours totalement maitrisés. La version 2019 sera nettement plus efficace. Quinze minutes d’enchaînement de notes rapide avec quelques respirations pour le plus grand bonheur des fans de ce type d’exercice. Pour notre part, c’est encore trop long (mais à la limite ça permet de faire une pause pipi), on préfèrerait avoir deux ou trois titres supplémentaires à la place de cette démonstration.

Le concert se termine sur l’indétrônable Anastasia qui mettra tout le monde debout. Au final, le groupe aura joué plus de deux heures et aura livré très certainement le meilleur show de Slash depuis le début de sa carrière solo.

V.

 


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